Éléonore Desmier d'Olbreuse

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Éléonore d'Olbreuse

Éléonore Marie Desmier d'Olbreuse est née le au château d'Olbreuse (aujourd'hui sur la commune d'Usseau, Deux-Sèvres) et morte le à Celle. Elle est dame de Harburg, puis comtesse de Wilhelmsburg et épouse de Georges-Guillaume de Brunswick-Lunebourg (1624-1705).

Biographie[modifier | modifier le code]

De famille protestante originaire du Poitou, elle est la fille d'Alexandre II Desmier, seigneur d'Olbreuse (1608-1660) et de Jacquette Poussard de Vandré.

Elle est demoiselle d'honneur de la duchesse de La Trémoille, Marie de La Tour d'Auvergne. C'est à cette époque, alors qu'elle passe tous les hivers à La Haye dans la maison du prince de Tarente, qu'elle rencontre Georges-Guillaume de Brunswick-Lunebourg, duc de Celle. Devenue ensuite préceptrice en Allemagne, elle sait séduire par son charme celui-ci et devient sa maîtresse. En 1665, elle épouse morganatiquement et secrètement celui qui règne comme Duc de Brunswick-Lunebourg sur les principautés de Calenberg de 1648 à 1665 et de Lunebourg-Celle de 1665 à 1705.

Une fille naît de cette union :

Cette fille sera légitimée en 1674 par l'empereur Léopold Ier, puis définitivement par le mariage, officiel cette fois, de ses parents le 12 avril 1676, qui fera d'Éléonore Desmier une duchesse souveraine.

La grand-mère de l'Europe[modifier | modifier le code]

Éléonore Desmier d'Olbreuse est appelée la grand-mère de l'Europe[1]. En effet, par les deux enfants de sa fille Sophie-Dorothée, le roi d'Angleterre George II et Sophie-Dorothée de Hanovre, femme du roi de Prusse Frédéric-Guillaume Ier, elle est l'ancêtre de presque toutes les familles princières de l'Europe actuelle. Des liens plus inattendus ont été constatés[2] : ainsi, par son ancêtre Philippe de Barbezières, Éléonore Desmier d'Olbreuse est un maillon d'une parenté entre la reine Élisabeth II du Royaume-Uni et le président de la République française François Mitterrand, qui sont de cette façon des cousins très éloignés[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Luise Marelle, Éléonore d'Olbreuse, die Grossmutter Europas, Hambourg, 1936 ; Pierre-Henri Mitard, « Éléonore Desmier d'Olbreuse, "la grand-mère de l'Europe" (1639-1722) », Bulletin de la Société scientifique et historique des Deux-Sèvres, t. XXIII, 1, 1990.
  2. Jean-Louis Beaucarnot, Parenté entre Mitterrand et la reine d’Angleterre ; Éléonore Desmier d'Olbreuse, grand-mère de l'Europe.
  3. Base roglo.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sagas, Les Hanovre de Philippe Delorme.
  • Mémoire. Le Mémoire de 1661, Hugues Imbert (éd.), in Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, t.21, 1867.
  • Charles Prosper Maurice Horric de Beaucaire, Une mésalliance dans la maison de Brunswick (1665-1725). Éléonore Desmier d'Olbreuse, duchesse de Zell, Paris, 1884.
  • P. Beauchet-Filleau, Une Poitevine illustre. Éléonore Desmier d'Olbreuse et sa descendance royale (la reine d'Angleterre, l'empereur d'Allemagne, le tzar, le duc d'Orléans), Bibliothèque du "Pays poitevin", 1900.
  • (de) Luise Marelle, Éléonore d'Olbreuse, die Grossmutter Europas, Hambourg, 1936.
  • Pierre-Henri Mitard, « Éléonore Desmier d'Olbreuse, "la grand-mère de l'Europe" (1639-1722) », Bulletin de la Société scientifique et historique des Deux-Sèvres, 2e série, t. XXIII, 1, 1990, p. 36-39.