Église Saint-Vénérand de Laval

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Église Saint-Vénérand de Laval
Eglise Saint-Vénérand de Laval 4.JPG
Présentation
Type
Construction
XIVe siècle
Statut patrimonial
Localisation
Pays
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Département
Commune
Adresse
Rue du Pont de MayenneVoir et modifier les données sur Wikidata
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L'église Saint-Vénérand est située à Laval en Mayenne. Elle date de la fin du XIVe siècle. Elle comprend un vaste chœur à cinq nefs avec abside centrale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

François de Laval (futur Guy XV de Laval), comte de Gavre, sentit la nécessité de construire une nouvelle église paroissiale. Il venait le plus ordinairement passer au château de Laval le temps que lui laissaient libre les fonctions qu'il remplissait à la cour ; Guy XIV son père habitait la Bretagne, et, depuis son second mariage, résidait à Châteaubriand, principal domaine de sa femme.

C'est en 1485 que le comte de Gavre, frappé des inconvénients qui résultaient pour les habitants du Pont-de-Mayenne de l'éloignement de leur église de Saint-Melaine, les engagea à aviser aux moyens d'élever une église plus rapprochée des bords de la Mayenne, partant plus facilement accessible à ses nombreux paroissiens. L'église de l'antique prieuré de Saint-Melaine servait d'église romane. Elle devenait trop éloignée du nouveau centre de population[1], marquée par le développement du commerce de la toile ; elle était remplacée par un nouvel édifice religieux.

Article détaillé : Chapelle Saint-Melaine de Laval.

Reliques[modifier | modifier le code]

Bustes reliquaires de saint Vénérand et saint Mauxe à Acquigny.
Vitrail de saint Vénérand, dans l'église.

L'abbaye de Conches conservait les reliques de saint Mauxe, évêque, et de saint Vénérand. Le comte de Laval était possesseur du château et de la terre d'Acquigny. Jean, abbé de Conches, lui avait fait don d'une notable portion de la partie antérieure du chef de Saint Vénérand, qu'il conservait dans son château d'Acquigny. La remise en avait été faite le 15 mai 1480[2]

L'abbé Angot dit de la fondation de cette église à Laval (après celle de la Trinité et celle de Saint Melaine) que Guy XIV de Laval offre en 1490 aux notables de la paroisse à part de sa protection et indemnités féodales une relique remarquable, à savoir le chef de Saint Vénérand, de son église d'Acquigny.

Emplacements[modifier | modifier le code]

Les habitants acceptèrent, et cherchèrent un emplacement favorable pour cette construction. Ils songèrent d'abord au carrefour de la Sirène[3], mais on y pouvait craindre les inondations de la Mayenne. Après quelques tâtonnements, ils s'arrêtèrent vers le lieu dit la Forêt-Macé, dans un enclos, contenant environ un journal d'étendue à la Trinquerie[4]. Le comte de Gavre, prévenu de ce choix, se transporta sur le lieu, l'approuva et indemnisa sur-le-champ Jean Martin auquel il appartenait. Les paroissiens firent aussitôt marquer les fondements et commencer la maçonnerie.

Mais les Dominicains, conduits par François Mallet, religieux dominicain de Rennes, cherchaient eux aussi un lieu convenable à l'érection d'un monastère à Laval, à la suite sans doute de la clause testamentaire de Isabelle de Bretagne, première épouse de Guy XIV de Laval. Ils obtinrent du comte ce même lieu de la Trinquerie, où quelques années plus tard ils élevèrent l'église de Notre-Dame de Bonne-Rencontre de Laval qui passait pour être la plus belle de la ville. Le comte avait d'ailleurs indemnisé les paroissiens de Saint-Melaine, et ceux-ci, mis en possession d'un autre terrain[5].

Le 16 mai 1485, à huit heures du matin, Guy XIV de Laval, comte de Laval, précédé du clergé, suivi du comte de Gavre, son fils, de Jean Bureau, Macé Chevalier[6] et Guillaume Chantepie[7], procureurs de la fabrique, et entouré d'une foule nombreuse, purent poser la première pierre de leur nouvelle église. Une foule immense assista à cette cérémonie ; le seigneur y fit de grandes largesses et distributions de vin.

Travaux[modifier | modifier le code]

Extrait de la relation de Guillaume Le Doyen

« Et le treizième jour de may L'an desous dit, par bon arroy L'esguille de Sainct Vénérand Du clocher, si t'usl inist au vent Et fust levée par Jehan Bodin Charpentier, en beuvant du vin. (1500) ».

Guillaume Le Doyen ne nous a pas conservé le nom du maître des œuvres; il nous apprend seulement qu'il fut lui-même chargé d'aller prendre la laize et longueur de l'église d'Avenières..

Jean Janvier, bon serrurier, chargé de la conduite des constructions de Saint-Vénérand, savait amasser maint denier. Un incident arrêta un moment le zèle des habitants[8]. Un procès fut sur le point de commencer et les travaux furent suspendus jusqu'en 1486[9]. Une autre difficulté restait encore[10].

Les fonds de la fabrique et les dons des paroissiens suffirent à ces premiers travaux. On éleva au milieu du chancel une petite chapelle provisoire, dans laquelle Mgr l'évêque du Mans permit qu'on célébrât la messe, en attendant l'achèvement de l'église. Une petite cloche fut fondue à laquelle on donna le nom de Vénérande. On dépose dans la chapelle provisoire en 1490 les reliques de Saint-Vénérand[11].

En 1499, l'église de Saint-Vénérand s'achevait peu à peu. Les marchands du Pont-de-Maine qu'enrichissait le commerce avec l'Espagne et qui se trouvaient maintenant trop heureux

D'éviter la paine
D'aller jusques à Sainct-Melaine

et rivalisaient de zèle pour orner leur nouvelle église paroissiale d'autels, de chapelles, de vitraux.

Grâce aux dons et aux fondations qui ne cessèrent d'avoir lieu, l'ouvrage continua sans interruption. Les chroniques mentionnent parfois les dons généreux qui hâtaient l'exécution des travaux :

Le 3 juin 1512, en considération de M. le prieur curé et de la fabrique de Saint-Melaine, Guy XVI de Laval affranchit de tous droits la place où l'église de Saint-Vénérand était en construction, ainsi que l'emplacement du cimetière au devant[15]. En souvenir de ces libéralités, les habitants du faubourg du Pont-de-Mayenne, par divers actes des 3 et 4 juin 1512, renouvelés le 27 avril 1516, reconnaissent que Guy XVI de Laval est patron et fondateur de l'église et cimetière de Saint-Venérand[16].

La nef et les transepts étaient achevés en 1520. Les libéralités des paroissiens avaient suffi pour accomplir leur entreprise. Une nouvelle cloche fut fondue, on lui donna le nom d'Anne.

En 1499, il manquait la dépendance, l'annexe nécessaire de toute église au Moyen Âge : le cimetière. On enterrait encore les habitants du Pont-de-Mayenne dans celui de Saint-Melaine[17]. Il devenait donc indispensable d'ajouter un cimetière à la nouvelle église.

Dédicace et consécration[modifier | modifier le code]

Bénédiction[modifier | modifier le code]

Les travaux de l'église de Saint-Vénérand, commencés depuis 36 ans, se trouvent assez avancés en 1520, et 1521, pour que l'on songe à en faire la bénédiction.

Les habitants adressèrent une demande pour la bénédiction à Louis de Bourbon, évêque du Mans. Le 31 janvier 1520, Jérôme de Hangest, prêtre, professeur en théologie, vicaire général, administrant le diocèse en l'absence de Mgr l'Évêque, leur accorda l'autorisation d'y célébrer la messe[25].

L'église, complètement achevée en 1521, se composait alors seulement d'une nef et de deux transepts. Le portail n'était point encore construit[26]. Les constructions étaient achevées, le temps était enfin venu où les vœux des habitants du faubourg du Pont de-Mayenne allaient se trouver réalisés, par l'érection de leur église en église paroissiale.

Mais la rente dont elle se trouvait toujours chargée pour l'emplacement où elle avait été édifiée, mit de nouveau un obstacle à leurs désirs. Les moyens de la paroisse étaient épuisés, et ne permettaient pas de rembourser les charges qui grevaient la fabrique. Guillaume Le Clerc[27],[28] fit l'amortissement de la rente dont était chargé l'emplacement sur lequel l'église de Saint-Vénérand était bâtie. Le terrain ainsi libéré, il ne restait plus aucun empêchement pour arriver à leur but.

Dédicace[modifier | modifier le code]

Michel Haireau et Guillaume Le Clerc présentèrent une nouvelle requête au grand-vicaire administrateur du diocèse et mirent jour pour la dédicace et la consécration de l'église.

Extrait de la relation de Guillaume Le Doyen

« Ce fait, fut par ledict haireau Pourchacé[29] un cas nouveau De dédier ladicte église De Saint-Vénérand, dont je m'advise. Et le jour saint Sébastien Fust faict par le suffragant[30] De Monseigneur l'évesque du Mans La dédicace dont me vans, Luy estant de Sainct-Dominicque Religieux bien doctoricque, Où il fust faict très beau mystère Tant es autel qu'en cymetière. (1522) ».

