Église et monastère des Récollets (Québec)

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Église et monastère des Récollets (Québec)
Image illustrative de l’article Église et monastère des Récollets (Québec)
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église
Début de la construction 1671
Fin des travaux 1692
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Agglomération Québec
Ville Québec

L'église et monastère des Récollets (Québec) est un ancien ensemble de bâtiments religieux et de jardins adjacents à la Place d'Armes (Québec). La construction des bâtiments a débuté en 1671 et s'est poursuivi jusqu'en 1692.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue de l'interieur de l' église des Récollets - Richard Short - 1761

L’arrivée des Récollets en Nouvelle-France le 2 juin 1615 à Québec marqua le début de l'activité de la première communauté religieuse à venir s’établir sur le territoire de l’actuel Québec. Les Jésuites, en 1611, avaient déjà fondé des missions en Acadie. Les Récollets furent obligés de quitter Québec après la victoire des frères Kirke en 1629, mais revinrent s’établir à Montréal à l’invitation de Jean Talon en 1670. Ils élèvent leurs monastères à Montréal, Québec et Trois-Rivières, furent aumôniers militaires et chapelains du gouverneur; Louis de Buade de Frontenac qui résidait au Château Saint-Louis avait également un logis dans le monastère. Les aumôniers accompagnaient les troupes pendant les campagnes et assuraient le service religieux[1]. Ils n'avaient pas le droit de porter les armes et ils se trouvaient des non-combattants selon une convention internationale nommée communément Cartel dans les écrits de l'époque. Aumôniers dans les forts éloignés, ainsi que dans les paroisses comme missionnaires et curés, les Récollets sont actifs dans la colonie et plusieurs canadiens sont admis dans leur rangs. La propriété des Récollets occupe alors presque tout le quadrilatère délimité par les rues des Jardins, Saint-Louis, Sainte-Anne et la place d'Armes[2]. Au 18e siècle, la rue longe les jardins des Récollets et des Jésuites. On y retrouve une église et un couvent construits entre 1693 et 1722 qui seront la proie des flammes en 1796. En août 1759, l'église et le monastère ont été endommagés lors du Siège de Québec (1759) qui a précédé la bataille des plaines d'Abraham. Après la Conquête de 1760, le régime britannique interdit tout recrutement à la communauté au même titre que les jésuites ou les autres communautés masculines[3]. Les Récollets évacuent l'endroit; et la chapelle est réparée et servira comme église protestante. Les catholiques l'utilisent également à tour de rôle pour leurs activités religieuses car plusieurs églises ont été détruites et ne seront réparées que quelques années plus tard. Cette situation de partage de l'église est loin de plaire aux protestants et au catholiques. L'église et le monastère seront finalement détruits par un incendie en 1796 et le dernier prêtre récollet est mort en 1813, tandis que le dernier des frères s’est éteint en 1849.

Avenir des communautés religieuses[modifier | modifier le code]

La Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice propriétaire du Vieux Séminaire de Saint-Sulpice voient également leurs biens confisqués et une interdiction de recrutement. Le gouvernement de Londres voulait au Canada un clergé national, plus influençable. Après le Traité de Paris (1763), les communautés d'hommes, trop dépendantes de la France et de Rome, devaient s'éteindre comme les Récollets et les Jésuites. Ces Communautés ne pourraient plus recruter; même l'achat de livres devait passer par l'Angleterre. Leurs biens deviendraient la propriété de la couronne britannique. Les britanniques avaient le contrôle totale sur toutes les communauté religieuses et pouvaient décider de leur avenir et leurs biens. Le premier gouverneur du Canada, James Murray le démontre bien lorsqu'il préfère Jean-Olivier Briand, avec qui il s'était lié d'amitié, à Étienne Montgolfier (1712-1791) qui préfère remettre sa démission le 9 septembre 1764. Les communautés féminines furent tolérées parce qu'elle avait pris soins de tous les blessés dans les hôpitaux même s'il étaient anglais; mais leur avenir ne fut pas immédiatement assurée. D'autres événements extérieurs comme la Rébellion de Pontiac et le début de la Révolution américaine vinrent reléguer à arrière-plan les projets contre la langue française et la religion catholique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Trudel, M. (1956). Les Récollets sous le régime militaire. Revue d’histoire de l’Amérique française, 10(2), p-191
  2. Ville de Québec Toponymie Fiche Rue des Jardins
  3. Les Récollets au Québec, le texte reprend celui de la conférence donnée à Trappes, le 27 octobre 2006 p.6-7

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]