Église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie

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Église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie
Image illustrative de l'article Église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Style dominant Architecture baroque
Protection Logo monument historique Classé MH (1937)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 51′ 58″ nord, 2° 21′ 39″ est

Géolocalisation sur la carte : 3e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 3e arrondissement de Paris)
Église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie

L'église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie est une église catholique du IIIe arrondissement de Paris, au 195 rue du Temple. Elle est longée d'un côté par le passage Sainte-Élisabeth.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église est dédiée à sainte Élisabeth de Hongrie et à Notre-Dame de Pitié. La construction de l'église est commencée en 1628 par le maître-maçon Louis Noblet, et la reine Marie de Médicis pose la première pierre. En 1643, Michel Villedo[1] reprend les travaux qui ont été arrêtés en 1631, pour les terminer vers 1646. L’église est consacrée en 1646 par Jean-François Paul de Gondi, futur cardinal de Retz, et coadjuteur de l'archevêque de Paris.

À l'origine église du monastère des sœurs franciscaines du Tiers ordre régulier cloîtré de la stricte observance, elle fut fermée pendant la révolution française. Le confesseur des Dames de Sainte-Élisabeth, l'abbé Séverin Girault fut arrêté et devint le premier martyr des Carmes, et déclaré bienheureux en 1926. L'église est rendue au culte en 1809.

Elle a fêté du 10 au 18 novembre 2007, le 8e centenaire de la naissance de sainte Élisabeth de Hongrie, avec notamment une messe pontificale[2] présidée par le cardinal Tauran, la vénération du manteau de saint François[3], une procession[4] vers la cathédrale Notre-Dame de Paris avec la relique du cœur de sainte Élisabeth et une messe pontificale à la cathédrale présidée par le cardinal Vingt-Trois. Un colloque historique s'est tenu à la mairie du IIIe arrondissement[5].

Le samedi 21 mai 2016, elle a été le point de départ d'une grande procession organisée en l'honneur de saint Martin pour le 1 700e anniversaire de sa naissance[6]. L'abbé Paul Préaux, modérateur général de la Communauté Saint-Martin, ainsi que Georges Károlyi, ambassadeur de Hongrie à Paris, étaient présents. La procession s'est achevée en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois (Paris Ier).

L'église Saint-Élisabeth est également l'église conventuelle de l'Ordre souverain de Malte[7].

L'église est classée au titre des monuments historiques en 1937[8].

Description[modifier | modifier le code]

L'église est riche de nombreux tableaux et fresques du milieu du XIXe siècle, d'une série de cent bois sculptés en moyen relief du début du XVIIe siècle, en provenance de l'abbaye Saint-Vaast d'Arras, ainsi que des vitraux remarquables des années 1820.

Les vitraux représentant saint Jean l'Évangéliste, saint Jean-Baptiste et saint Joseph ont été réalisés par l'atelier de peinture sur verre de la Manufacture de Sèvres d'après des cartons d'Abel de Pujol[9].

On peut y admirer une œuvre d'Adolphe Roger, Laissez venir à moi les petits enfants.

Quelques vues intérieures

Ce site est desservi par la station de métro Temple.

Les orgues[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Élisabeth est actuellement riche de deux orgues. L'orgue de chœur, situé derrière le maître-autel est un instrument de Merklin, posé vers 1925 et transformé par la société des anciens établissements Gutschenritter à la fin des années 1950.

Le grand orgue est placé sur une grande tribune au fond de la nef. C'est le plus grand instrument de Louis Suret, inauguré en 1853. Après avoir été modifié profondément par la maison Gutschenritter, l'instrument finit par tomber en panne. Ayant perdu toute son intégrité, il est restauré en 1994-1999 par la manufacture Giroud, qui restitue la composition d'origine à l'exception de l'Euphone du GO, qui est remplacé dans la composition actuelle par un Plein-Jeu, et des jeux à anches libres, reconstitués à anches battantes. De plus, la pédale d'orage disparue est remplacée par un appel des jeux de 16 pieds du GO. Cet orgue est classé monument historique[10]. L'instrument de Suret a succédé à un instrument plus petit des frères Claude (1845), célèbre en son temps pour son « sommier à piston ».

Orgue Louis & Auguste Suret 1853

Les organistes du grand orgue ont été :

Peintures, sculptures[modifier | modifier le code]

  • Le sculpteur Louis-Denis Caillouette (1790-1868) avait fait en 1844 une statue en plâtre de la sainte patronne de cette église, qui initialement devait être mise dans cet édifice.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • C. d'Alessandro. Orgues, Musiques et Musiciens à Sainte-Élisabeth, la Flûte harmonique, n°91, 2010, revue de l'Association Aristide Cavaillé-Coll.
  • D; Sabourdin-Perrin - Les Dames de Sainte-Elisabeth - juin 2014 - éditions l'Harmattan

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]