Église Notre-Dame de la Dalbade

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Église Notre-Dame la Dalbade (Toulouse)
Façade principale de l'église
Façade principale de l'église
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église
Rattachement Archevêché de Toulouse
Début de la construction fin XVe
Style dominant gothique méridional
Protection  Inscrit MH (1886)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Ville Toulouse
Coordonnées 43° 35′ 51″ nord, 1° 26′ 33″ est

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

(Voir situation sur carte : Haute-Garonne)
Église Notre-Dame la Dalbade (Toulouse)

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(Voir situation sur carte : France)
Église Notre-Dame la Dalbade (Toulouse)

L’église Notre-Dame la Dalbade se situe Rue de la Dalbade dans le quartier des Carmes à Toulouse. Il ne faut pas la confondre avec la basilique de la Daurade sur le quai du même nom. Son nom actuel provient de l'ancienne église qui la précéda et qui était couverte d'un enduit blanc (de la chaux), lui conférant le nom de Santa Maria dealbata (Sainte-Marie la blanche). L'édifice actuel, assez austère de l'extérieur, est typique de l'architecture gothique méridionale.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première église tint place de 541 à la fin du XVe siècle à l'emplacement d'un premier oratoire. Elle finit ravagée par un incendie le 27 octobre 1442 en même temps que le reste du quartier. Malgré sa disparition, le nom actuel de la dalbade (qui dérive de la dealbata) est conservé.

La construction de l'église actuelle daterait de la fin du XVe siècle, vers 1480. Son clocher signé Nicolas Bachelier (auteur de l'Hôtel d'Assézat et du Pont Neuf) fut édifié en 1551. Symbole du pouvoir ecclésiastique, sa flèche qui culminait à 87 m fut démontée en 1795. Elle a été reconstruite en 1881, portée à 91 m, et marqua le point plus haut de la ville jusqu'en 1926. Ce clocher était comparable à celui de la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi. Il s'écroula brutalement dans la nuit du 11 au 12 avril 1926, à 3h15 du matin, tuant notamment un couple de boulangers[1]. Une trentaine de bustes en bossage sculptés par Nicolas et ses élèves sont exposés au musée des Augustins de Toulouse.

Description[modifier | modifier le code]

Extérieur[modifier | modifier le code]

L'église aux allures de forteresse médiévale avec des murs épais, des ouvertures étroites et une tour nord avec créneaux présente en façade, un tympan de type renaissance italienne, fait de céramique qui représente une copie du Couronnement de la Vierge de Fra Angelico. Ce décor flamboyant a été réalisé par Gaston Virebent en 1878. Le portail renaissance date quant à lui de 1537.

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Intérieur[modifier | modifier le code]

L’intérieur a été restauré en 1926 après effondrement du clocher. Il permet de voir plusieurs œuvres.

Chapelles de gauche[modifier | modifier le code]

  • Dans la chapelle d'accueil, un ex-voto en bas-relief du XVe siècle ainsi qu'une Pietà en bois du XVIe siècle
  • Dans la chapelle de la tradition du Carmel, un tableau du XVIIIe siècle représentant Thérèse d'Avila classé[2]
  • Dans la chapelle de saint Jean-Baptiste, un monument à la mémoire des chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (Leur Prieuré est attenant à l'église), et un tableau de Despax du XVIIIe siècle.
  • Un tableau du XVIIIe siècle représentant sainte Barbe [3]
  • Dernière chapelle avant le chœur : Ronde-bosse en bois du XVIe représentant saint Pierre marchant sur les eaux. Cette statue était vénérée par la confrérie des pêcheurs et bateliers de Tounis. Initialement dans la chapelle des fonts baptismaux, elle a été endommagée par la chute du clocher en 1926.

Dans le chœur[modifier | modifier le code]

La nativité de la Vierge de Jean-Baptiste Despax classé [4], et quatre tableaux de l'atelier de Jean-Baptiste Despax.
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Chapelles de droite[modifier | modifier le code]

  • Les fonts baptismaux
  • Une statue en pierre du XVIe siècle : Ecce Homo [5] - [Note 1].
  • Dans le chapelle du mont Carmel, un bas-relief d'Henry Maurette de 1891.

La nef[modifier | modifier le code]

L'orgue[modifier | modifier le code]

Orgue Moitessier-Puget

Construit à l'origine par le montpelliérain Prosper-Antoine Moitessier en 1849 avec 46 jeux sur 3 claviers (dont un positif de dos) et pédalier, cet orgue est perfectionné et porté à 50 jeux par les toulousains Eugène & Jean-Baptiste Puget en 1888, inauguré le 22 novembre 1888 par Charles-Marie Widor. Le positif dorsal est supprimé et le grand-corps élargi d'une plate-face et d'une petite tourelle de chaque côté. Vingt-quatre jeux sont placés dans deux boîtes expressives (13 pour le Positif & 11 pour le Récit). Maurice Puget, dernier représentant de cette dynastie de facteurs d'orgues, relève et modifie l'orgue en 1927, après l'effondrement du clocher. Cet instrument est restauré en 2009 par Gérard Bancells et Denis Lacorre. L'orgue de tribune est classé au titre des monuments historiques[6]. La tribune elle-même et ses boiseries sculptées ont été exécutées d'après les dessins de Jean Noël-Joseph Bonnal, architecte de la ville de Toulouse[7].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Tournemire : l'Orgue mystique - Cycle après la Pentecôte opus 57 par Georges Delvallée - Accord Universal 461 641-2
  • César Franck : Pièces pour orgue.
    • Trois Pièces (1878) : Fantaisie en la majeur, Cantabile, Pièce héroïque ; Prélude, Fugue, Variation (extrait des Six pièces de 1859-1863) ; Premier Choral en mi majeur (extrait des Trois Chorals de 1890).
      • Lionel Avot, orgue. Orgue de Notre-Dame de la Dalbade. France : Éditions Hortus, 2011. Hortus 083. 1 CD.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit plutôt d'un Christ de pitié

Références[modifier | modifier le code]

Voir Aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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