Le 20 janvier 1521[31], le substitut et coadjuteur de Louis de Bourbon, cardinal-évêque du Mans, Jean Tisserot[32], dominicain, évêque in partibus, vient à Laval avec commission spéciale de Guillaume de Hangest. Il dédie l'église, qui mise sous l'invocation de Saint Venérand, dont elle possédait déjà une partie du chef. C'est une véritable consécration et non pas une bénédiction simple[33].

Tisserot bénit huit autels. L'église contenait alors, outre le maître-autel, sept autels dédiés à la Sainte-Vierge, à sainte Anne, à sainte Barbe, à saint Jean, à sainte Marie-Madeleine, à saint Guillaume et à saint Claude[34]. La partie de terrain destinée au cimetière au-devant de l'église fut aussi consacrée.

Une nombreuse assistance[35] fut présente à celle cérémonie. Guy XVI de Laval, en 1522, assistait à la dédicace de cette nouvelle église, dont son prédécesseur avait tracé les fondations. Un contemporain dit qu'il «fut fait de grands mystères à cette consécration.».

Après l'entier achèvement de l'église, cette concession fut confirmée dans une assemblée de paroisse[36].

Protestantisme[modifier | modifier le code]

Extrait de Guillaume Le Doyen

« Lequel leur dénoua le neu De la science de Luther, Qui deust la bouillir en enfer. Il fist es halles maints sermons Et belles prédications, (1526) ».

Le protestantisme progressant à Laval. Louis de Bourbon, cardinal-évêque du Mans, envoie, pour convaincre les protestants de Laval, Jérôme de Hangest. Il semble selon Guillaume Le Doyen, que plusieurs exécutions aient suivi son passage en 1526. En 1537, par ordre du roi, Mathieu Ory, inquisiteur de la foi, vient à Laval, où il s'adjoint frère François Verdier, prieur de Saint-Dominique, et chasse tous les Huguenots de quelque rang ou état qu'ils soient[a 1]. Leurs biens sont confisqués par le roi en 1537.

Extensions[modifier | modifier le code]

Le zèle des paroissiens pour l'augmentation et la décoration de leur église ne se ralentit pas après sa dédicace et sa consécration. Ils trouvèrent qu'il leur restait encore à faire pour la mettre en rapport avec la population du faubourg, qui tendait toujours à s'accroître. Les habitants continuent ensuite à développer et à embellir leur église paroissiale, qui n'est complètement achevée qu'en 1563[37].

Les deux chroniques de Le Doyen donnent les principaux bienfaiteurs de l'église paroissiale de Saint-Vénérand après 1512 :

En 1605, la Confrérie du Saint-Sacrement de Laval est fondée dans l'église Saint-Vénérand.

Adrien d'Amboise, docteur en théologie de la faculté de Paris, évêque de Tréguier, bénit et consacre, le 10 octobre 1608, les autels de Notre-Dame, Saint Jérôme et Saint François. Il bénit aussi une portion de terrain achetée pour l'agrandissement du cimetière derrière l'église.

En 1608, le cimetière était devenu trop petit, François Hutin acheta une partie de jardin contiguë, pour son agrandissement. Jean Cornuau et Guillaume Martin étaient alors procureurs marguilliers.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Carnaval[modifier | modifier le code]

En 1676, d'après une bulle du Pape et l'autorisation de l'évêque du Mans, le service des Quarante-Heures, pendant les jours du Carnaval, s'établit en les églises de Saint-Michel et de Saint-Vénérand. Le résultat en est heureux, et, pour en conserver la mémoire et perpétuer en même temps les effets produits par la sanctification de ces jours, les chanoines de Saint-Michel et le clergé de Saint-Vénérand passent, le 22 février 1677, devant Me Pottier, notaire et tabellion royal à Laval, un compromis par lequel ils s'engagent réciproquement, les chanoines à venir processionnellement chanter une grand'messe à Saint-Vénérand le lundi de Carnaval, et le clergé de cette paroisse à faire aussi processionnellement une station a Saint-Michel et a y chanter une grand'messe le 4 octobre de chaque année, jour d'une fête de saint Michel[70].

Le prieur s'obligeait, lui et ses successeurs, à aller, chaque année, faire processionnellement une station dans la Collégiale Saint-Michel de Laval, le jour et fête de leur patron Saint Michel, qui arrive le 16 du mois d'octobre, et d'y chanter une grande messe[71].

Foudre[modifier | modifier le code]

Le 25 mai 1686, le jour de la fête patronale de Saint-Vénérand, un orage arrive tout à coup, à une heure de l'après-midi. La foudre tombe sur l'église de Saint-Vénérand, brûle les linges de l'autel sur lequel étaient exposées les reliques du saint et n'endommage aucunement la châsse d'argent qui les contenait.

Reliques[modifier | modifier le code]

En 1693, l'église est enrichie d'un assez grand nombre de reliques. Ces reliques avaient été apportées de Rome par André Transon[72], prêtre de la paroisse et par François Eumond[73], religieux cordelier. Leurs titres furent examinés avec grand soin à l'évêché du Mans, qui reconnut leur authenticité: elles étaient renfermées dans deux grandes châsses en bois, déposées au couvent des Cordeliers.

Leur translation eut lieu le 1er mai 1693. Par ordre de Louis de la Vergne Montenard de Tressan, une procession solennelle eut lieu de l'église des Cordeliers jusqu'à Saint-Vénérand. Une foule nombreuse de peuple l'accompagna. Pour donner plus de pompe à cette cérémonie, l'évêque ordonna aux curés, prêtres et autres ecclésiastiques de l'église paroissiale de la Sainte-Trinité, aux religieux Dominicains et aux Cordeliers d'assister à la procession jusqu'à Saint-Vénérand. Quarante jours d'indulgence furent accordés aux fidèles qui la suivraient[74]

Chapelle Saint-André[modifier | modifier le code]

Jean Bidault[75], sieur des Landes et Pierre Hunault[76], sieur des Mazures, marguilliers, pour donner à l'église plus de régularité, construisirent en 1690 une chapelle pareille à celle de Saint Jérôme, au côté de l'Orient. Elle fut dédiée à Saint André. Les murailles furent élevées pendant les années 1694 et 1695, de manière à recevoir la charpente. Quand on vint à démolir la muraille entre la nouvelle et l'ancienne construction, deux personnes, un ecclésiastique et un laïque, couchèrent dans l'église pour la garder des voleurs.

Jacques des Loges, prieur, avait mis la première pierre au levant, et Ambroise Duchemin celle du côté du couchant. On alla chercher au Cimetière-Dieu des pierres tombales pour la construction de cette chapelle. Le 13 avril 1695, une convention est signée entre les marguilliers de Saint-Vénérand et François Langlois. Celui-ci s'engageait à parachever d'architecture, inassonail et pourfisseure, la chapelle qui est encommencée à l'église de Saint-Vénérand[77]

La bénédiction eut lieu en 1697. Le grand autel de l'église de Saint-Melaine fut aussi apporté dans ce temps à Saint-Vénérand et placé au chevet. Les marguilliers placèrent dans la chapelle de Saint-André, qui venait d'être construite, un banc pour Louis de Baradat [78]. , évêque de Vabres, abbé de l'abbaye de Clermont, pour lui et ses successeurs, en reconnaissance de sa munificence.

Destruction[modifier | modifier le code]

On obtint, le 8 juillet 1699, l'autorisation de démolir quatre autels dans L'église, à savoir, ceux de Sainte Anne, Saint Bonaventure, Saint Jean L’Évangéliste et Sainte Madeleine. Déjà, les autels de Saint Christophe et de Saint Éloi avaient disparu.

En l'année 1700, le cimetière et la chapelle Saint Jacques, située dans le cimetière, furent, pollués par suite d'une rixe entre soldats, dans laquelle il y eut effusion de sang. On cessa pendant quelque temps de s'en servir pour les inhumations. On fit sa réconciliation le 11 janvier de cette même année.

Chapelle du côté de l'Évangile[modifier | modifier le code]

En 1705, la chapelle du côté de l'Évangile, où était la sacristie, fut achevée et voûtée, et requête fut adressée pour avoir l'autorisation d'y ériger un autel. Au commencement du XVIIIe siècle, l'église de Saint-Vénérand était complète. Dans les siècles qui suivent, on ne s'occupa que de l'ornementation et de la décoration intérieure. Le zèle et la piété des paroissiens ne se ralentirent point: tous à l'envi enrichirent leur église d'ornements et de pieuses fondations.

Dalle funéraire[modifier | modifier le code]

Une dalle funéraire indique CY GIT LE CORPS DE DEFFUNCT MONSIEUR FRANCOIS DE LAPORTE ANCIEN CONSUL DU ROY EN EGYPTE... NEGOTIANT BLANCHISSEUR... DECEDE LE DOUZE JUIN MILLE SEPT CENT SOIXANTE ONZE.. Les armoiries surmontant l'inscription sont deux blasons ovales sont accolés dans un lambrequin de fantaisie, timbrés de comte, le tout dans un encadrement ovale en perlettes. L'un des blasons est de gueules aux trois oiseaux (?) deux en chef un en pointe, l'autre est d'argent (?) au lion rampant. Un long espace est ménagé, qui devait recevoir l'inscription funéraire de Catherine Gaultier de Vancenay, femme du défunt, mais qui n'a pas été rempli. Dans le bas, se lit la formule : Requiescant in pace.

