Église Saint-Germain-l'Écossais d'Amiens

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Église Saint-Germain-l'Écossais
Image illustrative de l’article Église Saint-Germain-l'Écossais d'Amiens
Présentation
Protection Logo monument historique Classé MH (1906)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Coordonnées 49° 53′ 47″ nord, 2° 17′ 47″ est

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Église Saint-Germain-l'Écossais d'Amiens

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Église Saint-Germain-l'Écossais d'Amiens

L'église Saint-Germain-l'Écossais est une église catholique située à Amiens, en France[1]. C'est, après la Cathédrale Notre-Dame d'Amiens et l'église Saint-Leu d'Amiens, la plus ancienne église de la ville. Elle n'est plus accessible au public.

Histoire du monument[modifier | modifier le code]

La mention la plus ancienne de l'existence d'une l'église dédiée à Saint Germain le Scot à Amiens remonte à 1131. L’église actuelle a été construite, pour l'essentiel, entre 1455 et 1490, après la Guerre de Cent Ans avec le retour de la prospérité. En 1470 et 1471, des lettres patentes du roi Louis XI autorisèrent l'agrandissement de l'église ; les travaux ne commencèrent en 1478 et se prolongèrent jusque 1487. Les échoppes construites le long de l'édifice furent supprimées en 1854. En 1582, la couverture en tuiles du clocher est remplacée par des ardoises. Le clocher est alors surmonté d'un comble en charpente. Le bas-côté nord fut agrandi vers 1550.

Plusieurs confréries y avaient leur siège, telle la Confrérie du Port.

Le bâtiment fut endommagé lors du siège d'Amiens, en 1597. La restauration de l'église fut terminée en 1604. De 1855 à 1877 l´architecte communal de la ville, Louis Henry Antoine procéda à une restauration profonde de l'église : les voûtes déformées sont presque entièrement refaites, en réemployant les clefs et les nervures d´origine, quelques clefs furent refaites ; les piliers du chœur et de la nef furent repris. Les murs intérieurs furent entièrement ravalés. La peinture murale de saint Nicolas fut déplacée de la première travée du bas-côté nord du chœur, sous l´appui d´une fenêtre, dans la chapelle où se trouvait la Mort de Marie ; elle fut restaurée par Désiré Le Tellier.

À l´extérieur, les pinacles qui ornaient les contreforts et les balustrades furent remplacés ; plusieurs arcs-boutants furent refaits ; des tirants de fer furent installés pour éviter l´écartement des voûtes ; les remplages furent refaits sur plusieurs fenêtres. L'inclinaison du clocher ayant provoqué un effondrement entre le clocher et l´église celui-ci fut comblé. La tour-clocher fut en partie refaite (partie haute, ouvertures, flèche en charpente). Vers 1878, on sculpta les armes des papes Pie IX et Léon XIII sur les ventaux du portail occidental.

L'édifice fut classé au titre des monuments historiques en 1906[1].

L´église fut endommagé en 1918 à la fin de la Première Guerre mondiale, lors des bombardements allemands. Elle fut plus cruellement touchée pendant la Seconde Guerre mondiale, lors du bombardement allemand du 19 mai 1940 : un incendie détruisit le pignon sud et une grande partie du mobilier. La restauration de l'édifice fut longue, elle s'échelonna de 1957 à 1992 (chaînage des murs en béton armé, réfection des arcs-boutants, de la couverture, des fenestrages, du dallage, du clocher)[2].

Architecture et décoration[modifier | modifier le code]

Son clocher, fortement incliné vers le nord, lui vaut aujourd'hui le surnom de « La petite Pise de Picardie ».

L'église Saint Germain est de style gothique flamboyant. Le plan de la construction est celui d'une croix latine. Le clocher penché surmonté une haute toiture à pavillon, typique de la région, donne à l'édifice son côté insolite.

Le bâtiment est formé de trois nefs, sur croisées d'ogives simples, les clefs de voûte sont décorées.

La mise au tombeau en pierre polychrome dorée datant de 1506 fut donnée à l'église par Pierre Le Coustellier (œuvre mutilée).

On remarque, en outre, la présence d'un certain nombre de statues du XVIe siècle:

  • Christ en croix en bois polychrome ;
  • Christ de Pitié ;
  • Saint Nicolas ;
  • Sainte Catherine ;

Six chandeliers de style Louis XVI serait l’œuvre de Louis Duthoit, père des Frères Duthoit.

L'autel de la Vierge avec la statue de la Vierge à l'Enfant, un bas-relief de la Passion sont l’œuvre de Louis Duthoit et de Viollet-le-Duc (XIXe siècle)

La fresque des Actes de Saint Nicolas datant de 1584, offerte par la Confrérie du Port, classée monument historique en 1907 a aujourd'hui disparu.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Charles Capronnier, Christian Corvisier, Bertrand Fournier, Anne-Françoise Le Guilliez, Dany Sandron, Picardie gothique, Tournai, Casterman, 1995 (ISBN 2 - 203 - 62 004 - 8)
  • Ronald Hubscher (sous la direction de), Guide bleu Picardie Aisne, Oise, Somme, Hachette, 1993 (ISBN 2 - 01 - 016 742 - 2)
  • Philippe Seydoux, Églises de la Somme, Paris, Nouvelles Éditions latines, 1973.

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Références[modifier | modifier le code]