Église Notre-Dame-des-Grâces de Woluwe

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Église Notre-Dame-des-Grâces
Église Notre-Dame des grâces et son presbytère
Église Notre-Dame des grâces et son presbytère
Présentation
Nom local Église du Chant d'Oiseau
Culte catholique
Rattachement Ordre franciscain
Début de la construction 1934
Fin des travaux 1949
Architecte Camille Damman
Style dominant Néoroman
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Ville Woluwe-Saint-Pierre (Bruxelles)
Coordonnées 50° 49′ 37″ nord, 4° 25′ 08″ est
Géolocalisation sur la carte : Bruxelles
(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Église Notre-Dame-des-Grâces
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Église Notre-Dame-des-Grâces

L’église Notre-Dame-des-Grâces (communément appelée Église du Chant d'Oiseau) est un large édifice religieux catholique du XXe siècle, situé au centre du quartier Chant d'Oiseau de Woluwe-Saint-Pierre, commune orientale de la Région de Bruxelles-Capitale. Inspirée du style roman, et consacrée en 1949, elle fait partie d’un couvent de Franciscains qui y assurent les services pastoraux de la paroisse catholique communément appelée ‘du Chant d’Oiseau’.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers frères mineurs franciscains arrivés à Bruxelles (en 1228) construisent une modeste chapelle en 1244 pour y abriter une statue de la Vierge Marie, appelée ‘Notre-Dame aux chants d’oiseaux’, nichée dans un hêtre d’un petit bois en bord de Senne, hors de l’enceinte de la ville.

Au fil de l’expansion urbaine, la chapelle se trouve à l’intérieur de la ville (là où se trouve la Bourse). Elle échappe à plusieurs désastres, et retrouve une place d’honneur en 1862 dans le couvent des franciscains construit dans la rue d’Artois (dans le même quartier du centre-ville).

Laissant le couvent de la rue d’Artois aux Conventuels, les Franciscains arrivent en 1934 dans le nouveau quartier de Woluwe-Saint-Pierre, alors en plein développement, et y construisent un nouveau couvent (et maison provinciale). Le père Bonaventure Fieullien en est le supérieur ('gardien') de 1939 à 1943. L’église, dédiée à 'Notre-Dame des grâces' est achevée en 1949 et consacrée par le cardinal Van Roey le .

Description[modifier | modifier le code]

De style néoroman l’église est conçue par l’architecte Camille Damman. La nef est longue de 85 mètres pour une hauteur de 18,50 mètres. Sa façade, avec rosace et 11 fenêtres ogivales, est haute de 25 mètres. Trois portails de dimension égale donnent accès directement à la nef, sous l’orgue. Clocher et presbytère, construits dans le même style se trouvent à la droite, et le couvent des franciscains, derrière l’église.

Située en haut de l’avenue de l'Atlantique et précédée d’un parvis (appelé ‘Parvis des Franciscains), l’église est visible de loin, ce qui rehausse son apparence.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • La statue de Notre-Dame du chant d’Oiseau, Vierge au sourire, est une copie de l’ancienne et vénérable ‘Notre-Dame aux chants d’oiseaux’’, se trouvant à l’église Saint-Antoine de Bruxelles.
  • Au sommet des vingt-huit colonnes des nef, transept et chœur, les chapiteaux, tous différents, illustrent les mystères de la vie de Marie, y compris les vocables sous lesquels elle est vénérée. D’autres évoquent des scènes de la vie de Saint François d’Assise ou des représentations symboliques des sacrements de la vie chrétienne. Les chapiteaux sont œuvres des artistes Gaston et Michel Annaert.
  • L’orgue est de facture récente. Conçu par l’organiste Jean Guillou et réalisé par le facteur allemand Detlef Kleuker, son buffet est dû à l’architecte Jean Marol. Il est de conception révolutionnaire. Rappelant le nom du quartier : il évoque deux oiseaux en parade nuptiale. L'instrument comprend environ 4000 tuyaux répartis en 45 jeux sur 4 claviers de 61 notes et un pédalier de 32 notes. La traction est entièrement mécanique pour les notes et électrique pour les tirages de jeux et les accouplements. Il fut achevé fin 1981.
  • Les vitraux, réalisés entre 1961 et 1967, sont œuvres des maitres verriers Simon Steger et Fernand Crickx.
  • Le tabernacle de l’oratoire se trouvant dans le transept droit a été réalisé par le céramiste Max Van der Linden. Des scènes de la vie de Saint François et sainte Claire entourent la pièce centrale du partage eucharistique de Jésus le Ressuscité avec les disciples d’Emmaüs, l’un d’entre eux ayant la figure du Poverello d’Assise.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Archidiocèse[modifier | modifier le code]