Continuation de Saint-Melaine[modifier | modifier le code]

Mgr de Froulay, par une ordonnance du 8 mai 1729, considérant que la plupart des chapelles anciennement fondées n'étaient pas desservies d'une manière convenable, avait enjoint de lui présenter les titres de fondation, déclarant interdites à partir du 15 août celles pour lesquelles on n'aurait pas rempli cette condition.

L'ancienne église paroissiale de Saint-Melaine n'était plus qu'une chapelle dans laquelle le prieur-curé de Saint-Vénérand faisait remplir les fonctions curiales et célébrer la messe le dimanche pour la commodité de la population environnante. Depuis la translation du chef-lieu de la paroisse dans l'église de Saint-Vénérand, il aurait pu, à ce qu'il paraît, se dispenser de faire à Saint-Melaine aucuns actes curiaux. Mais les devanciers de M. Rigault n'avaient pas voulu délaisser ainsi l'église-mère, et lui-même, n'ayant pas de titres à produire, demanda qu'il lui fût accordé autorisation d'en agir comme par le passé. Cette permission lui fut accordée, le 20 août 1729.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Au mois de janvier 1751, un tabernacle en lois avail été construit par Boguais, architecte[79] Le travail ne fut pas jugé convenablement exécuté. Le sieur Boguais fut condamné à enlever son ouvrage et à rendre l'argent qu'il avait reçu.

En 1752, l'enceinte du chœur fut reculée dans les chapelles latérales pour son agrandissement[80]

Au milieu du XVIIIe siècle, le chœur est orné de stalles et de balustrades en fer magnifiquement travaillées ; on y construit une sacristie. Jusqu'en 1707, il n'y eut de sacristie que dans une chapelle, près du chœur du côté de l'Evangile[81] La première pierre de la Sacristie fut posée en 1707, derrière le transept septentrional, sur la cour Chevalier, par André Coustard, receveur des tailles. Il n'y eut aucune cérémonie extraordinaire ; elle fut achevée quatre ans plus tard, en 1711.

En 1772, on amène des reliques de Saint Charles Borromée[82], puis en 1775 de la Vraie Croix[83].

On construisit l'autel de la Sainte-Vierge en 1781.

De la fin de 1793 au 24 avril 1795, l'église est enlevée au culte et servit de magasins à fourrages et d'approvisionnements, quelquefois d'étable.

Article détaillé : Charles-François Dorlodot.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En décembre 1800, Mme Dolse-Garay, avec l'autorisation et sous la direction du chef de l'administration départementale de la Mayenne, loua[90] a une société de catholiques l'ancienne église collégiale Saint-Michel de Laval pendant le temps qu'exigeraient les réparations à faire à l'église de Saint-Vénérand.

L'église Saint-Michel était à cette époque entièrement dépouillée. Une ordonnance[91] du 21 décembre 1800, avait réglé l'administration spirituelle de la paroisse de Saint-Vénérand, desservie en l'église de Saint-Michel de Laval[92]. L'église de Saint-Vénérand, restaurée à l'intérieur et rendue aux prêtres catholiques, devient définitivement l'église de la paroisse. Celle de Saint-Michel, de nouveau abandonnée, sert, pendant les grandes guerres de l'Empire, d'asile aux prisonniers de guerre[93], dont beaucoup mourront.

Après la Révolution française, l'église récupère une chaire du Couvent des Jacobins, ouvrage d'un religieux. L'auteur de ce travail de sculpture, eut l'idée de tracer, sur la face du devant, la vue de la ville de Laval, que, de son couvent, il avait sous les yeux. On aperçoit le vieux château, la grande horloge, détruite au XIXe siècle, le petit château et l'édifice de Saint-Tugal, tels qu'on les voyait alors[94].

Un jubé existait avant la Révolution française ; il fut détruit à cette époque. Un nouveau fut construit par les soins et les libéralités de Mr du Bois de Beauregard[95]. Dès 1557 on parle d'un jeu d'orgues dans l'église Saint-Vénérand. Nous n'avons aucun renseignement sur sa composition. Les listes d'ecclésiastiques de la paroisse font toutes mention d'un organiste attaché à l'église.

Un jeu d'orgue nouveau a été replacé dans l'église en 1834[96].

Entre 1850 et 1854, l'abbé Gérault fait vendre plusieurs retables de l'église car ils ne correspondent pas au style gothique qu'il souhaite donner à son église :

  • le maître-autel, attribué à Tugal Caris, transporté à l'église de Brée ;
  • deux retables adossés aux piliers du transept, transportés à l'église de La Chapelle-au-Grain ;
  • l' autel de Sainte-Madeleine et un autre autel, transportés à l'église de Brétignolles. Jacques Salbert donne l'hypothèse qu'il s'agirait de l'ancien autel Saint-François construit en 1606.

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

La bibliothèque du presbytère de Saint-Vénérand à Laval gardait la chronique manuscrite de cette paroisse par François-Augustin Gérault, qui est aussi le rédacteur du propre du diocèse de Laval, annexé au bréviaire en 1856.

Retables existants[modifier | modifier le code]

Ils subsistent actuellement dans l'église sept retables, dont un du XIXe siècle. 4 d'entre eux datent du XVIIIe siècle. L'ensemble n'est pas significatif du retable lavallois. On compte ainsi :

  • l'autel de la Vierge daté de 1610, et celui de Sainte-Anne, daté de 1606. Ils illustrent les débuts de ce qui deviendra l'école du retable lavallois ;
  • l'autel des Eveques. Il est daté de 1732 ; ses niches supérieures encadrent un vitrail, dans une disposition inspirée par celle du retable symétrique dédiée à Sainte-Anne.
  • les autels de Saint-Jean-Baptiste et de Saint-Joseph, exactement identiques et symétriquement disposés par rapport à l'absidiole d'axe du chœur, sont datés par une inscription de 1743.
  • un autre autel, situé au chevet de l'église, épouse la forme de l'absidiole d'axe. Il pourrait dater de 1748.


Vitraux[modifier | modifier le code]

De belles verrières ornaient autrefois toutes les fenêtres qui éclairaient la nef, les transepts et les latéraux du chœur. Deux seules des anciennes subsistent aujourd'hui dans les deux transepts.

Dans le transept de l'église Saint-Vénérand, deux vitraux du XVIe siècle ont été gardés : La Crucifixion, une œuvre due à Raoul de Nimègues et La Vie de Moïse attribuée à Simon de Heemsce, peintre-verrier situé à Moulay près de Mayenne au XVIe siècle. Les deux vitraux sont successivement restaurées en 1897 par Auguste Alleaume, en 1953 par Max Ingrand, puis en 1995 par Didier Alliou.

