Église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus de Metz

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Église Sainte-Thérèse-
de-l’Enfant-Jésus
Vue générale de l'édifice.
Vue générale de l'édifice.
Présentation
Nom local Église Sainte-Thérèse
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Évêché de Metz
Début de la construction 1937
Fin des travaux 1954
Style dominant Mouvement moderne
Protection Logo monument historique Classé MH (1998)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Ville Metz
Coordonnées 49° 06′ 22″ nord, 6° 10′ 01″ est

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(Voir situation sur carte : Metz)
Église Sainte-Thérèse- de-l’Enfant-Jésus

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Église Sainte-Thérèse- de-l’Enfant-Jésus

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Église Sainte-Thérèse- de-l’Enfant-Jésus

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Église Sainte-Thérèse- de-l’Enfant-Jésus

L’église Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus est un lieu de culte catholique situé place Philippe-de-Vigneulles dans le quartier Nouvelle Ville à Metz. Elle se dresse à l’emplacement de l’ancienne abbaye de Saint-Arnould[1]. Elle est l’œuvre de l’architecte Roger-Henri Expert en collaboration avec l’architecte messin Théophile Dedun. Les vitraux ont été créés par Nicolas Untersteller selon une technique personnelle et inédite.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Le quartier Sainte-Thérèse est urbanisé pendant l’annexion allemande avec la construction de l’École supérieure de jeunes filles, de l’École pratique supérieure et de l’hôpital Bon-Secours. Une église est nécessaire pour ce nouveau quartier. Le projet de l’architecte messin E. Besh remporte le concours lancé en août 1932. Le style de l'édifice, néo-byzantin[2], dans l'esprit du Sacré-Cœur de Montmartre, ne fait pourtant pas l'unanimité. Le projet Besh étant contesté, l'architecte Roger-Henri Expert, Second Grand Prix de Rome 1912, entre en lice en avril 1935. Son projet d'église moderne est validé par un avis favorable le 16 octobre 1935. L’évêque émet toujours des réserves le 11 novembre 1935. A une époque où s'oppose encore le courant historisciste, préféré par l'Evêché, et le courant moderniste préféré par la municipalité, l'architecture constitue un enjeu symbolique et politique majeur[3].

Construction et aménagements[modifier | modifier le code]

Les travaux commencent en mai 1938. Le nouvel évêque de Metz bénit la première pierre le 9 octobre 1938. En avril 1939, les fondations de la nef sont achevées, mais la guerre interrompt le chantier de construction[1]. Devant ce chantier inachevé, les autorités allemandes projettent de démolir les parties basses, en béton armé, déjà coulées et laissées en attente. Le projet reste sans suite. Les travaux reprennent en 1947, sous la conduite de Roger-Henri Expert. Les travaux de gros œuvre sur la nef et le chœur s'achèvent en 1954. La réalisation de la flèche sera assurée, après sa mort en 1955, par son ancien élève, l’architecte André Remondet, Prix de Rome 1936.

L'édifice a la forme d’une carène renversée. Celle-ci s’arrondit en une abside semi-circulaire, que flanquent trois absidioles basses[4]. Elle mesure 78 m de long pour une hauteur de 30 m et 25 m de large. L'originalité de l'édifice tient à l'utilisation de portiques en béton armé décoffré. Seize piliers en béton décoffrés obliques (9°) se rejoignent par couples. 1 000 m² de vitraux claustras dus à Nicolas Untersteller illustrent la vie de sainte Thérèse et les activités de la région[4].

L’édifice est consacré le 9 mai 1954. La flèche, un grand mât symbolisant un « bâton de pèlerin » de 70 mètres de haut, est érigée en 1963 par Remondet, donnant à l'édifice son aspect actuel.

Restaurations[modifier | modifier le code]

Des dégradations sur les parements extérieurs sont constatées dès les années 1980, notamment sur les vastes claustras de la nef. La première phase des travaux de restauration est ainsi décidée en 1989. La première tranche, portant sur les enduits de parements et le traitement des armatures en acier, est conduite par l’architecte Jean-Louis Jolin de 1989 à 1999[5]. L'arrêté de classement au titre des monuments historiques du [4], facilite aujourd'hui ces mesures de conservation.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne-Marie Heber-Suffrin : Église Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus, Metz, 1929-2010, Colin frères, Metz 2012.
  • Henri Tribout de Morembert : Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus à Metz, histoire d'une paroisse et d'une église, 1925-1980, Metz, 1980.
  • Henri Tribout de Morembert : Une réussite d'art sacré moderne. L'Église Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus à Metz, impr. R. Ott, Metz, 1962.
  • Paul Clausse : La technique moderne au service de l'architecture religieuse : la nouvelle basilique Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, à Metz, in L'Ingénieur-constructeur, n° 1, janv. 1957 (p. 8-14).
  • D. M. : L'église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus à Metz. R.-H. Expert, architecte en chef du gouvernement, in L’architecture française, n° 12, oct. 1941 (p. 6-14).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Journées européennes du patrimoine 19 et 20 septembre 2009—3. Église Sainte Thérèse, dans Metz Magazine, hors série no 3, 2009, p. 5.
  2. Metz défigurée dans les années 60-70 de Jean-Claude Berrar
  3. Henri Tribout de Morembert : Une réussite d'art sacré moderne. L'Église Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus à Metz, impr. R. Ott, Metz, 1962.
  4. a b et c Notice no PA00107056, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus à Metz sur [www.culture.gouv.fr/culture/dp/patrimoine-xx/pages/res_ste_therese.html culture.gouv.fr].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]