Église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra

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Église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra
Eglise russe longchamp nice.jpg
Façade de l'église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra
Présentation
Type
Dédicataire
Style
Architecte
Kondiakoff
André-François Barraya
Matériau
Construction
Propriétaire
Association
Patrimonialité
Site web
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
6, rue LongchampVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

L’église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra de Nice (Alpes-Maritimes) est la première église russe-orthodoxe construite en France.

L'église et le jardin attenant sont inscrits au titre des monuments historique par arrêté du [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église au XIXe siècle.

La colonie russe de la Riviera était habituée depuis une dizaine d’années à la Côte d’Azur, où l’aristocratie européenne avait lancé la mode de l’hivernage. Certains y venaient aussi se soigner de la tuberculose qui faisait alors des ravages. L’impératrice Alexandra Féodorovna, l’épouse du défunt Nicolas Ier, aimait à y séjourner pour s’y reposer depuis son veuvage. Elle fit lever des fonds en 1856 pour la construction d’une église servant de paroisse et l’on confia le projet à l’architecte de la Cour impériale Alexandre Kondiakoff et à André-François Barraya. L’église fut bâtie rue Longchamp, non loin de l’actuelle avenue Jean-Médecin. Elle fut consacrée le . La ville comptait à l’époque plus de 45 000 habitants et faisait partie avec son comté du royaume de Piémont-Sardaigne, appartenant à la Maison de Savoie, avant d’être annexée à l'Empire français par plébiscite quelques mois plus tard en avril 1860.

La cérémonie eut lieu en présence de la comtesse Stroganoff, née grande-duchesse Marie de Russie, fille aînée de l’impératrice douairière, sœur d’Alexandre II et protectrice des arts. L’impératrice Alexandra déjà malade ne put se déplacer[2]. Parmi les invités, on remarquait la présence de la famille de la princesse de Bade, des diplomates et des officiels russes.

L’impératrice douairière avait fait don de l’iconostase, venu de Saint-Pétersbourg, les icônes étant de style byzantin.

Bientôt, après la mort de tuberculose du tzarévitch Nicolas en 1865, la communauté orthodoxe fit construire un oratoire dans le parc de la villa Bermond, où il était mort. Au début du XXe siècle, on fit construire à Nice une seconde église, la cathédrale Saint-Nicolas située à proximité de l’oratoire.

L'église est gérée par l'Association cultuelle orthodoxe russe de Nice (ACOR) responsable de la paroisse orthodoxe Saint-Nicolas de Nice. Celle-ci ne reconnait pas l'autorité de l'Église orthodoxe russe mais est rattachée jusqu'en 2019 au patriarcat œcuménique de Constantinople puis à l'Église orthodoxe roumaine[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00080941, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Elle mourut en juillet suivant.
  3. AFP, « Bras de fer judiciaire autour de la "vieille église" orthodoxe russe de Nice », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 12 janvier 2021).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luc Svetchine, Pierre-Antoine Gatier, Alexis Obolensky, et Hervé Hôte, Les Églises russes de Nice, Arles, France, Éditions Honoré Clair, , 160 p. (ISBN 978-2-918371-01-4)
  • Bertrand Lettré, L'église orthodoxe russe, rue Longchamp, p. 93-97, Nice-Historique, année 2003, no 458 Texte

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]