Église Saint-Pierre de Menet

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Église Saint-Pierre de Menet
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L'église Saint-Pierre de Menet.
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Diocèse
Paroisse
Paroisse Saint-Luc-du-Nord-Cantal (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées

L'église Saint-Pierre est une église catholique située à Menet, dans le département français du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre est située dans l'ouest de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le nord du département français du Cantal, au cœur du village de Menet[1], en bordure de la route départementale 36.

Historique[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre est un ancien prieuré dépendant de celui de Saint-Rémy et Saint-Germain de Bort. Relevant du diocèse de Limoges avant 1317, il passe à l'évêché de Clermont lors de la division du diocèse d'Auvergne à cette date puis à celui de Saint-Flour en 1790[2].

Le bâtiment, de style roman, date du XIIe siècle.

Les deux chapelles, au nord et au nord-ouest, datent probablement des XVe et XVIe siècles. Celles du sud sont plus tardives, sans doute du XIXe siècle. La grosse cloche est datée de 1615.

Un porche qui devançait le portail ouest a été démoli au XIXe siècle et remplacé par un pignon découvert, percé d’une baie qui abrite une petite cloche, tandis que deux statues en fonte peinte représentant saint Pierre et saint Roch ont été placées sur les colonnes de l’ancien porche. Une statue en fonte de la Vierge Marie a été installée sur l’acrotère du pignon, sans doute à la suite de la mission de 1870, si l'on en croit l'inscription[2].

En 1965, le clocher, endommagé par la foudre, a été coiffé d’une boule pinacle en trachyte et un vitrail est ajouté au fond de l'église, Le filet de Saint Pierre, de Théodore Strawinsky.

En 1998, d’importants dégâts ayant été constatés sur la charpente du clocher et l’ensemble des toitures et façades, les services de la Direction régionale des Affaires culturelles ont commencé à étudier les travaux nécessaires à leur restauration.

Une étude préalable, réalisée en 2000 par l'architecte des bâtiments de France, débouche sur d’importants travaux de restauration des façades et de la toiture de 2009 à 2011[2].

Le portail.

Statut patrimonial[modifier | modifier le code]

L'édifice est classé en totalité au titre des monuments historiques en 1922[1].

Architecture[modifier | modifier le code]

La nef à trois vaisseaux comporte trois travées voûtées d’un berceau en plein cintre à doubleaux. Les collatéraux sont voûtés en demi berceaux[2].

La croisée du transept, qui se reconnait seulement parce que son recouvrement est différent de celui de la nef, est couverte d’une coupole octogonale percée d’un oculus, surmontée d’une tour-lanterne, type de construction rarissime en Haute-Auvergne[2]. Les toitures sont couvertes de lauzes.

L'abside en cul-de-four est ornée d’une arcature à sept arcs sur colonnettes.

L’ensemble de l’édifice est bâti en pierre volcanique, un trachyte gris clair local (la pierre de Brocq), avec quelques blocs de brèche brune[3].

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Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]