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Église Saint-Didier de Bruyères-le-Châtel

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Église Saint-Didier
Image illustrative de l’article Église Saint-Didier de Bruyères-le-Châtel
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes
Début de la construction XIe siècle
Protection Logo monument historique Classée MH (1931)
Géographie
Pays France
Région Île-de-France
Département Essonne
Ville Bruyères-le-Châtel
Coordonnées 48° 35′ 30″ nord, 2° 11′ 19″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Didier
Géolocalisation sur la carte : Essonne
(Voir situation sur carte : Essonne)
Église Saint-Didier

L'église Saint-Didier est une église paroissiale catholique, dédiée à l'archevêque Didier de Vienne, située dans la commune française de Bruyères-le-Châtel et le département de l'Essonne.

L'église Saint-Didier est située en centre-ville de la commune de Bruyères-le-Châtel sur la place homonyme, sur la rive gauche de la rivière l'Orge[1].

C'est dans le chartrier de l'abbaye Saint-Florent de Saumur, à la date de 1070, que l'on trouve la première mention de notre église[2].

La tour du clocher semble remonter au XIIe siècle.

La nef date du XIVe siècle, le transept du XVe siècle, tandis que l'abside à cinq pans a été transformée au cours du XVIe siècle.

Jusqu'en 1649, l'église Saint-Didier coexiste avec l'église du château qui a son propre curé. Ce n'est qu'en 1754 que les deux paroisses sont réunies.

En 1852, on ajoute le porche d'entrée.

En 1931, l'édifice est classé au titre des monuments historiques[3].

De 2019 à 2022, sont restaurés, par le cabinet d'architecture Madelénat[4], la charpente, la toiture, la sacristie, et le porche qui peut faire penser aux caquetoires du proche Gâtinais[5].

Description

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Le clocher, flanqué d'une tourelle d'escalier, est à trois niveaux dont le dernier possède des baies géminées sur chaque face[2]. Il est coiffé d'une flèche octogonale aux arêtes biseautées.

L'église est de plan orienté en croix latine.

La façade occidentale à pignon est épaulée par des contreforts, et percée de deux baies en plein centre qui flanquent le porche.

Colonnettes de la nef, chaire, bas-côté nord

La nef, qui n'a que deux travées, est voûtée sur croisées d'ogives. Celles-ci reposent sur trois colonnettes qui n'ont pas de vrais chapiteaux, mais un décor sculpté de feuillages, le tout étant caractéristique du XIVe siècle.

Le bas-côté nord présente des ouvertures en plein cintre, peut-être plus anciennes.

Le transept Sud est l'ancienne chapelle seigneuriale (clé de voûte armoriée), édifiée au XVe siècle en grès, et non pas en meulière comme dans le reste de l'édifice. Plusieurs marques de tâcherons

Le chœur se termine par une abside polygonale, à cinq pans. Le chevet est percé des quatre baies en arc brisé et d'un oculus sur le pan axial. L'abside est couverte par une toiture en croupe.

Mobilier, objets

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Détail d'un des deux gisants

Outre des vitraux (six séries de fragments du XVe), trente objets sont classés M.H.[6]. Par exemple :

