Église de la Conversion de Saint-Paul de Saint-Paul-en-Chablais

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Église de la Conversion de Saint-Paul
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L'église de la Conversion de Saint-Paul est une ancienne prieurale devenue une église paroissiale, située dans le commune de Saint-Paul-en-Chablais, dans le département de Haute-Savoie et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Il n’en reste aujourd’hui que de rares vestiges. L’église paroissiale Saint-Paul est mentionnée dès 1107, mais il faut attendre le début du XIIIe siècle pour voir apparaître dans la documentation le prieuré bénédictin. L'église est placée sous le patronage de l'apôtre Paul.

Historique[modifier | modifier le code]

Vers la fin du XIe siècle, un dénommé Turembert de Bex donna à l’ordre de Cluny la moitié des revenus de l’église Saint-Paul, tandis que l’évêque de Genève donne l’église au monastère Saint-Victor de Genève[1]. Une bulle papale datée de 1107 révèle que l’église Saint-Paul-sur-le-lac-Léman dépendait de l’abbaye de Savigny en Lyonnais. En 1140, l’église est mentionnée comme dépendant du prieuré de Lutry[2].

Les premières mentions du prieuré et de ses occupants, des moines bénédictins, datent du XIIIe siècle. La date de fondation n'est pas connue avec certitude en l'absence de charte de fondation. Toutefois, un acte daté de 1210 donne le nom du premier prieur connu : Pierre[3]. Celui-ci évolue dans l’entourage de la dame de Saint-Paul Isabelle dite Belon, très probablement apparentée à la famille de Faucigny[4]. Le prieuré a certainement été fondé peu de temps auparavant[5] par Isabelle de Bex avec ou sans son époux Guillaume[2]. C’est Aymon II de Faucigny qui en est l’avoué dans la première moitié du XIIIe siècle[6].

Le prieuré de Saint-Paul survit à la suppression du prieuré de Lutry suite à l’invasion bernoise , comme en témoigne le titre de prieur de Saint-Paul porté jusqu’à l'invasion française de la Savoie en 1792[2].

La reconstruction « à l'identique » du clocher à bulbe faisait partie des projets soutenus par la municipalité élue en 2008[7]. En 2010, une association fut créée pour la construction d'un clocher à bulbe.Les travaux ont débuté en août 2012 et se termineront en novembre. Le financement du projet, dont le coût s'élève à 210 000 euros, est assuré par des subventions à hauteur de 80 000 euros, et pour le reste par des legs ou dons privés[8].

Une sculpture en bois représentant un Christ en croix, non datée mais venant peut-être du Moyen Âge, a été retrouvée dans les années 1950 dans le clocher de l'église. Placée dans le chœur, elle est classée depuis le 20 mai 1959[9].

Description[modifier | modifier le code]

Une nouvelle église fut construite au XIIIe siècle[10]. Elle se composait d'une nef de trois travées et d'un chœur à chevet plat de style gothique. La nef était composée d’un vaisseau unique, probablement séparé en deux pas un jubé[11]. Le clocher s'élevait au-dessus du choeur. Elle abritait les tombeaux des membres de la famille seigneuriale de Blonay[2].

Au XVIIIe siècle, l'église est agrandie de nefs latérales et le clocher est reconstruit contre le chevet, là où il est encore aujourd'hui. La porte principale, ainsi que les retables du chœur et les chapelles latérales datent de la restauration sarde, soit d'après 1816. En 1906, le clocher à bulbe disparut dans un incendie causé par la foudre. L'église fut restaurée en 1979[12], par Mantilleri.

L’actuelle « maison des Sœurs » semble être un vestige des anciens bâtiments conventuels des moines[2]. Un inventaire daté de 1771 mentionne un certain nombre de pièces, dont des caves, une cuisine, un poêle et des chambres[2].

Au nombre des dépendances du prieuré se trouvaient des écuries (actuelle mairie) et un grenier, tel que le montre la mappe sarde de la commune[13],[14].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Sidonie Bochaton, Le prieuré bénédictin de Saint-Paul-en-Chablais. Nouvelles recherches historiques et archéologiques, Musée savoisien, , 19 p. (lire en ligne). 
  • Maxime Reymond, Blonay : Virtute et prudentia, . 

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Acte publié entre 1078 et 1120 dans le Régeste genevois (1866) (REG 0/0/1/231).
  2. a b c d e et f Bochaton 2017, p. xxx.
  3. Lullin et Lefort 1866
  4. Reymond 1950, p. 37
  5. Wildermann 1986
  6. De Foras 1899
  7. « Procès-verbal des délibérations du Conseil municipal de Saint-Paul-en-Chablais », sur site de la mairie de Saint-Paul-en-Chablais, (consulté le 5 octobre 2010)
  8. Saint-Paul Infos, bulletin municipal, n°7, juillet 2012.
  9. Notice no PM74000357, base Palissy, ministère français de la Culture
  10. Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 399.
  11. Binz 2006
  12. « L'église de Saint-Paul-en-Chablais », sur site de la mairie de Saint-Paul-en-Chablais (consulté le 5 octobre 2010)
  13. Les plans cadastraux de Haute-Savoie (1728-1738), sur le site Archives départementales de la Haute-Savoie - archives.hautesavoie.fr
  14. Bochaton 2017, p. 2