Élève officier de réserve

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Un élève officier de réserve (EOR) est un futur officier (initialement du grade d’aspirant) dans l’Armée française.


Devenir officier de réserve lors de la conscription, avant 1997[modifier | modifier le code]

Principes généraux[modifier | modifier le code]

Au temps de la conscription, il était destiné à exercer des responsabilités d'officier subalterne, durant son service national (d'une durée de douze mois, au moment de la professionnalisation des armées), puis à être versé, après ce service national, dans la réserve.

Les trois armées avaient recours aux officiers de réserve, selon des modalités différentes.

Insigne de la PMS Terre.

Deux principales voies étaient ouvertes pour accéder à la formation d'officier et entrer dans le parcours d'élève officier de réserve (EOR), sans compter des accès particuliers sur titre.

La première était celle de la « Préparation militaire supérieure » (PMS). La PMS était ouverte soit, sur titre, aux bacheliers (titre minimum), soit aux titulaires de l'un des brevets de « préparation militaire », avec mention « Très bien » (« Préparation militaire parachutiste », par exemple, ou « Préparation militaire air », ou « Préparation militaire terre », ou « Préparation militaire Marine » ou encore, « Gendarmerie »). La « Préparation militaire supérieure » comportait un tronc commun de six journées, organisé par l'Armée de terre ; puis une prolongation de trois semaines, dans un Centre de formation de l'une des trois armées.

Par exemple, la « Préparation militaire supérieure air », à l'issue d'une phase de tronc commun aux trois armées, se déroulait sur la base aérienne 105 Évreux-Fauville, près de la ville d'Évreux, dans le département de l'Eure.

S'agissant de la « Préparation militaire air », la plupart des base aériennes activaient un « Centre de préparation militaire », par exemple, celui de la base aérienne 279 Châteaudun.

Les titulaires d'un brevet de Préparation militaire, supérieure ou non, bénéficiaient également d'un report d'incorporation (sursis), permettant de choisir et de repousser la date d'affectation sous les drapeaux.

L'autre voie d'accès à la formation d'élève officier de réserve était ouverte directement durant le service national militaire après une sélection préalable, selon deux voies possibles : la première, à la fin d'un processus non spécifique, comme dans l'Armée de l'air et l'Armée de terre, après l'incorporation, où il fallait suivre les quatre semaines de formation militaire élémentaire toutes armes (FETA, dite « école du soldat »), puis se porter volontaire pour une formation d'élèves sous-officiers (« peloton d'élèves gradés », ou PEG) et la réussir avec mention « Très bien », soit avec plus de 16/20 de moyenne aux différentes épreuves, ce qui donnait accès aux pelotons d'EOR ; la seconde, à l'issue d'une préparation dédiée dans l'Armée de terre après avoir satisfait aux tests spéciaux de sélection, lors des "3 jours" (avant l'incorporation), des tests plus poussés pour ceux détectés à l'issue du premier jour, qui étaient autorisés en cas de réussite à se porter volontaires. Dès lors, à l'incorporation, ils intégraient directement un peloton préparatoire (dit PPEOR) au sein d'un régiment, pour 2 mois de formation (correspondant à la FETA et au PEG), à l'issue duquel il était possible aux mieux classés d'être intégrés au peloton EOR d'une École d'arme spécifique de l'Armée de terre (l'Infanterie à Saint-Cyr Coëtquidan ; la Cavalerie à Saumur ; le Train à Tours).

Une troisième voie sur titre était possible administrativement, pour favoriser le recrutement de certains officiers de réserve spécialistes dans des domaines rares. Par exemple, dans l'Armée de l'air, certaines filières de recrutement de pilotes passaient par une formation militaire d'élève officier de réserve (élève-officier du personnel navigant, EOPN). Les appelés diplômés d'une formation médicale (médecins, dentistes, pharmaciens, vétérinaires...) suivaient également une formation différente d'élève officier de réserve.

Insigne du peloton EOR de l'ESM de Saint-Cyr en 1970.

En fonction de son armée d'appartenance (Armée de terre, Marine nationale, Armée de l’air ou Gendarmerie nationale), voire de son arme pour l'Armée de terre, l'élève officier de réserve était donc formé dans différentes écoles militaires. Celles-ci pouvaient être les écoles d'armée (École navale, École de l'air sur la base aérienne 701 Salon-de-Provence, École des officiers de réserve de l'Armée de l'air (EORAA), puis EEOR, puis Escadron de formation des Officiers (EFO, en 1984), situé sur la base aérienne 105 Évreux-Fauville, etc.) ou les écoles d'arme (Bataillon EOR de Saint-Cyr pour l'infanterie motorisée, École d'application de l'infanterie de Montpellier pour l'infanterie mécanisée, écoles du génie, des transmissions, de l'arme blindée - cavalerie, etc.) ; il y suivait une formation de quatre mois, additionnée d'un mois supplémentaire, pour ceux qui avaient souscrit un contrat de volontariat service long (pour servir au-delà de la durée légale).

