Église Saint-Pierre-aux-Bœufs de Paris

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Église Saint-Pierre-aux-Bœufs
Façade occidentale de l'église Saint-Séverin où le portail de Saint-Pierre-aux-Bœufs a été remonté en 1839.
Façade occidentale de l'église Saint-Séverin où le portail de Saint-Pierre-aux-Bœufs a été remonté en 1839.
Présentation
Culte Catholique romain
Rattachement Archidiocèse de Paris
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 51′ 14″ nord, 2° 20′ 56″ est

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Église Saint-Pierre-aux-Bœufs

L'église Saint-Pierre-aux-Bœufs est une ancienne église de Paris, située dans l'Île de la Cité, près de la cathédrale Notre-Dame, dans l'actuelle rue d'Arcole.

Historique[modifier | modifier le code]

La fondation de l'église Saint-Pierre-aux-Bœufs remonte au Moyen Âge. Le nom viendrait d'un marché de boucherie établi à proximité. On raconte également qu'un matin où le Saint-Sacrement sortait en procession de cette église, tous les passants s'agenouillèrent. Deux bœufs qui, conduits à l'abattoir, passaient aussi, s'agenouillèrent également[1]. À la suite de cela, deux têtes de bœufs furent sculptées sur la façade de l'église.

En 1292, la circonscription de cette paroisse s'étend dans la rue Saint-Pierre-aux-Bœufs, la rue des Deux-Hermites, la rue Cocatrix, la rue de Perpignan et la rue des Trois-Canettes[2]. Ces rues ont disparu en 1867 avec la construction de l'actuel Hôtel-Dieu.

L'église des mariages clandestins[modifier | modifier le code]

Pendant l'Ancien Régime, l'église Saint-Pierre-aux-Bœufs fait partie de ces quelques paroisses où se marient secrètement les futurs conjoints qui n'ont pas obtenu le consentement de leurs parents.

Ainsi, c'est dans cette église que, le 28 octobre 1648, Louis de Buade de Frontenac (1622-1698), futur gouverneur de la Nouvelle-France, épouse Anne de la Grange-Trianon (1632-1707)[3].

C'est également ici que se marie le philosophe Denis Diderot (1713-1784) avec Anne-Toinette Champion le 6 novembre 1743[4].

Le poète fontenaicastrien Nicolas Gilbert (1750-1780) fut inhumé dans la grande cave de Saint-Pierre-aux-Bœufs le 17 novembre 1780.

Démolition et vestiges[modifier | modifier le code]

Tympan du portail remonté sur l'église Saint-Séverin.

Située au no 7 de la rue Saint-Pierre-aux-Bœufs, l'église Saint-Pierre-aux-Bœufs fut supprimée en 1790. Elle devint propriété nationale puis fut vendue le 8 fructidor an IV[5] à un tonnelier qui en fit son magasin vers 1812[6]. Elle fut finalement démolie en 1837 lors des travaux de la rue d'Arcole.

Au moment de la démolition de l'église, le portail est sauvé et remonté en 1839 par l'architecte Lassus devant l'église Saint-Séverin dont il forme aujourd'hui le portail occidental.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Connaissance du vieux Paris, Rive gauche et les îles, Paris, Éditions Princesse, 1979, p. 15.
  2. Hercule Géraud, Paris sous Philippe le Bel d'après des documents originaux et notamment d'après un manuscrit, Paris, Crapelet, 1837, p. 419.
  3. Auguste Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, Henri Plon, 1872, p. 622.
  4. Auguste Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, Henri Plon, 1872, p. 495.
  5. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Paris, Félix Lazare, 1844, p. 31.
  6. J. De La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris... accompagné d'un plan de Paris, Chez J. de la Tynna, (lire en ligne), p. 371