Église Notre-Dame-de-la-Croix de Ménilmontant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Église Notre-Dame et Notre-Dame.
Église Notre-Dame-de-la-Croix de Ménilmontant
Image illustrative de l'article Église Notre-Dame-de-la-Croix de Ménilmontant
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction 1863
Fin des travaux 1880
Architecte Antoine Héret
Style dominant néo-gothique et néo-roman
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 52′ 06.54″ N 2° 23′ 12.68″ E / 48.8684833, 2.386855648° 52′ 06.54″ Nord 2° 23′ 12.68″ Est / 48.8684833, 2.3868556

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Église Notre-Dame-de-la-Croix de Ménilmontant

L'église Notre-Dame-de-la-Croix est un édifice catholique parisien qui se trouve dans le quartier de Ménilmontant, dans le 20e arrondissement. Cette vaste église (97 mètres de longueur, 38 mètres de largeur, 20 mètres de hauteur sous la voûte de la nef) combine des éléments néo-romans et néo-gothiques. Elle se fait aussi remarquer pour son clocher de 78 mètres de hauteur ainsi que pour son escalier monumental qui précède sa façade.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, Ménilmontant, alors un hameau, est resté sous la tutelle du curé de l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville. Au début du XIXe siècle, sa population a beaucoup augmenté, et en 1823 (certains documents disent 1833), le curé de Belleville l'abbé Longbois fait construire une chapelle : Notre-Dame-de-la-Croix. Son premier curé fut l'abbé Depille (nommé le 18 mars 1847). En 1858, la chapelle devient paroisse à part entière.

Vers le milieu du XIXe siècle cette chapelle ne convenait plus aux besoins de la paroisse car elle ne pouvait contenir que 400 personnes. Elle fut détruite puis remplacée par l'actuelle église. Les travaux, commencés en 1863, ne sont terminés qu'en 1880 mais elle est devenue un lieu de culte dès 1869. Peu après, les militants communards s'en sont servis pour tenir des réunions politiques et c'est là que fut votée par acclamation la mort de l'archevêque de Paris, monseigneur Darboy, le . (Elle n'a pas été la seule église parisienne à abriter un club lors de la Commune ; ce fut aussi le sort de Saint-Eustache, Saint-Germain l'Auxerrois, Saint Séverin, Saint-Sulpice, ainsi que de Saint-Ambroise, entre autres).


Le nom de l'église proviendrait d'une statue de la Sainte Vierge initialement située dans un établissement de Ménilmontant, propriété des frères de la Sainte Croix, chanoines réguliers installés à Paris rue Sainte-Croix de la Bretonnerie (bâtiment détruit pendant la révolution de 1789)[1].

Description[modifier | modifier le code]

L'architecture de cette église s'inspire de modèles romans et gothiques, déclinés autour d'un plan très allongé et d'un vaisseau central assez étroit.

Extérieur[modifier | modifier le code]

L'église en 2014 vue depuis la place Maurice-Chevalier.

L'église actuelle a été conçue sous le règne de Napoléon III, par l'architecte Louis-Jean-Antoine Héret (1821-1899) dans un style néo-roman. Elle est édifiée sur la forte pente de la colline de Ménilmontant, ce qui a nécessité la construction d'un perron de 54 marches afin de rattraper la différence de niveau entre la place où se situe la façade et le chevet.

L'église Notre-Dame-de-la-Croix est un édifice imposant : 97 mètres de longueur, 38 mètres de largeur, 20 mètres de hauteur sous la voûte de la nef. Elle s'étend sur une superficie de 3.195 m2 et son clocher culmine à 78 mètres de hauteur.

Par sa longueur, il s'agit de la troisième église de Paris et elle possède une surface très importante de toitures en ardoises. Une partie des couvertures basses en cuivre sont d'origine. Elles sont supportées par des charpentes en bois, mais les combles de l'église possèdent aussi des poutres métalliques complétant les nervures en fonte visibles sous les voûtes de la nef. Héret a donc bâti un édifice de conception traditionnelle, mais a su y ajouter une structure métallique moderne et audacieuse pour l'époque, pour soutenir les voûtes.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

L'église présente la particularité d'avoir une structure métallique qui est particulièrement visible sous les voûtes de la nef.

Mobilier et œuvres d'art[modifier | modifier le code]

Les tableaux datent pour la plupart de l'époque de l’inauguration de l’église. Ils sont l'œuvre de peintres académiques à la mode au XIXe siècle tels les artistes Jules Louis Machard, Xavier-Alphonse Monchablon, Pierre Delorme, Jean-Pierre Granger. De ces artistes aujourd'hui méconnus, figurent deux grandes œuvres, « Jésus aux limbes » de Pierre Delorme et le « Jésus guérissant les malades » de Jean-Pierre Granger.

Grandes Orgues[modifier | modifier le code]

Les orgues construites en deux parties.
  • Orgue construit en 1874
  • 3 claviers manuels et pédalier
  • 26 jeux

Le célèbre facteur d'orgue Aristide Cavaillé-Coll a été confronté à un problème de taille lors de l'élaboration des plans de l'orgue, à savoir, la rosace monumentale et au centre de la tribune, le passage des cloches. Ce dernier fut ainsi contraint de construire un buffet en deux parties, laissant apparaître la rosace en son milieu.

Sur le plan sonore, cet orgue est reconnu par les organistes et est certainement un des plus réussis par le célèbre facteur d'orgue. Il est classé monument historique.

Les titulaires successifs sont : Émile Picard (1874), Maurice Sergent, René Malherbe, Gaston Litaize (1930-1932), Jean Langlais (1932-1934), Frédéric Denis.

Les curés[modifier | modifier le code]

  • C-A. Depille 1847-1858
  • A-M. Mugnier 1858-1869
  • J-L. Scheltien 1869-1873
  • J-M. Gentil 1873-1878
  • A. Blanchar 1878-1893
  • H-M. Blériot 1893-1897
  • J. Frisch 1897-1905
  • L. Poulin 1905-1909
  • J. Igonel 1909-1912
  • J-M. Jossier 1913-1916
  • H. Flynn 1916-1927
  • J. Touzard 1927-1938
  • H. Hubert 1939-1946
  • Gilbert Guaydier 1946-1948. Une plaque en rappelle la mémoire : A la mémoire de Mr l'abbé Gilbert Guaydier, curé de Notre-Dame de la Croix, rappelé à Dieu le 23 juillet 1948 à St Gilles sur Vie (Vendée) en portant secours à des enfants en danger.
  • P. Bourdieu 1948-(1960)
  • J. Lemerle 1960-1969
  • Pierre Loubier-Detaille 1969-1976
  • Rock Adalian 1976-1982
  • Jean-Pierre Guiot 1982-1987
  • Dominique Aubert 1987-1991
  • Bertrand Derville 1991-1996
  • Chanoine Bernard Cattenoz 1996-2004
  • Jean-Marc Pimpaneau 2004-2014
  • Stéphane Palaz 2014-

Le bulletin paroissial L'Ami de Ménilmontant est depuis 1945 un journal chrétien d'actualité locale, L'Ami du 20e, « très en prise avec la vie locale » et indépendant[2],[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :