Église Sainte-Croix de Nantes

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Église Sainte-Croix
Image illustrative de l'article Église Sainte-Croix de Nantes
Présentation
Culte Catholique romain
Type église
Rattachement diocèse de Nantes
Début de la construction 1669
Fin des travaux 1860
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Ville Nantes
Coordonnées 47° 12′ 55″ N 1° 33′ 15″ O / 47.2153725, -1.554039747° 12′ 55″ Nord 1° 33′ 15″ Ouest / 47.2153725, -1.5540397

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(Voir situation sur carte : France)
Église Sainte-Croix

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(Voir situation sur carte : Nantes)
Église Sainte-Croix

L’église Sainte-Croix est une église de Nantes construite XVIIe siècle dans le style classique puis modifiée au XIXe siècle. L'édifice se trouve dans le quartier du Bouffay dont elle est l'église paroissiale depuis 1138.

Le registre paroissial porte, à la date du , la transcription de l’acte de naissance de Jules Verne.

Le coté sud de l'église est longé par le passage Sainte-Croix.

Histoire[modifier | modifier le code]

La nef.

L'origine de l'édifice est incertaine mais dès le XIe siècle les Bénédictins de Marmoutier (Tours) possédaient un prieuré dont la Chapelle Saint-Martin était située à l'emplacement actuel du chœur de l'église[1]. Puis l'édifice fit office de chapelle pour le château du Bouffay qui lui était mitoyen.

La construction proprement dite de l'église actuelle commence au XVIIe siècle. De 1669 à 1685, la nef est construite dans le style ogival flamboyant. Le chevet était alors constitué de trois autels adossés à un mur plat. La façade, donnant sur la place Sainte-Croix, est ornée dans le plus pur style classique, avec colonnes et fronton à l'antique. En 1839, l'architecte Théodore Nau réalise le chœur dans le style flamboyant, comme la nef[1].

Pendant la Terreur, l'église est utilisée comme prison. En , quelques prisonniers y sont transférés ; l’agent national du district écrit que l’église de Sainte-Croix est « tellement infectée que personne n’osait y rentrer[2] ». Jean-Baptiste Carrier y tint des discours du haut de la chaire.

Le beffroi

En 1860, l'architecte Henri-Théodore Driollet surmonte la façade d'un campanile et de l'ancien beffroi de la ville. Cette construction mixte résulte d'un compromis entre la Ville de Nantes et la paroisse. Le beffroi coiffait initialement la « Tour du Bouffay », de forme polygonale, édifiée en 1664 et détruite en 1848, située à l'intersection des rues du Bouffay et Belle-Image[3], elle même unique vestige de l'ancien château du Bouffay.

Désormais, l'ensemble sera constituée de l'horloge de l'ancien beffroi surmonté d'une lanterne qui abrite la cloche, baptisée « la Bouffay » fondue en 1663 et qui pèse 8 096 Kg. La lanterne est décorée d'une ronde allégorique d’anges sonnant de la trompette.

Décoration intérieure[modifier | modifier le code]

Chaire de l'église

L'autel de la nef de droite est le seul autel subsistant du XVIIe siècle[1]. La chaire, de style Louis XV, est en acajou massif et sa rampe en fer forgé est classée monument historique[4]. Les stalles datent du XVIIIe siècle. Le maître-autel, en marbre blanc et bois doré, est l’œuvre du sculpteur Thomas Louis. Il fut consacré . La sainte-table, en marbre blanc, est datée de 1903[1].

L'orgue initial, daté de 1853 fut restauré et modifié plusieurs fois depuis, la dernière intervention datant de 1979[1].

Les vitraux du chœur furent détruits lors du bombardement du et reconstruit en 1947. Le vitrail de la tribune, daté de 1872, qui représente le triomphe de la Croix, fut gravement endommagé par une averse de grêle le [1].

Notre-Dame de Bon Secours[modifier | modifier le code]

Dans ce sanctuaire, on invoque Notre-Dame de Bon Secours, vénérée à Nantes depuis le XVe siècle dans l'île de la Saulzaie (partie orientale de l'Île Feydeau).

Statue de Notre-Dame de Bon-Secours

Une chapelle lui était dédiée à l'angle de l'Allée Turenne et de la Rue Bon-Secours. Lors de sa destruction en 1793, la statue de la Vierge fut sauvée par des paroissiens qui la conservèrent dans leur famille jusqu'en 1920, date à laquelle elle fut restituée à la paroisse. Mise à l'abri dans la crypte de la Cathédrale de Nantes durant la Seconde Guerre mondiale, la statue fut cependant endommagée par les bombardements du . Restaurée en 1945, elle orne désormais la niche située à gauche de l'autel de Notre-Dame de Bon-Secours. Celui-ci abrite depuis 1903 une statue exécutée en 1864 par le sculpteur Émilien Cabuchet.

Après la Révolution française, le pèlerinage à Notre-Dame de Bon-Secours repris dès le début du XIXe siècle. Les très nombreux ex-voto qui tapissent les murs de l'église témoignent de la vénération dont la vierge y bénéficie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Notice historique disponible dans l'église Sainte-Croix (consultée le 27 décembre 2015)
  2. Alfred Lallié, Les prisons de Nantes, p. 79
  3. « Tour du Bouffay », sur pss-archi.eu (consulté le 13 février 2012)
  4. « Notice no PM44000342 », base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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