Église Saint-Jean de Béré

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Église Saint-Jean de Béré
Image illustrative de l'article Église Saint-Jean de Béré
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Diocèse de Nantes
Début de la construction vers 1010
Fin des travaux 1889
Style dominant roman, baroque
Protection Logo monument historique Classé MH (1906)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Ville Châteaubriant
Coordonnées 47° 43′ 25″ nord, 1° 23′ 10″ ouest

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Église Saint-Jean de Béré

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Église Saint-Jean de Béré

L’église Saint-Jean de Béré (ou officiellement église Saint-Jean-Baptiste de Béré) est une très ancienne église de Châteaubriant, située en dehors du centre historique, près des vestiges du prieuré du faubourg de Béré.

L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines du faubourg de Béré[modifier | modifier le code]

Au tout début du XIe siècle, Brient, un seigneur breton, fonde le prieuré Saint-Pierre de Béré, au sommet d'une colline dominant la Chère, petite rivière tributaire de la Vilaine. Autour du prieuré se forme rapidement un petit village, et sa situation sur les Marches de Bretagne encourage Brient à faire construire un château afin de défendre ses terres.

Ce château, qui donna son nom à la ville de Châteaubriant (« le château de de Brient »), n'est pas construit dans le village de Béré mais à deux kilomètres à l'est, sur un éperon rocheux. La future ville de Châteaubriant se construit autour de ce château, mais ce qui est désormais le faubourg de Béré continue à être habité.

L'église au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le seigneur Brient offre ainsi aux habitants de Béré une nouvelle église paroissiale, dédiée à Saint-Jean-Baptiste, qui seconde la petite chapelle paroissiale incluse dans le prieuré.

Il ne reste plus de traces de ce premier édifice, car il fut très rapidement reconstruit, au cours du XIe siècle ou du XIIe siècle, probablement par les moines du prieuré, qui dépendaient de l'abbaye de Marmoutier. De cette époque date la vaste nef, recouverte d'une imposante charpente de chêne.

Au XIIe siècle sont ajoutés le transept et le chœur et en 1222, les deux paroisses de Béré, Saint-Pierre et Saint-Jean-Baptiste, fusionnent. Peu après, l'ancienne église Saint-Pierre est détruite, bien que le prieuré demeure en activité.

L'église à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

À la fin du XVe siècle ou au tout début du XVIe siècle, un porche est construit devant la porte qui donne sur le côté sud de la nef. Ce porche servait à abriter les réunions du conseil de fabrique, assemblée de clercs et de laïcs chargée de la récolte de fonds nécessaires à l'entretien de l'église.

Un peu plus tard, en 1538, le mur surmontant la porte sud fut percé pour laisser place à une grande baie vitrée et vers 1664, l'église fut dotée de ses trois grands retables baroques. Ces meubles imposants ont entraîné l'obstruction des vitraux du chœur ; seules les fenêtres latérales, qui n'étaient pas gênées, furent conservées et agrandies.

À la fin du XVIIe siècle, l'église connut d'autres campagnes de travaux, comme en 1678, lorsque fut élevée la sacristie, ou en 1682, quand fut construite la chapelle nord, dite de l'Ecce Homo.

De la Révolution française à l'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, l'édifice ne connut pas de dégradations marquantes, mais, abandonné, il faut attendre 1839 pour qu'il soit rendu au culte.

À partir de 1889, l'église connaît sa dernière grande campagne de construction, organisée par l'architecte François Bougouïn. Celui-ci remplace tout d'abord la vieille flèche en charpente, qui avait été endommagée par la grande tempête de 1705, par un clocher en tuffeau surmonté d'une flèche polygonale.

Ensuite, il fait construire une fausse coupole sous le nouveau clocher et fait surélever les pignons du transept. Enfin, il fait rebâtir la sacristie, qui se trouve au sud de la nef, et en fait construire une autre, du côté nord. Une nouvelle galerie qui contourne l'abside relie les deux nouveaux espaces. Les peintures de l'église furent réalisées à la fin des travaux.

Architecture[modifier | modifier le code]

Aspect général[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste de Béré est un édifice en croix latine construit principalement en schiste, pierre très courante dans la région, le clocher est toutefois construit en tuffeau. Les toitures sont faites en ardoise et tous les pignons sont couverts. Le toit de la nef est à pignon couvert et en demi-croupe tandis que ceux des bras du transept sont à pignon découvert, celui de l'abside et des absidioles est en croupe ronde et celui des sacristies est en croupe.

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La nef[modifier | modifier le code]

Nef de l'église
La voûte en berceau

La large nef est surmontée d'un lambris en ogive ; elle est ouverte à l'ouest par une porte surmontée d'une baie et encadrée par des contreforts, qui se retrouvent sur presque toutes les façades extérieures de l'église. Une autre porte est ouverte sur le côté sud ; elle donne sur un porche lui-même accessible grâce à quelques marches. Intérieurement, la nef est très sobre, ses murs sont percés de quelques baies ouvertes sans réelle symétrie.

La chapelle de l'Ecce Homo[modifier | modifier le code]

Sur le côté nord de la nef se trouve la chapelle de l'Ecce Homo, réalisée au XVIIe siècle. Elle forme un rectangle régulier, couvert en fausse voûte, sans caractéristiques particulières. Elle abrite désormais les fonts baptismaux, la pierre tombale du Doyen Blais, le placard à reliques représentant Saint Victorien, la cloche de l'église et la reproduction d'un document ancien concernant la donation du site de Béré par Brient et Innogwen aux moines de Marmoutier.

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Le chœur et les sacristies[modifier | modifier le code]

Coupole sur trompes
Chœur orné du maître-autel

Le chœur ainsi que les bras du transept sont couverts en fausse voûte. La croisée du transept est surmontée par une fausse coupole en tuffeau. Cette fausse coupole est elle-même surmontée à l'extérieur par un clocher polygonal en tuffeau, coiffé d'une flèche en ardoises. On accède au clocher par un escalier à vis situé dans une tour dans-œuvre coiffée d'un toit polygonal.

Les sacristies sont quant à elles réalisées en moellons de schiste encadrés par des chaînes d'angle en tuffeau.

Décor[modifier | modifier le code]

Autels[modifier | modifier le code]

Autel de St Blaise
Autel de St Louis

La nef est décorée par deux autels précédant le transept. Du côté nord, l'autel dédié à Saint Blaise comporte également une statue de Saint Georges terrassant le dragon et une statue de Saint Victorien. Du côté sud, l'autel de Saint Louis comporte également les statues de Saint Augustin et Saint Charles.

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Vitraux[modifier | modifier le code]

Deux verrières ornent l'abside. L'une évoque les grandes scènes de la vie de Saint Jean Baptiste : les promesses, la nativité, la prédication, le baptême de Jésus, la décollation et enfin Salomé, la fille d'Hérodiade qui exigea la tête du saint qu'elle tient sur un plateau. La verrière qui lui est opposée retrace la translation de saintes reliques, dont celles du martyr Saint Victorien. Ce transfert précis eut lieu dans l'église même, le 31 janvier 1686.

Les deux autres vitraux de l'église se trouve dans les bras du transept. L'un honore Sainte Anne, patronne de la Bretagne. Le second retrace la donation du couvent St Sauveur par Brient et sa mère innogwen aux moines de Marmoutier. La partie basse de ce vitrail est ornée du blason de la ville.

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La Bête de Béré[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Une grande partie des informations provient du document de visite conçu par l'Office de tourisme de Châteaubriant et disponible sur le site.