En 2005, Michel Soutra a peint La Terre promise pour accompagner Moïse et La Grâce par le corps et le sang du Christ pour aller avec la Crucifixion. Dans le chœur, de chaque côté, l'artiste a créé quatre verrières pour remplacer des vitreries du XIXe siècle, des verres abstraits, de couleurs, très rythmés évoquant les anges et les saints qui montent vers le chœur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Couanier de Launay indique qu' 'Il fallait traverser la chênaie de la Coconnière, où les fâcheuses rencontres n'étaient pas rares. Une fois, pendant l'office, des malfaiteurs avaient pénétré dans le faubourg, en avaient pillé les maisons et s'étaient retirés, emmenant plusieurs prisonniers. Avec une église plus centrale pareil malheur ne pourrait plus arriver.
  2. a remise en avait été faite le 15 mai 1480, entre les mains d'hommes honorables auxquels il avait confié la mission d'aller recevoir ces reliques. C'étaient Pierre Chalot, prêtre, docteur en médecine, chanoine de Saint-Tugal ; Pierre Le Bauld, secrétaire du comte ; Jehan Philippe, prêtre; Noël Guérin, prêtre ; François du Pontavice, écuyer ; Jacob de Lambertye, écuyer ; Antoine Coulonneau, écuyer; Guillaume de Vendel, écuyer; Jean Callenge, écuyer, bailly d'Acquiny ; Jacob Callenge, verdier (vlridarius) d'Acquigny ; Guillaume Callenge, bailli d'Acquigny ; Cosme Roussel, procureur et écuyer. Guy avait fait la demande de ces reliques pour enrichir le chapitre de Saint-Tugal ou toute autre église.
  3. Les habitants songèrent d'abord à la maison de Laurent Pochon, où pendoit l'enseigne de la Seraine mais elle leur parut trop voisine de la rivière. Celle de Bougler, située au carrefour du Puits Rocher, fut rejetée parce qu'elle était trop chargée de rentes, les ressources des habitants n'étaient pas suffisantes pour les rembourser ; elle fut abandonnée.
  4. C'est l'emplacement qu'occupe aujourd'hui l'Hôtel de préfecture de la Mayenne.
  5. L'hôtellerie de feu Jean Dutay qui portait pour enseigne Monsieur Saint-Julien le martir fut achetée de sa veuve, à laquelle on donna une autre maison et une certaine somme d'argent. L'hôtel de Jean Dutay dépendait du fief de Chanteloup, qui appartenait au seigneur d'Hauterive. Celui-ci fut indemnisé au moyen des droits seigneuriaux que le comte lui céda sur le lieu de la Chesnaie, près Thévalles, et par la permission qui lui fut donnée d'ajouter un troisième pilier à sa justice d'Argentré. Les maisons de l'hôtellerie furent abattues.
  6. Macé Chevalier habitait une maison située rue du Pont-de-Mayenne, joignant Saint-Vénérand. On nommait le terrain qui l'entourait Cour Chevalier.
  7. La famille de Chantepie est connue à Laval au XIVe siècle. Ses membres étaient seigneurs de Préaux, de Thubœuf, du But; Jacques était receveur des tailles en 1599; Pierre, capitaine du faubourg du Pont-de-Mayenue, en 1606 ; Renée, mariée à Louis de Brun, fut inhumée le 15 février 1735 aux Cordeliers. Ses armes étaient : d'azur à la croix d'argent, chargée d'une pie de sable, cantonné de 4 besants d'or.
  8. L'hôtellerie Duthay avait été achetée le 20 mars 1467 de Jehan Vaudelet, conseiller en cour laye, demeurant au Mans, pour une rente de 12 livres tournois, dont elle était restée hypothéquée. Monseigneur donna bien pour l'amortissement d'une partie de cette rente 8 livres 10 sols sur sa prévôté de Laval; mais lorsque Macé Chevalier et Michel Haireau, procureurs marguilliers, voulurent se mettre en devoir de commencer les constructions, Jean Vaudelet mit opposition aux travaux pour le reste de la rente.
  9. Il y eut une transaction par laquelle les habitants prirent l'engagement de continuer la rente qui grevait la maison ; à ce moyen Jehan Vaudelet leva l'opposition le 6 décembre 1486 et consentit à ce que Mgr l'évêque du Mans donnât l'autorisation de célébrer la messe dans La chapelle que l'on devait provisoirement construite.
  10. La maison Duthay se trouvait dans les limites du fief de Chantelou, relevant de La terre et seigneurie d'Hauterives. Le comte de Laval donna en échange, au seigneur de cette terre, fief et seigneurie sur le lieu de la Chesnaye, appartenant à Jean Boullain, dans la paroisse d'Avesnières, près le village de Thévalles, et en outre il lui octroya l'autorisation d'ajouter à sa justice d'Hauterives un pilier aux deux qu'il avait auparavant.
  11. Le 20 mai 1490, le comte de Laval fit don aux paroissiens du chef de Saint-Vénérand. Leur nouvelle église fut placée sous l'invocation du bienheureux martyr. Les reliques furent présentées aux habitants processionnellement et portées par les divers chapitres, réunis aux clergés de toutes les paroisses voisines, depuis le château jusqu'à l'église de Saint-Melaine, où elles furent mises en dépôt jusqu'au jour où l'édifice serait propre à les recevoir. On ne tarda pas à les rapporter avec les mêmes cérémonies dans la chapelle qui fut élevée au milieu du chancel en attendant l'entier achèvement de l'église. Guillaume le Doyen dit que, pendant cette translation, Dieu opéra par l'intercession du bienheureux martyr Saint Vénérand, plusieurs miracles qui engagèrent les assistants à de nombreuses offrandes en faveur de l'église.
  12. Jean Pellu était marié à demoiselle Marie Guiard : leur fille unique, épousa, le 1er décembre 1698, François le Clerc, seigneur de Montaudin, fils de Pierre le Clerc du Flécheray, procureur du roi.
  13. Guillaume Ferrant, conseiller d'Anne de Laval.
  14. a et b paroisse de Saint-Jean-sur-Mayenne.
  15. En se réservant toutefois « participation aux prières de l'église avec un Subvenite ou autre suffrage des morts, chaque année aux jours et fêtes dé Saint Venérand, de la Toussaint, Noël el Pâques et le jour du Sacré au retour de la procession, avant l'Introït de la grande messe. »
  16. Ces actes sont signés : Jehan Maillard et Louis Duchemin, marguilliers, René Eumond, Jehan Fournier, Michel de la Court, Guillaume le Balleur, Jehan Lasnier, Jehan Garnier, Jehan Boullain, Pierre Chedasme, François de Launay, Pierre le Clerc, Jehan Boutonnays. Avant la Révolution française, les actes étaient déposés dans le trésor du château de Laval.
  17. Pour se rendre aux sépultures, il fallait l'hiver cheminer « à travers mares et bouillons » s'embourber dans des bas chemins impraticables ; en tout temps traverser la Chesnaie de la Coconnière, ce bois toujours plein d'embûches, de mauvaises rencontres et de sinistres souvenirs. Ajoutez que trop souvent les domestiques profitant de l'absence des maîtres et de la longueur des offices dévalisaient la maison et s'enfuyaient emportant les écus lentement amassés et les effets les plus précieux.
  18. Qu'il avait quasiment de quoi l'acheter : mais que le jardin appartenait à Marguerite Letourneurs veuve de Robin Eumond et que pour rien la bonne femme ne le voulait vendre. Comment l’y décider, que faire ?
  19. La famille Letourneurs est connue à Laval depuis le XIVe siècle. Pierre Letourneur fait aveu le 12 septembre 1438 à Olivier de Feschal, chevalier, seigneur de Marboué, pour raison du lieu et appartenance de la Grignonnière, paroisse de Bonchamp. Marguerite était sœur de Pierre Letourneurs, et le nom de leur père est cité dans un aveu de Monmout, au seigneur de Montchevrier, paroisse de Nuillé-sur-Vicoin. — Jean Letourneur, seigneur du Val, avocat au parlement, épousa le 15 mai 1683 Charlotte Robichon, fille de François, écuyer, seigneur de Laubinière, trésorier général des finances à Tours et de Charlotte Cazet. Leurs deux fils, Jean II Letourneurs, seigneur du Val, et Gilles Letourneur, seigneur de la Borde, formèrent deux branches qui existent encore. Leurs armes sont : d'argent au chevron de gueules, en chef deux merlettes de sable, en pointe une tour de même, soutenue d'un croissant d'azur.
  20. On trouve le nom de Robin Eumond et celui d'Yvon net de la Marche, comme témoins dans un échange qui eut lieu le 23 avril 1453, entre Olivier de Feschal et Jean du Boisgamast.
  21. On tient à son fait à Laval : on ne vend pas volontiers maisons et jardins que l'on a hérités de ses pères : c'est un grand déshonneur. Bien humblement donc, mais énergiquement la veuve Eumond, qui était venue au mandement de son seigneur, refuse de vendre son jardin : c'est le bien de ses pères, ce sera celui de ses enfants : elle ne peut en disposer, elle ne le veut céder à quelque prix que ce soit…
  22. Jules Le Fizelier décrit la scène :

    « On voit la scène éclairée par un pâle soleil d'hiver : le jardin au chevet de l'église avec ses arbres dépouillés : au fond la foule respectueuse mais animée : plus près les notables, les marchands, les prêtres : dans un coin la veuve avec ses enfants refusant toujours mais hésitant déjà. Puis le seigneur comte, priant, insistant, leur faisant remontrance du bien qui adviendra d'avoir cimetière en ladite église… les prêtres à leur tour promettant que à jamais et toujours il sera fait recommandation et prières d'elle et de ses gens. »