  • Deux gisants du XVe siècle, dans le bas-côté Nord, mais qui étaient à l'origine dans la chapelle Notre-Dame seigneuriale du transept Sud. Ils avaient été déplacés à la Révolution, puis transportés hors de l'église et n'étaient plus localisés. Ils ont été retrouvés, en 1998, par l'Association historique du vieux Bruyères[7]. La description de ces deux gisants de femmes (Marguerite de Bruyères et sa bru)[8], et la transcription du texte gravé, figurent dans le livre de 1754 de l'abbé Lebeuf, et dans celui de 1877 de Guilhermy[9].
  • Egalement dans le bas-côté Nord, la dalle funéraire d'un autre seigneur, marquis de Bruyères, Joachim Le Mairat, président en la Chambre des comptes de Paris, décédé en 1755[8]. Le texte, fort lisible, en est très élogieux[10]. On voit également aux murs, en partie haute, des fragments de sa litre funéraire[11].
  • L'original de 1622, au Musée de Strasbourg
    Autel et retable de la chapelle Notre-Dame
    Dans le transept nord, le retable est une copie ancienne du Martyre de sainte Catherine par Simon Vouet, daté 1622, pendant sa période romaine, entre caravagisme et manière bolonaise[12]. L'original a été acquis par le Musée des beaux-arts de Strasbourg, en 2019-2023 [13](ill. ci-contre)[14]. Il est un peu étonnant qu'un tel tableau soit entré dans une église, alors que le peintre l'avait conçu fort probablement pour un collectionneur amateur de nudités féminines (sans doute le cardinal de La Valette)[12]. Peut-être cette copie avait-elle été demandée par le seigneur pour la chapelle de son château, consacrée justement à sainte Catherine, avant d'être transférée à Saint-Didier, par exemple lors de la réunion des deux cures, en 1754.
  • La chaire en bois sculpté est datée de 1721[15].

Un retable en bois sculpté du XVIIIe siècle encadre l’autel de la chapelle seigneuriale Notre-Dame, dans le bras Sud du transept (ill. ci-contre). Il est orné d’un tableau représentant Le mariage mystique de sainte Catherine d’Alexandrie, copie XIXe siècle d'après un tableau perdu du Primatice[16]. Sainte Catherine était la dédicace de l'église du château. De sainte Catherine également, l'église conserve un buste-reliquaire des XVIe – XVIIIe siècle[17].

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Bibliographie

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  • Ferdinand de Guilhermy, Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe : ancien diocèse de Paris : tome 3, Paris, Imprimerie nationale, coll. « Collection de documents inédits sur l'histoire de France publiés par les soins du ministre de l'Instruction publique », , 802 p. (lire en ligne), p. 485-493
  • Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris : Tome troisième, Paris, Librairie de Fechoz et Letouzey, 1883 (réédition du texte de 1755), 600 p. (lire en ligne), p. 464-475

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. « Église Saint-Didier de Bruyères-le-Châtel », sur diocèse d'Evry-Corbeil-Essonnes (consulté le ).
  2. a et b « Église paroissiale Saint-Didier », notice no IA91000204, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. « Église Saint-Didier », notice no PA00087842, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Église Saint-Didier à Bruyères-le-Châtel (91) », sur Madelenat Architecture (consulté le ).
  5. « Essonne : L’église Saint-Didier de Bruyères-le-Châtel s’est fait belle », sur Le Républicain, (consulté le )
  6. « 91680 Bruyères-le-Châtel : Église Saint-Didier », sur 91.lavieduvillage.fr (consulté le ).
  7. « Association Historique du “Vieux Bruyères” - Fédération historique », (consulté le )
  8. a et b « Maison & Seigneurs de Bruyères-Le-Châtel », sur Racines & Histoire, p. 5; 19-21
  9. Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe : ancien diocèse de Paris. Tome 3,Série 3 / recueillies et publ. par M. F. de Guilhermy,... [puis par] R. de Lasteyrie,..., 1873-1883 (lire en ligne)
  10. « Dalle funéraire de Joachim Le Mairat », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  11. « litre (litre funéraire) blasonnée de Joachim Le Mairat », sur archives.essonne.fr (consulté le ).
  12. a et b « SIMON VOUET Le Martyre de sainte Catherine Huile sur toile, 173 x 115,5 cm »
  13. « Une œuvre de Simon Vouet entre au musée des Beaux-Arts de Strasbourg | Ministère de la Culture », sur www.culture.gouv.fr, (consulté le )
  14. « Pourquoi il a fallu deux ans pour restaurer ce chef-d'œuvre d’un peintre français du 17ᵉ siècle », sur France 3 Grand Est, (consulté le )
  15. « Chaire à prêcher », notice no IM91001197, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  16. « Ensemble de la chapelle Notre-Dame : retable, tableau : le Mariage mystique de Sainte Catherine d'Alexandrie », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  17. « Buste-reliquaire de sainte Catherine », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )