Église Sainte-Anne du Havre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Église Sainte-Anne du Havre
Vue générale
Vue générale
Présentation
Culte Catholique
Rattachement Diocèse du Havre
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Ville Le Havre
Coordonnées 49° 29′ 51″ nord, 0° 07′ 19″ est
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
(Voir situation sur carte : Seine-Maritime)
Église Sainte-Anne du Havre
Géolocalisation sur la carte : Haute-Normandie
(Voir situation sur carte : Haute-Normandie)
Église Sainte-Anne du Havre
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église Sainte-Anne du Havre

L’église Sainte-Anne est une église de culte catholique du Havre située rue Raspail dans le quartier Anatole France Danton Sainte-Anne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un chanoine Robert achète en 1879 à la veuve Holker un terrain pour construire une chapelle, qui soulagerait en partie les églises voisines de Saint-Michel et Sainte-Marie trop éloignées pour l'époque. En 1884, un architecte, Isidore Delphir Marical, est appelé à dessiner les plans du futur édifice, mais les fonds viennent à manquer, sans compter que la municipalité havraise d'alors n’était pas favorable à la construction d'une nouvelle église.

En 1889, l'église est achevée (ce qui constitue aujourd'hui la nef). De style néo-roman et en pierre de Lillebonne, cet édifice devient trop petit pour l'affluence constante du quartier qu'elle occupe, il faut donc agrandir.

En 1897, on installe les nouvelles cloches dans une remise, car à l'époque il n y avais pas de clocher ; ce sont deux cloches, Émilie-Marguerite-Louise-Pauline-Élise-Marie-Anne qui pèse environ 1 800 kg et qui sonne en Do3 coulée en 1888, puis la deuxième cloche Geneviève, qui pèse environ entre 500 kg ou 700 kg et qui sonne en Sol3 dièse coulée en 1885.

En 1905, la loi de séparation des Églises et de l'État entre en vigueur, il faut trouver de l'argent privé et des matériaux peu onéreux; des fonds sont versés par l’abbé Aulnes du Havre qui a la charge du bâtiment : le ciment, le béton, et le silex sont utilisés pour l'agrandissement.

Un autre architecte havrais William Cargill dirige les travaux; entre 1911 et 1913, le transept et le chœur sont bâtis, ainsi qu'une coupole qui mesure 15 m de diamètre.

En 1920, on décide d’araser la façade occidentale en mur, pour construire la façade actuelle en fausse pierre; le matériau (béton) adhère parfaitement aux pierres de l'édifice antérieur (la nef), les travaux sont confiés à l'architecte Alfred Nasousky qui construira d'ailleurs plusieurs autres églises du Havre. Quant au clocher achevé en 1923, c'est une grosse masse de 40 m de haut qui abrite une ou deux cloches fondues bien avant la construction de tout l'édifice. L’église est pavée et les vitraux mis en place, ainsi que les boiseries dans les années 1920, ce qui achève les travaux. À sa mort, en 1935, l’abbé Aulnes est inhumé dans la chapelle des morts située sous le clocher.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, cette église est la seule à avoir été épargnée par les terribles bombardements que connut Le Havre, les autres ayant été soit entièrement rasées, soit partiellement atteintes.

Après la guerre, l'église, pratiquement laissée à l'abandon, n'est pas restaurée; aujourd'hui une restauration est envisageable, car l'édifice est protégé pour avoir été en partie agrandi par William Cargill.

Aujourd'hui l'église présente un aspect sale et vétuste surtout la partie Nasousky. D’ailleurs le béton s effrite en raison du sable de mer utilisé pour la jointure des blocs de béton.

Description[modifier | modifier le code]

L'ensemble des bâtiments est construit en différents matériaux, le chœur en silex et ciment, la nef en pierre de taille, la façade et le clocher en béton moulé selon le procédé Nasousky dont le défaut est que le béton s’effrite avec le temps car le mortier colle qui sert à fusionner le matériau est mélangé à du sable de mer dont le sel fait rouiller les armatures.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Décultot, Le Havre, ses églises, , 304 p. (OCLC 27975643)