Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Tamerville

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Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Tamerville
Image illustrative de l'article Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Tamerville
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Début de la construction XIIe siècle
Style dominant Art roman
Protection Logo monument historique Classé MH (1906)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Commune Tamerville
Coordonnées 49° 31′ 59″ nord, 1° 27′ 08″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Basse-Normandie

(Voir situation sur carte : Basse-Normandie)
Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Tamerville

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(Voir situation sur carte : France)
Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Tamerville

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Tamerville est un édifice religieux catholique du XIIe siècle situé dans le département de la Manche en France[1].

Seul le clocher a gardé son style roman. L'église de Tamerville, qui a subi de nombreux remaniements, a pour vocable Notre-Dame-de-l'Assomption et a comme autre patron saint Mayeul[2],[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste aurait été érigée à Tamerville, au « carrefour Belaunay »[4], avant le IXe siècle, mais tout vestige en aurait disparu aujourd'hui.[réf. nécessaire]

La construction d'un nouvel édifice plus grand, à l'emplacement actuel, dut s'interrompre à deux reprises : lors d'une famine en 820[5] et vers 838, à l'arrivée des Normands qui ne laissèrent debout que la tour.[réf. nécessaire]

Après l'érection, entre 925 et 950, d'une petite chapelle, fut commencée la construction de l'église actuelle vers 1070 (sous l'épiscopat de l'évêque de Coutances, Geoffroy de Montbray) à l'initiative d'un sire de Chiffrevast, qui, revenu d'Angleterre, en aurait ramené plusieurs ouvriers bâtisseurs.[réf. nécessaire]

Vers 1420, Jacques d'Anneville, seigneur de Chiffrevast[6], fit ajouter à gauche du chœur la chapelle Saint-Jacques, dont la destination aurait été de lui servir de chapelle funéraire.

Vers le XVe siècle, des remaniements furent opérés en particulier sur le chœur (voûté d'ogives) et son chevet plat[3].

Au XVIIe siècle, la modification de la nef eut une certaine ampleur. Si sa structure romane a été préservée, elle a été allongée d'une travée et les fenêtres furent agrandies. Sur la façade Nord, côté extérieur, des vestiges des fenêtres romanes obstruées peuvent encore être observés. Les corniches de la nef et du chœur ont gardé une soixantaine de modillons romans.

En 1672, l'accès à la chapelle Saint-Jacques par le transept de l'église fut réalisé par un arc en ogive.

En 1755, fut installé le portail, coiffé d'un fronton triangulaire, lui-même surmonté d'une niche abritant la statue en fonte[réf. nécessaire] de saint Mayeul.

Le plafond fut refait en 1813, le pignon ouest fut démoli en 1855 et la nef prolongée par deux petites chapelles latérales. Plus récemment, en 1972, des travaux sur la nef furent entrepris et financés par l'État.

Une relique de saint Sulpice le Débonnaire (évêque de Bourges au VIIe siècle), retrouvée vers le XXe siècle, aurait été partagée entre l'église de Tamerville et celle de Fresville.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques le [1].

Intérieur[modifier | modifier le code]

Dans la nef à quatre travées, l'arc triomphal repose sur deux chapiteaux[3] dont l'un figure une chasse au cerf (Saint Hubert).

De nombreux éléments du mobilier de l'église sont classés Monuments historiques :

  • à la droite de celui-ci, un bas-relief très abîmé en pierre calcaire polychrome du début du XVIe siècle représentant les douze apôtres et classé en 1972[7].
  • dans la chapelle Saint-Sulpice, un haut-relief représentant saint Jacques (mutilé de la main droite) en pierre calcaire polychrome sous badigeon au XIVe siècle et classée en 1905[8].
  • dans la chapelle Sous-Tour du XIe siècle, la Vierge de Pitié (ou Pietà) en calcaire polychrome sous badigeon du XVe siècle et classée en 1914[9].
  • une statuette de saint Firmin en calcaire polychrome, classée en 1981[10]
  • deux autels latéraux et leurs retables peints en trompe-l'œil de la seconde moitié du XVIIIe siècle, classés en 1981[11]
  • les peintures monumentales figurant un évêque bénissant et des décors floraux et géométriques, des XVe et XVIe siècles, classées en 1976[12]
  • le confessionnal en bois peint de l'époque Louis XVI, classé en 1968[13]

Extérieur[modifier | modifier le code]

La porte romane (aujourd'hui bouchée) de la façade Sud, décorée de billettes, d'étoiles creuses et d'un tore, est encadrée de deux colonnettes.

Le clocher, sur base carrée, n'est pas sur le transept mais accolé à la première travée sud du chœur. Il a été doté au XIIe siècle d'une tour octogonale à deux étages surmontés d'une courte flèche couverte de schiste, ce qui renforce son côté pittoresque. Le premier étage est composé sur quatre faces de fenêtres aveugles décorées de bâtons brisés, le second ajouré de huit fenêtres ornées de frettes crénelées. Construit en pierre calcaire, probablement provenant de l'ancienne carrière d'Yvetot-Bocage, ses angles sont adoucis par des boudins.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie 
  • Jean Barbaroux, Églises de la Manche, éd. Nouvelles éditions latines
  • Norbet Girard et Maurice Lecoeur, Trésors du Cotentin, éd. Isoète
  • Lucien Musset, Normandie Romane 1, no 48, éd. Zodiaque, p. 42
  • Marie-Hélène Since, Art roman dans l'est du Cotentin. Art de Basse-Normandie, no 68, 1976.
  • Vikland "Le Valognais", no 10, automne 1978, p. 20-21
Liens externes