La formation d'élève officier de réserve comportait donc une formation de base au commandement et une formation de spécialiste. Pour l'Armée de terre, cette spécialité dépendait de l'école d'arme. Pour l'Armée de l'air et pour la Marine nationale, différents stages étaient dispensés : fusilier commando de l'air (commandos parachutistes de l'air), renseignement, contrôle aérien, mécanicien, encadrement, etc.

À l'issue de ces quatre ou cinq mois de formation, un classement final, en fonction de la note obtenue aux épreuves écrites et pratiques, permettait aux élèves-officiers de choisir leur garnison. Les élèves-officiers étaient alors promus au grade d'aspirant, porté pendant huit mois, soit jusqu'au terme du service national militaire de douze mois. Les mieux classés pouvaient espérer être promus au grade de sous-lieutenant durant leur service national. La plupart accédaient automatiquement au grade de lieutenant, après deux années au grade de sous-lieutenant, dans la réserve militaire.

Des formations complémentaires, sanctionnées par des examens, permettaient d'accéder aux grades supérieurs. Tel était le cas, par exemple, pour l'Armée de l'air, l'obtention du diplôme d'études militaires de réserve (DEMR) permettant la promotion au grade de capitaine de réserve, et au-delà, en fonction de l'activité consacrée à la réserve militaire. Pour l'infanterie de l'armée de Terre un stage de franchissement de grade était organisé à Montpellier, sans compter les formations de spécialistes de l'armée de Terre, par exemple pour l'Etat-Major (ORSEM).

Traditions et insignes de grade d'élèves officiers de réserve[modifier | modifier le code]

Dans l'Armée de terre[modifier | modifier le code]

Les élèves-officiers de réserve portaient un insigne simple, appelé "crevette". Il se composait d'un simple galon horizontal, de fil argenté liseré de rouge (tel le galon d'aspirant). Cet insigne est toujours porté au 4e Bataillon de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, où sont formés, outre les officiers de réserve sous contrat d'engagement à servir dans la réserve (ESR), les élèves-officiers sous contrat d'encadrement, spécialistes et pilotes de l'armée de terre, ainsi que les élèves polytechniciens.

Dans l'Armée de l'air[modifier | modifier le code]

Les élèves officiers de réserve de l'Armée de l'air effectuaient donc leur formation, après la phase de sélection décrite ci-dessus, dans l'unité spécialisée : « escadron des élèves officiers de réserve » (EEOR), puis « escadron de formation des officiers » (EFO), abrité par le Groupement école GE 00.306 de la base aérienne 105 Évreux-Fauville. Auparavant, et depuis 1957, le Groupement École et l'École des Elèves Officiers de Réserve opérait jusqu'à la fermeture de celle-ci (1967), sur la base aérienne 720 Caen-Carpiquet, succédant à la base aérienne 702 Avord (jusqu'à la Seconde Guerre mondiale), en passant par celles de Nancy-Ochey et de Cazaux.

En 1994, le Groupement École GE 00.306 est (re)devenu l'École des élèves officiers de l'Armée de l'air 00.306, avec l'appellation "Commandant Max Guedj", en 1995. Cette école a fermé définitivement le .

L'escadron de formation des officiers de réserve de l'Armée de l'air disposait d'un insigne : sur un fond (champ, en héraldique) rouge, un léopard or symbolise la Normandie. Ailé, le léopard signale ainsi son attache à l'arme aérienne. Il tient dans les griffes de sa patte gauche (senestre) une épée également d'or, symbole éminemment guerrier, rappelant aussi le poignard de l'officier de l'Armée de l'air. La devise "Vincunt Evocati" est inscrite en bas de l'insigne.

Insigne des élèves officiers de réserve de l'Armée de l'air.

Cet insigne existait soit sous forme métallique ("pucelle"), portée notamment sur l'uniforme de cérémonie, soit sous forme de "patch", porté sur la manche de la chemise ou sur celle du treillis.

La devise des élèves-officiers de l'Armée de l'air était donc "Vincunt Evocati", citation tirée d'un passage des « Commentaires de la guerre des Gaules » de Jules César, généralement traduit par "Les réserves ont vaincu" (et quelquefois par "Les appelés ont vaincu"). Cet insigne est homologué sous la référence A 516, dans le Répertoire des blasons et insignes de l'Armée de l'air, à la date du 27 juin 1952.

