Église Saint-Nicolas (Bruxelles)

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Église Saint-Nicolas
L'église Saint-Nicolas, la « Maison de Goude Huyve » et les maisons adossées à sa façade méridionale
L'église Saint-Nicolas, la « Maison de Goude Huyve » et les maisons adossées à sa façade méridionale
Présentation
Nom local Saint-Nicolas de la Bourse
Culte catholique
Rattachement Archidiocèse de Malines-Bruxelles
Début de la construction XIIe siècle
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Bruxelles-Capitale
Ville Bruxelles
Coordonnées 50° 50′ 52″ nord, 4° 21′ 06″ est

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Église Saint-Nicolas

Géolocalisation sur la carte : Bruxelles

(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Église Saint-Nicolas

L’église Saint-Nicolas de Bruxelles, construite vers 1125, est l’une des quatre premières églises de la ville de Bruxelles et la mieux conservée dans ses développements successifs. Étant voisine du Palais de la Bourse, elle est communément appelée Saint-Nicolas de la Bourse.

Premières églises bruxelloises[modifier | modifier le code]

Origine de l’église Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

Proche de la Senne Saint-Nicolas était l’oratoire du quartier des marchands et de ceux dont les activités dépendaient du petit port fluvial. (Saint Nicolas, évêque de Myre, est le saint patron des marchands). Construite en 1125, l’église était toujours chapelle dépendante de la paroisse Saint-Michel en 1174.

Brève histoire[modifier | modifier le code]

  • La structure intérieure est surprenante: le chœur prolonge en oblique la nef centrale. Cela témoigne de l’histoire mouvementée de l’édifice.
  • De l’église romane (XIIe siècle) il reste quelques vestiges dans le porche d’entrée, découverts lors de la reconstruction de la façade en 1956. Ce bâtiment roman était muni d'un avant-corps en forme de tour, dont il est fait mention en 1289. Cette tour abritait les cloches de la ville et était donc le beffroi de Bruxelles. Détruite par une tempête en 1367, elle fut immédiatement reconstruite.
  • Le chœur est ce qui subsiste de plus ancien: il date de 1381.
  • La chapelle de Notre-Dame de la Paix, en prolongement du bas-côté gauche de la nef, fut ajoutée en 1486.
  • L’église fut endommagée durant les troubles religieux de 1579 qui conduisirent à la séparation des Pays-Bas méridionaux catholiques (et sous domination espagnole) d’avec les Provinces-Unies du nord (protestantes).
  • Un siècle plus tard, de nouveaux dégâts furent occasionnés par le Bombardement de Bruxelles de 1695. À cette occasion, la tour fut détruite pour la seconde fois, les cloches à moitié fondues par le feu étant tombées et ayant écrasé les étages inférieurs[1].
  • Le clocher, incapable de supporter le poids du carillon de treize cloches qu'on venait d'y réinstaller, s’écroula en 1714.
  • L'église fut fermée en 1797, puis vendue en 1799. Il fut question de la démolir, mais elle fut rachetée par les anciens maîtres de fabrique, puis rendue au culte en 1804.
  • La façade principale fut reconstruite en 1956.
  • C'est ici que fut baptisé en 1618 le peintre flamand, Michael Sweerts.

Œuvres d’art[modifier | modifier le code]

La Châsse des martyrs de Gorcum[modifier | modifier le code]

  • En juin 1572 dix-neuf personnes, des prêtres, religieux - dont 11 franciscains - et laïcs catholiques, furent mis à mort à Gorcum (Gorinchem) aux Pays-Bas pour leur foi en la présence réelle du Christ en l’Eucharistie et leur attachement à l’autorité pontificale. Les martyrs de Gorcum furent béatifiés en 1675 et canonisés en 1867 par Pie IX.
  • Depuis la canonisation des martyrs de Gorcum en juillet 1867, on choisit de célébrer la même année des fêtes en leur honneur en l'église Saint-Nicolas, car cette église se trouvait près de l'endroit où se dressait jusqu'à la révolution française le couvent des Récollets, auquel plusieurs des martyrs, dont le Bruxellois François de Roye, avaient appartenu. À cette occasion, le cardinal archevêque de Malines offrit à l'église Saint-Nicolas un crâne de martyr, que l'on plaça dans une châsse en compagnie d'autres ossements des mêmes martyrs, envoyés par le couvent des Récollets de Gand[2]. En 1868, on fit fabriquer par un artiste du nom de Höllner une nouvelle châsse en cuivre doré que l'on peut toujours y voir.
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Autres trésors artistiques[modifier | modifier le code]

De nombreux tableaux de maîtres ornent les murs de l’église : une « Vierge à l’enfant » d’un disciple de Rubens, des œuvres de Jean van Orley (1665-1735), Guillaume Herreyns (1743-1827), G. Kerricks, et d’autres. Les confessionnaux, la chaire de vérité en style Louis XVI, de la fin du XVIIIe siècle, la grille et les stalles du chœur (XVIIIe siècle) sont d’autres œuvres d’art. L’œuvre la plus récente est une verrière de style moderne - l’Assomption de la Vierge - créée par Guy Chabrol à l’occasion de la restauration de l’église en 1956. Elle est installée au-dessus du portail d’entrée.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Mols: Bruxelles et les bruxellois, Louvain, 1961.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alexandre Henne et Alphonse Wauters, Histoire de la ville de Bruxelles, Tome III, Éditions Libro-sciences, 1968, p. 112
  2. Archives de la ville de Bruxelles (AVB), Inventaire des archives de l'église Saint-Nicolas, Rapport des fêtes célébrées en l'honneur des Saints Martyrs de Gorcum (liasse 6)
  3. Note: il existe également des représentations du martyr de Gorcum au Vatican, à l'Église des Clarisses à Tongres, à l'Église Maria van Jesse à Delft et bien d'autres lieux encore.