  23. « Beaucoup de gens d'église à ce marchant » vont processionnellement chercher la sainte relique : on ne l'exposait que dans les grands jours. On l'apporte dans le jardin : des torches et des cierges sont allumés tout autour. Le peuple se met à deux genoux : on chante les prières sacrées : on invoque l'Esprit-Saint pour qu'il inspire la veuve Eumond et ses enfants… Ce qui arriva. Les objurgations du bon seigneur, les murmures de la foule, tous ces regards fixés sur elle, ces cantiques, ces torches devaient vaincre la résistance de la veuve.
  24. François Hutin était blanchisseur de toiles ; son usine ou son pré avait son entrée dans la rue Creuse. Cette prairie avait conservé le nom de Pré Hutin.
  25. Tous les jours, sur un autel portatif, à haute et à basse voix, d'y administrer les sacrements et d'y faire tous les offices de la paroisse. Il donna en outre, pour deux années, quarante jours d'indulgence à tous ceux qui auraient contribué de leurs deniers à l'édification de l'église et à tous les visiteurs qui assisteraient, la seconde férié de chaque semaine, à la procession et à la messe du jour.
  26. La nef se terminait du côté de la rue du Pont-de-Mayenne, vers l'endroit où étaient les fonts baptismaux, transportés aujourd'hui dans le transept, du côté de l'évangile. Elle avait alors deux travées de moins en longueur. L'espace de terrain qui se trouvait entre la rue et l'église devait servir de cimetière supplémentaire et reçut la bénédiction en même temps que l'église. Du côté du chevet, l'église se terminait vers le lieu où est le grand autel.
  27. Né en 1498, il épousa Adnette Audouin. La famille Le Clerc, est ancienne et importante à Laval et Mayenne, elle y est connue dès les premières années du XIVe siècle, sous le nom de Le Clerc de la Mazure ; ses différentes branches ont porté les noms de la Juberdière, de la Gaudèche, de Monternault, de Beaulieu, de la Roussière et de la Provôterie. — Georges, chevalier, fut seigneur de Villiers en Jublains (1675). Le vicomte de Terchant, les seigneurs de la Rongère et de la Gravelle, assistèrent à l'assemblée de la noblesse du Maine (1789). Les Le Clerc étaient à cette époque seigneurs de Loiron, Saint-Cyr-le-Gravelais et Ruillé-le-Gravelais. Leurs armes sont: d'azur au chevron d'or, surmonté d'an croissant d'argent] au chef d'argent, chargé de 3 molettes de sable. Pour perpétuer le souvenir des services que Guillaume le Clerc avait rendus à l'église, les paroissiens fondèrent à perpétuité, avec l'autorisation de l'évêque du Mans et la permission du comte de Laval, un anniversaire de vigiles et messes à diacre et sous-diacre, à être célébré chaque année dans la nouvelle église, aux dépens de la fabrique, pour lui, ses parents et amis trépassés. On lui fit aussi concession d'un banc, au-dessous du chœur, pour lui, sa femme et ses successeurs.
  28. Jeune homme riche, âgé d'environ 23 ans, fils de Pierre Le Clerc, non encore marié, vint à son aide, mettant à la disposition de la fabrique une somme d'argent suffisante pour lever toutes difficultés. Il se rendit au Mans avec Michel Haireau ; par l'entremise de maître Jean Chantepie, natif de Saint-Melaine et chanoine de Saint-Julien du Mans.
  29. Entrepris
  30. Coadjuteur
  31. Jour de la fête de Saint Sébastien.
  32. Note de Me Foucher, curé de Saint-Michel-de-Feins.
  33. Le procès-verbal, destiné à l'attester, était encore conservé au trésor de la paroisse en 1713.
  34. Le prélat bénit en même temps le terrain situé entre la porte principale de l'église et la rue du Pont-de-Mayenne.
  35. Les noms suivants sont ceux des habitants qui signèrent l'acte de consécration : Prêtres de la paroisse de Saint-Melaine : Jehan Moreau, premier vicaire, Robert Courbusson, sacristain, Jehan l'Huillier, Jacques Chollet, Jehan Guéret, Jehan Hellant. Marguilliers : André Hubert, Michel Haireau. Procureurs: Robert Manjotin, Jehan le Feuvre, Jehan Boullain, Guillaume le Clerc. Paroissiens : noble homme François de la Pommeraie, maître Guillaume Martin, licencié es-lois.
  36. Composée d'honorables hommes : Jehan le Bigot, François de Launay, François le Marouiller, Jehan Chantepie, Guillaume Niteau, Jehan Martin, Jehan Bodin, Tugal Le Conte, Guillaume Hoisnard, Georget Goupil, Guyon L'Anglais, François Tourtault, Mathieu Sollier, Jehan Chartier, Guillaume le Mercier, Gervais Charlot, Jamet Michel, Jehan Gerbouin, Robert Manjotin, André Hubert, Jehan Maillard, François Rebuffé, Jehan Cornuau, Macé Grasmenil, Guillaume Le Sort, Jehan Chevalier, Jehan Cosson, Laurent Bridier, Jehan Gloria, Michau de Bouzienne, Macé Chartier, Jehan Néafles, le jeune, Jehan Guyote, Michel Lirochon, Jehan Grignon, Michel de la Court. Tous faisant la plus grande et la plus saine partie des paroissiens de Saint-Melaine et Saint-Vénérand, dûment assemblés et congrégés au cimetière de la paroisse, au son de la cloche, pour traiter des affaires de la fabrique et spécialement pour accorder l'autorisation en question.
  37. Le dernier travail est celui de la voûte de l'abside sur laquelle on lit encore : Ce superlice lin print. 1563.
  38. André de Quesnay avait eu pour femme Jeanne du Breil. Il était seigneur de La Merveille. Par son testament, en date du 7 septembre 1528, Jeanne du Breil, restée veuve, fonda dans L'église Saint-Vénérand deux anniversaires de quarante messes à être dites à perpétuité, vingt au jour de son décès et vingt au jour de La décollation de Saint Jean Baptiste. Pour l'accomplissement de cette fondation, elle donna à la fabrique, pour fournir d'ornements, pain vin, et chandelles, une rente perpétuelle de huit livres tournoys,qu'elle hypothéqua sur sa maison rue du Pont-de-Mayenne. Cette rente n'a été éteinte qu'au XIXe siècle par Anne Richard de la Mitrie, veuve de Jean-Julien Morin de la Beauluère. Les Richard étaient originaires de la paroisse d'Aron, ancien duché de Mayenne. Jacob, s. de Messey, habitait la terre de ce nom en 1590. Leurs armes étaient : d'azur à une bourse d'or, accompagnées de 3 chefs d'argent 2 et 1.
  39. En reculant le pignon jusqu'à la rue sur ce terrain destiné d'abord à servir de second cimetière.
  40. La générosité des veuves d'André et de Guillaume du Quesnay permit d'entreprendre rapidement les travaux dès le mois de novembre 1522, les ouvriers étaient à l'œuvre en 1530 ils y travaillaient encore
  41. Le premierde cette famille établi à Laval
  42. Nicolas Martin, étant à Angers pour ses affaires, y mourut en 1606 ; il voulut être enterré proche ses père et mère dans l'église Saint-Maurice d'Angers. En 1694, on voyait encore son portrait et son épitaphe contre le deuxième pilier de la nef.
  43. Père de Guillaume Le Clerc.
  44. Un enfeu ou droit de sépulture fut accordé à cette famille, dans la chapelle qu'elle avait fait construire, pour les services qu'elle avait rendus à la paroisse. La tombe de M. Le Clerc de la Roussière, un des derniers qui porta le nom de Le Clerc, est dans le cimetière de la Trappe du Port du Salut, dont il fut le fondateur ; sa fille, mariée à M. du Bois de Beauregard, fut inhumée dans le cimetière des dames trappistines de Sainte-Catherine, comme une des fondatrices de cette maison.
  45. Il donne encore un ornement en damas rouge, pour servir aux plus grandes fêtes. Guillaume fait venir d'Angers la belle image de Pitié avec le véritable portrait de Saint Guillaume.
  46. Les documents écrits fournissent ainsi la date du commencement des travaux du pignon, et un point de repère, 1530, marquant leur état assez avancé pour recevoir la sculpture ils sont malheureusement muets pour les années suivantes, et ne nous donnent pour cette ouvre importante ni un nom d'architecte, ni un compte, ni un devis.
  47. Pour faire ce travail, la moitié d'une rente de soixante sols tournoys, donnée en 1433 à la fabrique par André Manjotin, fut vendue à Gilles Le Meignan, vicaire de la paroisse. Deux vers inscrits sur le haut de l'autel placé dans l'abside, aujourd'hui l'autel de la Communion, font voir que ce ne fut achevé que quinze ans plus tard.
  48. Julienne, fille de M. Loriot et de honnête femme Guillemine Chedasme (Registres de Sainl-Vénérand.) — Jean Le Balleur appartenait à une famille connue à Laval et au Mans, au XIVe siècle. Il était fils de Raoullet Le Balleur et de Françoise Le Camus. Ses armes étaient : de sinople à une montagne d'argent, chargée d'un sauvage couché et appuyé sur une boule; une fasce d'or en devise, soutenant un chef d'azur fleurdelisé.
  49. Jean Le Balleur avait autrefois acheté cette maison de Jean Chedasne. Les procureurs la payèrent 433 écus soleil, en présence de Nicolas Le Lasnier et François Montalembert.
  50. François Montalembert, né le 16 septembre 1555, était le fils de Pierre de Montalembert et de Catherine Le Balleur, parrain Raoullet Le Balleur, marraine Françoise de Launay, veuve de feu Montalembert.
  51. Armes: d'argent à la bande fuselée de gueules accompagnées de six fleurs de lis d'azur, mises en or le, 3 en chef, 3 en pointe.