Le chant militaire "Souvenir qui passe", reprend l'air d'un Volklied allemand composé en 1914, intitulé « Die blauen Dragoner » (les dragons bleus), chant de la mouvance des Wandervogel est un de leurs chants de défilé avec "Vincunt Evocati" dont le texte a été spécialement écrit pour les EOR de l'Armée de l'air.

Dès le début de ce stage, les élèves officiers de réserve de Armée de l'air recevaient un insigne de grade, composé de la paire de fourreaux bleu marine, avec l'épervier doré, sur chacun desquels était cousu un fin galon argenté, en forme de lettre "V", liseré de chevrons de couleur rouge. Ces fourreaux étaient portés sur les pattes d'épaule de la chemise ou de la tenue de combat.

Fourreau d'élève officier de réserve de l'Armée de l'air.

L'insigne de la tenue de combat (treillis) était identique : un fin galon argenté, en forme de lettre "V" inversée, liseré de chevrons de couleur rouge. Il était donc porté avec la pointe du "V" vers le haut, sous sa forme de rectangle doté d'un velcro (appelé familièrement "scratch").

Galon de combat d'élève officier de réserve de l'Armée de l'air.

L'insigne de calot (ou bonnet de police) était une barrette de couleur argent, avec une fine barre rouge en son milieu (identique à l'insigne de calot des adjudants de l'Armée de l'air).

Cet insigne de grade spécifique aux élèves officiers de réserve de l'Armée de l'air était porté durant les quatre mois de formation initiale : deux mois à l'escadron de formation des officiers, puis deux mois de stage de spécialisation.

À l'issue de ces quatre mois d'instruction en tant qu'élève-officier, ce dernier accédait au premier grade d'officier de réserve, en étant nommé aspirant.

Dans l'Armée de l'air, le grade d'aspirant des élèves officiers de réserve ayant réussi les épreuves conclusives de leur formation était un fin liseré doré en forme de lettre grecque alpha inversée, avec des chevrons rouges. Le même grade était rappelé sur les fourreaux bleu marine aux éperviers, ainsi que par un insigne de calot doré, traversé par un liseré rouge (identique à l'insigne des calots utilisés par les adjudant-chefs). Il en allait de même pour la casquette de la tenue de cérémonie, dont le galon rappelait l'insigne de calot.

Ce grade d'aspirant, premier grade d'officier pour les officiers de réserve, ne doit pas être confondu avec les autres grades d'aspirant de l'Armée de l'air, notamment en formation à l'École de l'air, qui sont des grades d'élèves-officiers. Il existe un grade d'aspirant pour les élèves-officiers en recrutement direct (École de l'air) et un autre grade, distinct, pour les élèves-officiers de l'École militaire de l'air. Au demeurant, ces aspirants disposent également de grades spécifiques d'élèves-officiers (d'active) différents de ceux des élèves officiers de réserve.

Les élèves officiers de réserve en situation d'activité disposaient d'insignes de grade différents. Notamment, ils pouvaient recevoir un fin liseré doré en forme de "V", comportant des chevrons rouges, directement ajouté à leur insigne de grade de sous-officier (adjudant, adjudant-chef ou major, selon le cas).

Aujourd'hui, les insignes de grade des élèves officiers de réserve de l'Armée de l'air sont encore portés, notamment par certains élèves-officiers stagiaires du cours supérieur de formation des officiers (CSFO), situé à l'École de l'air, sur la base aérienne 701 Salon-de-Provence.

La réserve opérationnelle depuis la suspension de la conscription, en 1997[modifier | modifier le code]

La suspension du service national (Loi du 28 octobre 1997) a également mis fin à toute obligation de réserve. Le 22 octobre 1999, la loi a posé le nouveau cadre d'organisation des réserves. Leur force est évaluée, en 2014, à 30 000 personnes. Créé en 2007, le Conseil supérieur de la réserve militaire[1] (CSRM) en suit les évolutions.

Cadre légal de la réserve opérationnelle[modifier | modifier le code]

La suspension de la conscription a tari l'alimentation de la réserve militaire par la masse que représentait le service national obligatoire.

La réserve opérationnelle vise à substituer à cette réserve de masse une réserve volontaire, sélectionnée et réactive.

La réserve opérationnelle est posée par la loi n°99-894 du 22 octobre 1999, complétée par celle n°2006-449 du 18 avril 2009[2].

Officier ou sous-officier de réserve depuis la fin de la conscription[modifier | modifier le code]

Depuis la réforme des armées et la suspension de la conscription en 1996, le grade d'aspirant est temporairement conféré[3] à ceux qui ont suivi et achevé avec succès une formation initiale d'officier de réserve (FIOR)[4].

