Église Saint-Alpin de Châlons-en-Champagne

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Église Saint-Alpin de Châlons-en-Champagne
Façade de l'édifice
Façade de l'édifice
Présentation
Culte catholique romain
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Style dominant roman et gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1862)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Commune Châlons-en-Champagne
Coordonnées 48° 57′ 22″ nord, 4° 21′ 43″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Alpin de Châlons-en-Champagne
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
(Voir situation sur carte : Grand Est)
Église Saint-Alpin de Châlons-en-Champagne
Géolocalisation sur la carte : Marne
(Voir situation sur carte : Marne)
Église Saint-Alpin de Châlons-en-Champagne

L'église Saint-Alpin de Châlons-en-Champagne est une église gothique construite du XIIe au XVIe siècle sur l'ancien emplacement d'une chapelle consacrée à Saint-André. Elle est dédiée à Saint Alpin, 8e évêque de Châlons.

Historique[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Alpin est classé au titre des monuments historiques par la liste de 1862, confirmée au Journal Officiel du 18 avril 1914[1]. Elle se trouve au cœur de la ville entre la basilique Notre-Dame et la cathédrale et en même temps entre la place Foch de la Mairie et la place de la République.

Bas-côté photographié en 1903, collection Goodyear Archival Collection du Brooklyn Museum Archives.

Architecture[modifier | modifier le code]

La première église remonte au IXe siècle, rebâtie en 1170 en style gothique, il en reste des piliers et des arcades. La nef et les collatéraux furent élevés avec la façade et datent du milieu du XIIe siècle. Le transept de style renaissance est du XVe siècle. Enfin les bas-côtés sont en grande partie dus à l'agrandissement de l'édifice au XVIe siècle (baies et vitraux). Les deux vitraux en médaillon du XIIe siècle sont issus d'une autre église. Elle possède une dédicace sur la tombe Saint Alpin.

Sculptures[modifier | modifier le code]

L'église est ornée d'un grand nombre de sculptures, deux figures de saints encadrent le portail occidental, de nombreuses gargouilles. L'intérieur a aussi deux représentations de st-André et st-Alpin doré, elles datent du XVIIIe siècle[2] et encadrent la nef.

Peintures[modifier | modifier le code]

Toute une collection de peintures dont un tableau de Nicolas Perseval, st-André qui décore l'autel éponyme.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Vitraux[modifier | modifier le code]

L'église est décoré de superbes vitraux du XVIe siècle.

Les orgues[modifier | modifier le code]

En tribune[modifier | modifier le code]

L'instrument ancien qui fut restauré par les Le Bé en 1705 puis en 1789 et 1791 par Cochu a été détruit en 1792[8],[9].

Les orgues de tribune actuelles ont été acquises au citoyen Jean-Baptiste Salmon et provenaient de l'abbaye des bernardines de Sainte-Hoïlde du Val-d'Ornain . Le buffet date de 1762 (excepté le couronnement central ajouté au XIXe siècle) et construit par Nicolas Dupont. En 1864, les facteurs de Bar-sur-Aube, Alexandre et Henry Jaquet modifièrent l'instrument: ajout de plate-faces, de panneaux destinés à masquer les modifications de l'appareil, nouvelle soufflerie, nouveaux sommiers et une composition modifiée p lus dans le goût de l'époque. En 1973 Le buffet XVIIIe siècle a été classé au titre des monuments historiques, ainsi que la partie instrumentale de Dupont en 1978.

Du chœur[modifier | modifier le code]

Il existe un deuxième jeu d'orgue sur le côté nord du chœur qui a son clavier au niveau des stalles.

Dalles funéraires et ex-voto[modifier | modifier le code]

L'église possèdent de nombreux objets remarquables, en particulier, un ensemble de dalles funéraires comme celles de Jehan Callisson, et Colette de Rouvroy, sa femme[10] ; Jeannette La Sainure, et de Marguerite Le Sayne[11], sa sœur; Raoul de Moulinchat ; Jehan de Dommartin et sa femme ;

Mobilier[modifier | modifier le code]

Parmi les pièces de mobilier remarquables :

  • Un ensemble formé du trône d'évêque, de banquettes et chaises.
  • Nombre de ces objets font l'objet d'une notice dans la base Palissy.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique de publication :

  • Abbé Hurault, « Pierres tombales de l'église Saint-Alpin de Châlons », dans Congrès archéologique de France. 22e session. À Châlons-sur-Marne, à Aix et à Avignon. 1855, Société française d'archéologie, Paris, 1856, p. 115-123 (lire en ligne)
  • Louis Grignon, Historique et description de l'église et paroisse de Saint-Alpin de Châlons, imprimerie T. Martin, Châlons-sur-Marne, 1878 (lire en ligne)
  • Louis Demaison, «Église Saint-Alpin », dans Congrès archéologique de France. 78e session. À Reims. 1911, Société française d'archéologie, Paris, 1912, tome 1, Guide du congrès, p. 496-502 (lire en ligne)
  • Marcel Mathé, « La nef et les bas-côtés dis l'église Saint-Alpin de Châlons-sur-Marne. Étude archéologique », dans Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, 1953-1954, tome 28, p. 353-362 (lire en ligne)
  • Léon Pressouyre, « Châlons-sur-Marne, église Saint-Alpin », dans Dictionnaire des églises de France, Éditions Robert Laffont, Paris, 1969, tome V-B, Champagne, Flandre, Artois, Picardie, p. 40-41
  • Françoise Perrot, Léon Pressouyre, L'église Saint-Alpin de Châlons-sur-Marne et ses vitraux, dans Congrès archéologique de France. 135e session. Champagne. 1977, Société française d'archéologie, Paris, 1980, p. 307-359
  • Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du patrimoine Champagne Ardenne, Hachatte, Paris, 1995, (ISBN 978-2-01-020987-1), p. 134-135

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]