  52. En outre, de faire dans le lieu le plus apparent un banc de quatre pieds et demi carrés, pour lui et ses successeurs. M. le curé devait être tenu de faire aux quatre grandes fêtes de l'année recommandation du seigneur d'Hauterive, de sa famille et de ses successeurs.
  53. Les Berset vinrent, dit-on, des Flandres, en 1290, à la suite de Béatrix de Gavre, lorsqu'elle épousa Guy IX de Laval. Ce qui est certain, c'est qu'on trouve leur famille installée dès cette époque à Laval, où leur postérité s'est continuée jusqu'au XIXe siècle. Ses armes étaient : d'azur à la bande de gueules chargée d'une rangée de losanges d'argent, accomp. en chef de trois étoiles d'or en orle et en pointe d'un lion d'argent.
  54. Jérômeme Saybouez, Seigneur de la Tigerie, épousa Renée le Clerc, fille de Pierre Le Clerc de la Manourière et de Jeanne Marest. Cette famille Le Clerc était originaire d'Entramnes ; le premier connu, Bertrand, y vivait en 1461. Les Le Clerc du Flécheray étaient une branche. Leurs armes se voyaient au cloître des Jacobins de Laval : d'azur au chevron d'or, trois étoiles d'or en chef et un cœur de gueules en pointe.
  55. René Chantepie avait déjà élevé d'autres autels dans les églises de Saint-Vénérand et des Jacobins.
  56. Il est établi au Faubourg du Pont-de-Mayenne au début du XVIIe siècle à Laval.
  57. Son frère François était aussi sans doute architecte, et assisté son frère dans ses chantiers. Son origine est inconnue que ce soit de l'Abbé Angot ou de Célestin Port. Il est candidat en 1624 à la succession de Germain Gaultier au Palais du Parlement de Bretagne. En 1627, son nom figure dans la requête de Thomas Poussin parmi plusieurs architectes dont Léonard Malherbe qui auraient travaillés pour Poussin. En 1629, il est installé à Vitré où il meurt le 2 juillet 1630.
  58. Fils d'Adrian Le Balleur et mari de Catherine Gaudin.
  59. a et b Nécrologe d'Antoine Berset
  60. Note de Me Faisant-Dubourg, curé de la paroisse de Saint-Vénérand.
  61. Une Vierge à l'Enfant, Saint Sébastien et Saint Vénérand
  62. Louis Pichot, Seigneur de la Poitevenière, paroisse de Montigné. Sa femme se nommait Geneviève Rapin.
  63. Jean, fils de Pierre de Chantepie, seigneur de la Motte et de Renée Rallier, naquit le 13 juin 1604. Parrain Pierre de Chantepie, seigneur du But, grand-père, marraine Jeanne Bordier, dame des Touches. Il épousa Renée Marest et fut seigneur de Tubœuf, paroisse de Nuillé-sur-Vicoin, en 1634.
  64. Elle est bouchée depuis la suppression du retable en 1855, par l'Abbé Gérault. L'autel coûta la somme de 1200 livres : les statues, le tableau et les dorures coûtèrent plus de 1445 livres.
  65. La famille Coustard est originaire du Mans, André, fils de René et de Marie Marthine, naquit dans la paroisse Saint-Benoit et acheta en 1676, l'office de conseiller du roi ; il fut receveur des tailles à Laval et en 1708 secrétaire du roi près le parlement de Pau. Il mourut le 18 septembre 1712, ayant été marié deux fois : 1° à Marie Le Bouvier; 2° à Renée Turpault. Son fils (de Marie Le Bouvier) François Coustard de Souvré, écuyer, conseiller du roi, receveur des tailles et maitre particulier des eaux et forêts de Laval, naquit en 1671. Alliances : Hardy de Lévaré, de Pelisson de Gennes, de Meaulne, Le Clerc de la Roussière, du Mans de Chalais, d'Aubert. Les armes de la famille sont : d'azur au chevron d'or, accomp. de 3 losanges de même, 2 en chef et 1 en pointe, sur un croissant d'argent.
  66. Marie Guérin appartenait à la famille qui fonda en 1396 la Chapelle aux Guérins, dans l'église de la Trinité de Laval : elle était fille de Guillaume Guérin, qui, comme sénéchal d'Entramnes, y tint les plaids le 28 octobre 1414
  67. Cet ornement, et d'autres du môme temps, était l'œuvre de Gabriel Bouffard, brocheur à Angers
  68. Les Davazé étaient originaires de Avazé, paroisse de Vautorte. Jean, le premier connu, épousa en 1404 Jeanne Chenu, d'où trois fils jumeaux, savoir Jean, Robin et Tieubot, auteurs des différentes branches de cette famille. — Armes : d'azur à une autruche d'argent.
  69. Le premier du nom de Perrier, fut Jean, vivant à la fin du XVe siècle et le dernier le révérend-père Léon Perrier du Coudray, jésuite, otage, tué pendant la Commune de Paris.
  70. Par accord entre eux, il fut convenu que les chanoines viendraient chaque année processionnellement le lundi gras en l'église de Saint-Vénérand, qu'ils y chanteraient un répons et ensuite célébreraient la grande messe.
  71. L'acte est signé de : MM. Daniel Fréard, l'ancien chanoine, François Labbé, Michel Péan, Nicolas Herbert, Guy Peslier, Philippe de Réclesne, Claude Bruneau tous chanoines du Cimetière-Dieu.
  72. La châsse donnée par André Transon contenait 1° Une partie de vertèbre de l'épine dorsale de Saint Denis. 2° Une partie du petit ossement de la jambe de Saint Quirin. 3° Une partie du petit ossement du bras de Saint Marcel. 4° Une partie de l'os de la jambe de Sainte Libérane.
  73. La châsse donnée par Eumond contenait 1° Un os du coude de Saint Marcellin (Cubitus.) 2° Un os du bras de Saint Inconde (Humérus.) 3° Un os de la jambe de Saint Juste (Tibia.) 4° Un os du talon de Saint Césaire (Calcaneum.)
  74. Pour perpétuer la mémoire de cette fête, l'évêque voulut que chaque année le premier dimanche du mois de mai, s'il ne se trouvait point de fête double, l'office de ces Saints fût fait dans l'église Saint-Vénérand, en prenant dans le nouveau bréviaire l'office du commun des Saints.
  75. Jean Bidault, Seigneur des Landes, fils de Jacques et de Anne Verger de la Réauté, fut baptisé le 16 avril 1660 et se maria à Louise Martin des Roches. Il était avocat.
  76. Fils de Jean, Seigneur des Mazures et de Jeanne des Vallées, épousa, le 22 septembre 1684, Marie Débonnaire, fille de Me Estienne Débonnaire, Seigneur de la Fraudière, eslu, et de Barbe Le Meignan.
  77. Pour augmenter et élargir la dite église et la faire et parfaire tout ainsy que la chapelle Saint-Laurent vis-à-vis, faire une arcade pareille à celle qui est proche l'autel Saint-François, monter les deux costières qui sont encommencées de la mesme haulteur de ladite chapelle, déposer le grand vitrail et le replacer sur le pignon neuf au bout (fors le verre et plombure qui seront déposés et reposés par un vitrier que choisiront les marguilliers à leurs despens, et sera tenu ledit Langlois de garder les mesmes mesures des vitres sans augmentation ny diminution), parachever ledit pignon neuf, faire les deux chevrons brisés de tuffeau sur le pignon et ledit entablement le long des costières, faire un petit vitrail de tuffeau pareil de celuy qui est à l'autre costé au droit de l'autel Saint-Laurent, le tout conformément à ladite chapelle Saint-Laurent, qui sert de desseing et patron à ladite convention et outre de faire un mur de reffent pour closreladite chapelle neufve dessoubs l'arcade en attendant que l'on puisse continuer une autre chapelle vis-à-vis de celle de saint Hyerosme. Il est entendu que Langlois ne sera pas responsable de ce qui pourrait arriver si les ondations étaient mauvaises « l'ouvrage n'ayant pas été par luy encommencé » on lui fournira le bois pour échafauder et tous les matériaux nécessaires mais il devra utiliser les pierres du pignon où se trouve le grand vitrail et tout le sable qu'il en pourra tirer il recevra 550 livres tournois. Un ancien compte de la fabrique, conservé dans les minutes du notaire René Chevalier, porte que Langlois lut chargé de « faire et continuer l'ouvrage du nouveau croison sur les fondemens qui auront esté pris et eslevés à hauteur (le douze à quinze pieds, déposer le grand vitrail et le reposer sur le pignon neuf qui seroit basti par ledit Langlois, faire un vitrail neuf de tuffeau et une arcade pareille à celle qui est entre l'autel Saint-François et Saint-Jérosme, » etc.
  78. Pour reconnaître ces libéralités, les marguilliers de Saint-Vénérand firent placer, dans la chapelle Saint-André, bénite en 1597, un banc pour Monseigneur l'évêque de Vabres, abbé de Clermont, tant pour lui que pour ses successeurs dans l'abbaye. Abbé Gérault, Histoire manuscrite de Saint-Vénérand.
  79. Sur les dessins de M. Possard, prêtre. Le prix en avait été fixé à 700 livres, il était déjà posé et on avait payé d'avance une somme de 206 livres.
  80. Ce travail nécessita le dérangement de la tombe de Guillaume Le Clerc. Pour avoir un carrelage uniforme, on fut obligé de la reculer. Ses descendants possédaient dans cette chapelle un enfeu qui leur avait été accordé en reconnaissance de leur libéralité envers l'église. Léon de Séverac, alors prieur-curé de Saint-Melaine et Saint-Vénérand et Monsieur Matagrin, procureur de la fabrique, s'adressèrent aux représentants de la famille qui étaient MM. du Plessis-Mongenard, mari de dame Jeanne Le Clerc de la Provôterie, Le Clerc de la Roussière,Le Clerc des Gaudèches et Hardy de Lévaré, afin d'obtenir leur consentement au déplacement de la pierre qui recouvrait le lieu de sépulture de la famille tout en lui conservant son droit d'enfeu dans le chœur du même côté, comme par le passé. La famille ne refusa pas l'autorisation et le tombeau des Le Clerc fut maintenu malgré l'agrandissement du chœur.
