Église Saint-Joseph-Artisan de Paris

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Église Saint-Joseph-Artisan
Image illustrative de l’article Église Saint-Joseph-Artisan de Paris
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction XIXe siècle
Fin des travaux XXe siècle
Style dominant Néogothique
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 52′ 53,7″ nord, 2° 22′ 03,1″ est

Géolocalisation sur la carte : 10e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 10e arrondissement de Paris)
Église Saint-Joseph-Artisan

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Église Saint-Joseph-Artisan
Nef de l'église
Jeux de lumière sur les colonnes élevées

L'église catholique Saint-Joseph-Artisan est située rue La Fayette dans le quartier de l'Hôpital-Saint-Louis du 10e arrondissement de Paris. Il s'agit d'une chapelle du XIXe siècle qui est devenue paroisse en 1958.

Situation[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Joseph-Artisan est érigée au sein d'un pâté de maisons. Côté nord-ouest, elle est en retrait et non visible depuis la rue La Fayette, car séparée de celle-ci par l'immeuble du numéro 214 de cette artère (c'est aussi l'adresse de l'église). Depuis cette rue, il faut franchir le porche de ce bâtiment et en traverser le rez-de-chaussée avant d’accéder à l'édifice religieux, dont la façade est située derrière lui. Côté sud-est, le chevet de l'église est cependant visible depuis le quai de Valmy, jouxtant directement la voirie de celui-ci. Des services paroissiaux de l'église sont accessibles depuis ce côté.

Histoire[modifier | modifier le code]

La chapelle est construite en 1865-1866 par l'architecte Lucien Douillard à qui l'on doit notamment l'église Saint-André-de-l'Europe (8e arrt de Paris).

Elle fut bénie solennellement le 22 avril 1866 par le curé de la paroisse Saint-Laurent dont elle dépendait à l'époque. Entre cette date et 1925, elle portait le nom de Saint-Joseph-des-Allemands et appartenait à la Mission allemande de Paris créée en 1851 à l'initiative de la Compagnie de Jésus. L'animation de l'église fut confiée à cette congrégation jusqu'en 1925 avant qu'une autre congrégation ne s'installe : les Prêtres du Sacré-Cœur de Saint-Quentin, surnommés les Dehoniens du nom de leur fondateur. En 1958, l'église fut cédée au diocèse de Paris. C'est la raison pour laquelle elle n'est pas soumise au régime de la Loi de 1905. Depuis 1991, l'église est confiée à des prêtres diocésains.

En 1871, elle subit des dommages causés par des tirs d'artillerie de communards. Lors de la Première Guerre mondiale, en 1918, une bombe de la grosse Bertha a failli détruire l'église. Elle vint se ficher dans la cour de l'église sans exploser juste derrière la statue de saint Joseph qui demeure toujours dans la cour. Saint Joseph protégea son église.

Saint André Bauer (1866-1900), originaire de Guebwiller, un des 120 martyrs de Chine canonisés par Jean-Paul II en l'an 2000, fréquenta l'église au milieu des années 1880. C'est là qu'il reçut sa vocation de franciscain[1] avant d'être massacré pour sa foi chrétienne lors de la révolte des Boxers en 1900 qui fit 30 000 victimes.

Le fameux abbé Franz Stock (1904-1948), aumônier des prisons allemandes, fréquenta l'église entre 1934 et 1944.

En 1998, les restes du vénérable Frère Alpert (Chrétien Motsch)[2], frère des Écoles chrétiennes, ancien directeur de la Mission Saint-Joseph[3], mort à Paris un siècle plus tôt, y sont transférés.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Vitraux principaux du chœur représentant saint François d'Assise, saint Joseph et sainte Elizabeth de Hongrie

Les trois vitraux principaux du chœur ont été offerts par l'empereur François-Joseph d'Autriche (1830-1916), lors de son passage à Paris en 1867. Ils représentent les saints patrons du couple impérial : saint François et saint Joseph respectivement à gauche et au centre, et sainte Elizabeth de Hongrie, patronne de l'impératrice Elizabeth de Bavière, la fameuse Sissi.

Sur le bas-côté droit, sont disposés cinq vitraux réalisés en 2005 par Kim En Joong, artiste dominicain de nationalité coréenne.

Peintures[modifier | modifier le code]

Tout le long de la nef de l'église ainsi que sous la tribune d'orgue et dans le chœur, sont disposées une succession de vingt-quatre peintures sur toile marouflée réalisées par un jésuite, le Père Adolphe Vasseur entre 1897 et 1901. Elles constituent une remarquable catéchèse en image pour la population du quartier ainsi qu'une représentation des saints et bienheureux de l'Ordre des Jésuites.

Autour du chœur, sept peintures racontent la vie de saint Joseph. La peinture centrale qui se voit dans le prolongement de l'allée centrale au-dessus du maître-autel représente le Christ bénissant son père saint Joseph en train de passer de ce monde au Père. Ce thème apocryphe très original rend compte du fait que saint Joseph est reconnu dans l'Église catholique comme le saint patron de la bonne mort. En effet, il aurait eu le privilège de mourir en présence de Jésus et de Marie à ses côtés. Sur les dix-sept autres toiles, celle de la nef, sont représentés pas moins de 44 saints ou bienheureux Jésuites.

L'orgue[modifier | modifier le code]

L'église possède un orgue dès sa construction. Il a été remanié en 1966 par Danion-Gonzalez. Il se compose de deux claviers de cinquante-six notes et pédalier de trente notes, de transmissions électriques, et de vingt-six jeux (dix-neuf réels).

Au XIXe siècle, le titulaire le plus célèbre fut Georges Schmitt (1821-1900), élève de Hector Berlioz et professeur de César Franck. Cet organiste, titulaire de l'orgue de l'église Saint-Germain-des-Prés puis de celui de Saint-Sulpice, décida ensuite de servir le culte de ses compatriotes de langue allemande dans cette église. Au XXe et XXIe siècle, un des titulaires fut M. Jacques Amade, né en 1963.

Animation religieuse de la paroisse[modifier | modifier le code]

Depuis septembre 2006, l'animation de la paroisse a été confiée à la Communauté de l'Emmanuel par l'archevêque de Paris Monseigneur André Vingt-Trois. Cette communauté, qui a participé à faire redécouvrir l'adoration eucharistique et l'évangélisation directe, est née en 1972 à Paris à partir d'un groupe de prière animé par Pierre Goursat et Martine Lafitte-Catta.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rémy Lebold, Saint André Bauer, éditions franciscaines, , 150 p., p. 27-28
  2. Il a été déclaré vénérable le 12 janvier 1996.
  3. La Mission Saint-Joseph rue La Fayette à Paris, était une école fréquentée par des élèves de familles alsaciennes et lorraines émigrées à cause de la guerre franco-prussienne de 1870-1871.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]