Dans l'Armée de terre[modifier | modifier le code]

Profondément réformé en 2014[5], l'accès à la fonction d'officier de réserve est désormais centralisée au niveau des centres d'information et de recrutement des armées qui reçoivent les candidatures. La procédure de recrutement est la même que pour les candidats postulant pour un poste d'officier d'active. Le candidat doit subir une sélection en département d'évaluation et d'information et obtenir l'aptitude officier, puis être retenu à l'issue d'une commission de recrutement. Les candidats peuvent désormais postuler pour deux voies:

  • Officier de réserve voie commandement

La voie commandement est ouverte aux personnes de nationalité française âgés de 18 à 35 ans, titulaires d'un bac +2 et ayant suivi avec succès une PMS. La formation de l'officier de réserve voie commandement se décompose en une période initiale de 21 jours au 4eme bataillon de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, à l'issue de laquelle l'élève officier de réserve est nommé aspirant, puis du stage chef de section PROTERRE de 20 jours. A l'issue de sa formation, le jeune aspirant sera adjoint chef de section dans une unité élémentaire de réserve.

  • Officier de réserve voie état-major

La voie état-major est ouverte aux personnes de nationalité française âgées de 18 à 35 ans et titulaires d'un bac +5. La formation de l'officier de réserve voie état-major se décompose en une période initiale de 14 jours au 4eme bataillon de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, à l'issue de laquelle l'élève officier de réserve est nommé aspirant, puis du stage d'initiation aux techniques d'état major de 14 jours à l'école militaire à Paris. A l'issue de sa formation, le jeune aspirant exercera sa spécialité en état-major opérationnel ou régimentaire. .

L'Association nationale des réserves de l'armée de terre - ANRAT regroupe les réservistes de l'armée de terre au travers des associations nationales de réservistes de chaque arme, service ou spécialité.

Dans l'Armée de l'air[modifier | modifier le code]

Pour l'Armée de l'air, les volontaires aspirants suivent le cours spécial de formation des officiers (CSFO), situé sur la base aérienne 701 Salon-de-Provence.

Par ailleurs, la préparation militaire d'initiation et de perfectionnement à la Défense nationale (PMIP-DN) offre un stage permettant également d'amorcer une formation militaire.

Elle précède la « formation initiale du réserviste » (FMIR). Ces périodes MI (initiale) et P (perfectionnement) remplacent les stages de « préparation militaire air ».

Dans la Marine nationale[modifier | modifier le code]

Pour la Marine, il existe deux formations pour être officier de réserve de la marine. La préparation militaire supérieure d'Estienne D'Orves et la préparation militaire supérieure marine marchande.

La PMS d'Estienne d'Orves (préparation militaire supérieure) proposée est accessible aux bacheliers ou à Bac + 3, suivant les cas ; comme pour l'Armée de l'air le recrutement est dominé par l'accueil de volontaires dont les compétences sont transposables dans l'activité militaire concernée, au grade correspondant.

Dans la Gendarmerie nationale[modifier | modifier le code]

Pour la Gendarmerie, il faut également effectuer une préparation aux missions supérieures de la Gendarmerie (PMSG)[6] qui dure 5 semaines au CNEFG de Saint-Astier (24). Cette étape réussie permet d'accéder au PEOR nouvellement rénové qui se déroule à présent à l'École des officiers de la Gendarmerie nationale (EOGN). Sa durée est fixée à 4 semaines dont une semaine est consacrée à l'aguerrissement militaire au camp de Beynes. À l'issue de leur formation, les EOR accèdent au grade d'aspirant au 1er décembre de l'année. Il faudra compter un certain nombre de jours de réserve pour que l'aspirant soit proposable au grade de sous-lieutenant l'année suivante, puis, selon le même schéma, au grade de Lieutenant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Conseil supérieur de la réserve militaire et ses missions sur le site du ministère de la Défense.
  2. Réserve opérationnelle http://90plan.ovh.net/~reuniono/wp-content/uploads/2013/02/R%C3%A9serve-op%C3%A9rationnelle-CICDE.pdf
  3. Le grade de sous-lieutenant peut être attribué au bout de 3 mois à certaines conditions.
  4. Cf. loi réserve 99-894 du 22 octobre 1999 et son décret d'application n° 2000-1170 du 1er décembre 2000 (modifié).
  5. « Boreale V2 - Aperçu HTML », sur www.bo.sga.defense.gouv.fr (consulté le 12 juin 2017)
  6. PMSG signifiait avant la réforme 2007 relative aux formations de réserve en gendarmerie "Préparation militaire supérieure Gendarmerie".

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Danielle Lagouarde, Répertoire des blasons insignes de l'Armée de l'Air : homologués de 1945 à 1996, Saint-Cyr-l'École : Armée de l'air, , 104 p. (ISBN 2-904521-40-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]