  81. Cette chapelle fut voûtée en 1706 et on obtint l'autorisation d'y ériger un autel ; on songea alors à la construction d'une nouvelle sacristie.
  82. Le six decembre mil sept cent soixante douze après le benediction faite par l'abbé frere Charles Jean Matagrin prêtre chevalier de Malte et chanoine de Saint Jean de Latran de Paris en vertu de la permission à lui accordée par monsieur l'abbé Paillé vicaire general le premier decembre presente année de la relique de saint Charles Borromée, et après avoir pris lecture du procès verbal dressé à l'officialité du Mans qui declare et reconnoit l'autenticité de laditte relique prise en bon lieu par ledit abbé Matagrin qui selon la permission à lui accordée en a fait present à notre eglise ; nous nous sommes transportés processionnellement à l'eglise collegiale de Saint Michel où laditte relique etoit exposée à la veneration publique, et l'avons transferée solemnellement à une heure après midi dans notre ditte eglise de Saint Venerand pour etre conservée dans le thresor de laditte eglise. De tout quoi avons dressé le present procès verbal en presence dudit abbé Matagrin et des messieurs du clergé qui ont signé avec nous.
  83. L'an de grace mil sept cent soixante quinze le dix neuf fevrier, après la convocation generale faitte dans la chaire de Saint Venerand, et par invitation particuliere de tous les corps seculiers et reguliers de notre paroisse, nous prieur curé de Saint Venerand de laval nous sommes en l'assistance de notre clergé, precedé des reverents peres dominiquains, capucins, cordelliers, l'hôpital Saint Louis et l'hôpital general de cette ville, accompagné d'un grand nombre des plus notables citoyens, tenant en main des flambeaux, transportés processionellement, en chantant le Veni Creator, dans l'eglise de Saint Michel où nous avons trouvé un reliquaire d'argent en forme de croix contenant une portion de la vraïe croix de notre seigneur jesus christ, mise et enfermée dans une petite croix de cristal, ornée d'un filigrane d'argent, attachée d'un fil de soye couleur rouge ; munie du sceau d'illustrissime et reverendissime Charles Joseph Capra evêque d'Aquino (ou en latin Aquensi) comte et prince du Saint empire romain, verifiée au Mans le neufvieme fevrier presente année, par Mr Cabrieres vicaire general de ce dioceze, et renfermée avec le procès verbal de verification dans le susdit reliquaire sous un double sceau des armes de Mgr Louis André de Grimaldi prince de Monaco evêque du Mans exposé sur le grand autel de Saint Michel par un prêtre de la paroisse, qui l’a apporté depuis Mr le prieur jusqu'à Saint Michel l'etolle au col avec le bedeau tenant un cierge allumé dans un falot. En consequence du don et present que Mr François Perier de la Raciniere a bien voulu faire à notre paroisse de Saint Venerand de ladite relique et du reliquaire avons transferé, après avoir donné la benediction l'un et l'autre dans notre dite eglise sur un brancard porté par nos vicaires et diacres, accompagné comme cy dessus de notre clergé et communautés, precedés et suivis d'une multitude innombrables des peuples chantant les hymnes convenables à la solemnité entonnés par nos chantres revétus, de même que tout le clergé, des ornements propres et convenables à la solemnité. Etant arrivé à notre dite eglise nous avons placé et exposé, après en avoir fait l'adoration, ladite relique sur le trône destiné a l'exposition du très Saint Sacrement, pour y recevoir pendant le jour les hommages des fidèles. Après la messe et les vespres solemnelles, un de nos prêtres a porté la dite relique, l'etolle au col, avec deux enfants de chœur tenant un flambeau, à l'autel de la communion pour être adorée du peuple. A cinq heures le clergé s'est assemblé pour donner la benediction, après quoi nous avons publiquement et authentiquement renfermé ladite relique dans un sacraire preparé à cet effet, pour y être conservée à perpetuité et y servir à l'edification des fideles, soit en l'exposant publiquement, soit en la portant dans les processions solemnelles comme il avisera bon à ceux qui auront pouvoir et authorité. De tout quoi nous avons dressé le present acte pour servir a la posterité de temoignage de l'authenticité de la susdite relique et ce en presence des soussignés.
  84. On ignore son poids.
  85. Un compte de 1631, conservé aux Archives de la Mayenne (E. 357), mentionne le payement de 266 1. à Nicolas Bourgeois et Mathurin Couret, fondeurs de cloches, pour avoir fondu la grosse cloche qui était cassée.
  86. Epoux de Louise Fréart, le 18 janvier 1580. Guy Chapelet, né le 19 avril 1548, fut enterré le 27 février 1631.
  87. Fille de Pierre Le Clerc de la Manourièrc et de Jeanne Marest.
  88. Nécrologe d'Antoine Berset.
  89. L'an de grace mil sept cent soixante sept le vingt huit octobre en consequence de la permission à nous adressée par Monsieur de Follope vicaire general de monseigneur l'evêque du Mans en datte du dix huit present mois signée Follope vic.gen., nous soussigné prieur curé de cette paroisse declarons avoir beni la grosse cloche de cette paroisse qui a eté nommée Marie par très haut et très puissant prince Jean Bretagne Charles Godefroy de la Tremoille comte de Laval et par très haute et très puissante princesse Marie Maximilienne Louise Emmanuelle Françoise Sophie de Salin duchesse de la Tremoille seigneurs patrons et fondateurs de cette paroisse representés par monsieur maître François Le Clerc de La Galoriere seigneur de la paroisse d'Ahuillé et autres lieux, avocat fiscal au siege ordinaire du comté pairie de Laval et par dame Madeleine Salmon son epouse fondés des (sic) procuration à cet effetpar leurs altesses, le tout en presence de messieurs duclergé soussignés avec Mre Jacques Michel Prudhomme dela Boucherie sindic et deputé du clergé, messieurs NicolasPrudhomme procureur marguiller en exercice et Joseph Duchemin Dauvais procureur honoraire.
  90. Suivant bail attesté de Me Josset, notaire a Laval.
  91. Effectuée par l'abbé Duperrier.
  92. Dont le personnel se composait de l'abbé Grippon, vicaire de Notre-Dame de Sablé, desservant, remplacé plus tard par l'abbé Alexandre-Marie Guérin de la Roussardière, ancien curé de Saint-Vénérand et chanoine de Saint-Michel avant la révolution, des abbés Latour et Danguy, vicaires, et Morin, prêtre-sacristain, auxquels s'étaient joints plusieurs autres ecclésiastiques encore sans destination.
  93. Certains sont très jeunes, entre 18 et 19 ans.
  94. C'est le plus ancien tableau que nous ayons de la vieille ville de Laval. Une gravure, d'après un dessin Jean-Baptiste Messager, donne, dans l'ouvrage de Jacques-Ambroise Duchemin de Villiers, une copie du panneau de cette chaire où se trouve cette vue '.
  95. Fils de Michel du Bois de Beauregard et de Renée-Sophie Moraine de la Motte, né en 1773, mort en 1851, épousa Marie-Renée Le Clerc de la Roussière et ne laissa pas de postérité. — Armes : d'argent au lion d'azur, une fasce de gueules brochant sur le tout.
  96. I1 fut fait par Gadeau, facteur d'orgues. La menuiserie fut exécutée par Raimbaud, menuisier à Laval. Des réparations importantes y ont été faites, en 1855, par la maison Ducroquet ; on y a ajouté plusieurs nouveaux jeux.
  97. Suivant les notes de Julien MOrin de la Beauluère
  98. Il est cité dans une charte comme ayant traité avec Guy VIII, seigneur de Laval, de 1267 à 1295.
  99. Guy IX de Laval, par une lettre donnée à Laval le mardi après la fête Saint-Vincent de l'an de grâce 1301, lui confirme les acquisitions que lui-même ou ses prédécesseurs auront faites
  100. Un décret de Jean d'Hierray, évêque du Mans, du 11 août 1439, unit une prébende du chapitre Saint-Michel au prieuré-cure de Saint-Melayne. Jehan le Poitevin fut le premier prieur qui jouit de la prébende ; il remplaçait M. de la Valette-Brochard, chanoine décédé.
  101. Le 22 avril 1450, il transige à l'amiable avec André du Val (Andréa de Valle) administrateur de l'aumônerie de Saint-Julien de Laval. Un arrêt rendu en 1468 par Louis XI, règle certains droits entre Guillaume le Bigot et Jeanne de Landivy, veuve de Jean de Villiers, seigneur de Chantelou, au sujet de vignes dans le fief de Saint-Melaine. Il était religieux de Saint-Augustin et mourut en 1517
  102. Il vivait dans le commencement des constructions de l'église ; Guy XV de Laval, comte de Laval, par lettre du 3 juin 1494 « pour pacifier un débat survenu entre l'abbaye de Toussaint et le prieuré des Jacobins nouvellement érigé afin que le dit couvent demeure quitte tant de ses droits d'offrandes et d'oblations, intérêts de dimes que de funérailles, et aussi de dix sols de rente que le prieur de Saint-Melaine prenait sur certaines maisons qu'il fit abattre et où est assis le portail du couvent, donne au prieur Jean le Bigot, à perpétuité, la somme de 15 livres tournoys de rente. » Dans cet acte on donne à Jean le Bigot le titre de prieur commendataire du prieuré de Saint-Melaine. Il mourut en 1502 en cour de Rome
