Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Conflans (Albertville)

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Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Conflans (Albertville)
Image illustrative de l’article Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Conflans (Albertville)
Présentation
Nom local Église Saint-Grat de Conflans
Culte Catholicisme
Type Église (édifice)
Rattachement Diocèse de Tarentaise
Début de la construction 1701
Fin des travaux 1720
Style dominant Baroque néo-classique (art baroque savoyard)
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1989)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Commune Conflans (Albertville)
Département Savoie
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Coordonnées 45° 40′ 17″ nord, 6° 23′ 52″ est
Géolocalisation sur la carte : Savoie
(Voir situation sur carte : Savoie)
Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Conflans (Albertville)
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Conflans (Albertville)

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption ou église Saint-Grat est une église située en France à Conflans sur la commune d'Albertville, dans le département de la Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Cette église de style baroque et néo-classique des XVIIIe siècle et XIXe siècle est dédiée à l'Assomption de Marie et à saint Grat d'Aoste (évêque d'Aoste au Ve siècle, et saint patron de Conflans).

Elle fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

Historique[modifier | modifier le code]

La paroisse du Ve siècle de l'ancien bourg fortifié de Conflans, des hauteurs d'Albertville, baptisé Porte de Savoie ou Porte de France, se situe à l'ancienne frontière entre la France et l'Italie, sur la voie romaine Alpis Graia qui relie la capitale de la Gaule romaine (Lyon / Lugdunum) à Rome (Rome antique / Empire romain / États pontificaux), via Vienne, Albertville, col du Petit-Saint-Bernard, Vallée d'Aoste, Milan, Florence ...

La première mention de la paroisse de Conflans date de 1014[2]. En effet, dans un acte, le roi de Bourgogne (Bourgogne Transjurane), Rodolphe III, donne à sa femme Ermengarde différentes églises situées dans le comté de Savoie dont l'église Sainte-Marie de Conflans[2],[3].

En 1632 l'édifice est détruit par un incendie. Réparée provisoirement, l'église est reconstruite à même la roche, en plus grande taille, entre 1701 et 1720, avec un changement d'orientation, en art baroque savoyard néo-classique.

Consacrée en 1716, elle est dédiée à l'Assomption de Marie, et à saint Grat d'Aoste (évêque du Ve siècle de la vallée d'Aoste, et saint patron de Conflans, saint protecteur des récoltes agricoles.

La déchristianisation (Révolution française) lui cause d'importants dégâts. Le clocher est démoli en 1794, et les retables sont démontés. À la suite du concordat de 1801, le clocher est reconstruit à l’identique en 1804, et les retables sont reconstitués après 1815 (voir histoire de la Savoie de 1792 à 1815).

Vers 1850 d'importantes réparations sont entreprises.

Architecture[modifier | modifier le code]

Ce chef-d’œuvre d'art baroque savoyard et néo-classique[Note 1], avec son double clocher à bulbe atypique, est visible depuis tout le vallon d’Albertville. Les quatre cloches (la plus grande baptisée « Bourdon de Conflans » et trois cloches plus petites) résonnent dans tout Albertville.

Le portail est en pilastre avec chapiteaux en ordre toscan. Un décor de fresques en trompe-l'œil, est réalisé sur ensemble des façades de l'édifice.

L'architecture intérieure est constituée d'une nef de quatre travées, le tout voûté d'arêtes. Les voûtes de la nef sont ornées de caissons octogonaux à motifs de rosace, et chacun des douze quartiers de la voûte du chœur est décoré de motifs symboliques religieux.

Le riche mobilier est constitué entre autres d'un retable monumental doré à l'or fin de 1708 de Claude-Antoine Marin de Flumet[2], et d'une chaire en noyer ornée des quatre évangélistes, de Jacques Clerant de 1718. Le tableau de saint Grat a été réalisé par le peintre Béranger[2].

Reliquaire[modifier | modifier le code]

L'église reçoit, en 1432, de l'évêque d'Aoste, Oger Moriset, des reliques de Grat d'Aoste[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le style néoclassique est régulièrement qualifié de style « sarde » en Savoie afin de souligner son origine étrangère à la Savoie et que « cela produit des édifices un peu conventionnels »[4], voire « rigide[s] »[5]. Il fait son apparition à la suite de la Restauration de la Maison de Savoie en Savoie à partir de 1815.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Conflans (Albertville) », notice no PA00118317, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a b c et d Marius Hudry, Histoire des communes savoyardes : Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath, , 444 p. (ISBN 978-2-7171-0263-5), p. 47.
  3. Félix Bernard, Les Origines féodales en Savoie-Dauphiné : la vie et les rapports sociaux d'alors, Imprimerie Guirimand, , 596 p., p. 211.
  4. Les Bauges : entre lacs et Isère. Histoire et patrimoine, vol. 107, Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, coll. « Mémoires et Documents », , 350 p. (ISBN 978-2-85092-000-4), p. 119.
  5. Art et archéologie en Rhône Alpes, n°4, 1988, p.134.
  6. Thérèse Leguay et Jean-Pierre Leguay, Histoire de la Savoie, Paris, Éditions Jean-paul Gisserot, , 128 p. (ISBN 978-2-877-47804-5, lire en ligne), p. 44.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]