  103. Grand doyen du Mans, 1502-1517. Prieur-curé de l'église paroissiale de Saint-Melaine de Laval.Une enquête est faite le 6 juillet 1514, à la requête de Lezin Cheminard et de noble homme Geoffroy Rayne et dame Thomine de Villiers, son épouse, seigneur d'Hauterives et de Villiers, pour déterminer les terres où les seigneurs d'Hauterives avaient l'usage des dîmes de froment et de bled dans la paroisse de Saint-Melaine. Mort en 1517.
  104. Prêtre de l'ordre de Saint-Augustin. Il fut pourvu du prieuré et de la cure de Saint Melaine étant encore étudiant en l'Université d'Angers, en 1518. Il reçut une longue instruction pour le soutien de ses droits, comme chanoine, tant pour lui que pour son vicaire ou représentant. Il donna procuration en 1526, pour faire en son nom foi et hommage au seigneur de Thucé et de Brétignolles. in acte du 6 décembre 1533 constate que Robert de Dureil peut, substituer un chapelain pour servir en son absence au chapitre du Cimetière-Dieu. En 1542 il transige devant Julien N., notaire de la Court de Laval, avec Messire Jean du Bellay, seigneur de la Flotte, Hauterives, Chantelou, etc., pour les dîmes du prieuré et la grande dîme de la Guiterie. En 1551, il fulminait, un monitoire contre les détenteurs de ses biens et de ses droits. Noble, vénérable et discret frère Robert de Dureil fait aveu à Chanteloup pour des terres dépendant de son prieuré. Robert de Dureil, fonda par acte en date du 4 août 1565, une solennité à Saint-Michel en l'honneur de Saint Robert, Sainte Barbe et Sainte Geneviève.
  105. Chanoine de Toussaint. André Thébauld, son procureur, fit le 12 mars 1574, une déclaration au plaid de Thévalles et du Breil aux Francs pour les terres du prieuré de Saint-Melayne qui en dépendaient. Léon Martin était procureur fiscal de Thévalles
  106. Il remplaça en 1586 par un reliquaire en cuivre argenté le reliquaire en bois qui renfermait le chef de Saint-Vénérand. Le 9 juin 1584, il accompagnait les habitants de Laval qui se rendaient en pèlerinage à Evron, pour implorer la précieuse relique contre la peste qui régnait dans la ville et y faisait de grands ravages. Jehan Rebuffé mourut de mort subite le 18 avril 1587
  107. Noble et vénérable personne Jean de la Court, maître d'école, chanoine de l'église d'Angers. Nommé au prieuré-cure de Saint-Vénérand, sous le bon plaisir du Saint Père. Il changea avec François de Charnacé, pour le prieuré-curé d'Estriché. Par acte devant Quetin, notaire apostolique de la ville d'Angers, du 19 octobre 1587
  108. Fils de noble homme Mathurin de Charnacé et de Françoise des Rotours, né dans la paroisse de Champigné, entre Sarthe et Mayenne, diocèse d'Angers. Claude d'Angennes, évêque du Mans, le fit, par lettres du 3 décembre 1594, doyen rural de Laval. Le 19 octobre 1587, maître François de Charnacé, prieur-curé d'Estriché, diocèse d'Angers, fit accord avec Jean de la Court maistre d'escolle et chanoine d'Angers, pour le prieuré-cure de Saiut-Melaine. Ils firent échange de leurs prieurés. — Le 23 septembre 1596, il donna quittance d'une rente de blé seigle, due par Saint Melaine à l'abbaye de Toussaint d'Angers. — Le 3 janvier 1597, il donna un bail de la ferme de la Saulaye, en Montflours et s'avoua sujet de la syrie de Chanteloup, pour certaines pièces de terre de son prieuré. — Le 14 mai 1601, André Thibauld, notaire apostolique, vint à Laval, et devant lui Pierre Tartroux, archidiacre de Laval, résigna son archidiaconat en faveur de F. de Charnacé.
  109. Docteur en théologie. Résigne à son neveu. Dans son testament de 1622 (Archives de la Mayenne, E. 353) Jean Pelier demande à être inhumé dans le chœur de l'église Saint-Vénérand, son corps porté par des prêtres en surplis ; les pauvres porteront 13 torches, 7 cierges de cire et 5 pots à encens. Après avoir fondé divers services et obits, il institue en l'église de Soulgé-le-Bruant, où il a été baptisé, une messe, une procession et un salut du T. S. Sacrement, le premier jeudi de chaque mois, désignant Les hymnes et mots que l'on devra chanter
  110. Il était chanoine de Saint-Michel et avait pour armoiries : de gueules appelles d'argent en sautoir — En 1650, il préside à l'installation des religieuses hospitalières venue de La Flèche.
  111. Abbé de Toussaint. Il ne résida pas à Laval ; ses fonctions curiales furent conférées à un vicaire. En 1666, il se démit en faveur de Jacques Desloges.
  112. Neveu de l'évêque d'Auxerre, et chanoine do sa cathédrale, avait, par l'autorisation de la cour de Rome, permuté avec Charles Testu de Pierre-Basse, abbé de Toussaint. Il fut maintenu dans la cure de Saint-Vénérand et le prieuré de Saint-Melaine, par arrêt du 1er septembre 1600, contre les prétentions de Michel Chené, docteur en théologie, de la faculté de Paris, soutenu par Guy Peslier, sieur de la Lande, lieutenant général on l'élection de Laval, héritier de Jean et Jacques Peslier, son frère et son oncle. En 1698, il reçut pouvoir de bénir le tabernacle de l'autel de la Communion. Jacques des Loges mourut le 21 août 1710, âgé de 85 ans.
  113. Chanoine régulier de Toussaint. Il plaça l'aigle pour le lutrin sur un piédestal de marbre le 23 septembre 1712. Les chanoines de Saint-Michel voulurent, à la fête du Saint-Sacrement, innover, en 1713, une nouvelle procession à la chapelle de la Coconnière. M. le prieur s'y opposa, sans cependant assignation ni sommation. Les chanoines se rendirent sur la simple observation que ce serait empiéter sur les droits de la cure. Ils voulurent faire définir la prébende de leur chapitre annexée autrefois au prieuré-cure de Saint-Melayne et de Saint-Vénérand. Jean le Geay, chanoine, avait dès 1711, été envoyé à Paris, solliciter cette désunion ; Mgr l'évêque du Mans avait, en 1714, arrangé l'affaire. Les prétentions du chapitre se renouvelant, ils intentèrent un procès contre l'union de ce canonicat. Maître Julien Beaudouin, chanoine, retourna à Paris le 11 mai 1716, afin de pousser le procès. Un arrêt du mois d'août suivant, rendu en faveur de Jean Raybaud, prieur-curé de Saint-Vénérand et de Xavier de Bussy, abbé commendataire de l'abbaye de Toussaint d'Angers, confirma l'union et déclara que madame la marquise de Coigny, dame de Poligné, n'était pas recevable pour appel comme d'abus *. Par une transaction du 29 juillet 1748, approuvée par Mgr Pierre Rogier du Crévy, évêque du Mans, ratifiée le 8 août suivant par Xavier de Bussy, les habitants du Pont-de-Mayenne accordèrent à Jean Raybaud, qui demandait une maison presbytérale, une somme de cinq cents livres pour la construction d'une huitième maison canoniale du chapitre du Cimetière-Dieu
  114. Chanoine régulier de Toussaint. Il obtient en 1729, de Mgr Charles-Louis de Froullay, évêque du Mans, diverses autorisations concernant l'exposition du Saint-Sacrement, les bénédictions du jeudi et d'autres fondations. Mort le 22 octobre 1741, âgé de 57 ans.
  115. Chanoine de Toussaint, mort en 1742.
  116. Chanoine de Toussaint, mort le 11 janvier 1744, âgé de 57 ans. Pendant la courte vacance, la paroisse est administrée par Pierre du Bray.
  117. Ancien prieur de Sainte-Marie-du-Bois. Mort le 5 octobre 1786, âgé de 77 ans.
  118. Né en 1737, paroisse de Saint-Sulpice, près Château-Gontier, chanoine régulier de Toussaint d'Angers. Refuse, avec ses vicaires, le serment à La Constitution. Déporté en Angleterre, en 1792, revenu en 1801, réintégré dans ses fonctions. Mort en 1809
  119. curé de Saint-Chéron, près Sillé-le-Guillaume, vicaire épiscopal de Noël-Gabriel-Luce Villar, curé d'Oisseau jusqu'à la Terreur, s'établit à St-Vénérand. Il signe, en qualité de membre du presbytère, la lettre qui annonçait que d'Orlodot était nommé évêque
  120. né en 1738 à Margis, diocèse de Sens, cordelier à Laval ; en 1791 curé jureur de l'Huisserie; en 1795 un des assermentés établis à Saint-Vénérand.
  121. né vers 1742, religieux cordelier ; après la Terreur se joignit aux assermentés de Saint-Vénérand. Julien-Jean Roche, curé depuis 1780, né à Laval, resta dans sa paroisse de Soulgé-le-Bruant, jusqu'à la Terreur; alors il envoya à l'administration du district tout le mobilier de son église et se retira à Laval, où il fut sergent de la garde nationale. En 1795 se réunit aux assermentés qui exercèrent leurs fonctions à Saint-Vénérand. Il suivit les soldats qui marchaient contre les Chouans à lors de la Bataille de la Hennerie et fut tué au commencement de l'action.
  122. capucin, gardé à Rennes. Curé jureur de St-Berthevin en 1791, y resta jusqu'à la Terreur ; habitait Laval et faisait le service de garde national. Vers 1796 se joignit aux assermentés de Saint-Vénérand
  • Citations de Guillaume Le Doyen, (° ~ 1460 Laval - † ~ 1540 Laval), notaire, chroniqueur, poète mayennais du XVe siècle :
  1. : (1537) Lequel a mys de moult grant payne
    A les tirer de ce Bas-Maine,
    Tellement que leur revenu,
    Quoiqu'il soit et gros et menu,
    A esté mys es mains du Roy,
    S'ilz n'y pourvoint par aultre arroy

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]