Église Notre-Dame-de-Confort

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Église Notre-Dame-de-Confort
Église et place des Jacobins (Israël Silvestre)
Église et place des Jacobins (Israël Silvestre)
Présentation
Culte Catholique romain
Rattachement Archidiocèse de Lyon
Fin des travaux 1218
Date de démolition 1816
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Ville Lyon

L'église Notre-Dame-de-Confort est une ancienne église de Lyon construite en 1218 et détruite en 1816 située près de la place des Jacobins.

Histoire[modifier | modifier le code]

tableau de Salviati L'incrédulité de saint Thomas, qui ornait la chapelle des Gadagne. Louvre.

À la Renaissance, Notre-Dame-de-Confort, tenue par les Dominicains, est l'église de la nation florentine de Lyon. Ils acquièrent en 1464 le privilège de pouvoir y enterrer leurs morts et ont largement financé son agrandissement et embellissement[1].

En 1517, Bartolomeo Panciantichi est le premier à y construire une chapelle[2]. Il veut en orner l'autel d'un tableau de l'Assomption en 1522 commandé à Andrea del Sarto[3]. Mais l'ouvrage a été réalisé sur un bois de mauvaise qualité, et l'artiste le laisse inachevé. Il ne sera jamais exposé à Lyon[2].

En 1526, Thomas Ier de Gadagne fait un don pour pouvoir y jouir d'une chapelle, et y être enterré ainsi que son épouse[4]. Son neveu Thomas II la décore en demandant au peintre Francesco Salviati de réaliser un tableau sur le thème de l'incrédulité de saint Thomas[5]. Le banquier Leonardo Spiza y fait édifier un mausolée, tout comme un autre compatriote, qui en commande un à Antonio Rossellino[3].

Le , Guillaume de Gadagne et son épouse Jeanne de Sugny sont inhumés dans cette même chapelle (Jeanne est morte le 19 janvier et Guillaume le 26). À l'issue d'un cortège funèbre incluant le clergé de Saint-Jean et des trois églises collégiales, une messe est dite par Monseigneur Jean Fabre, suffragant de Vienne. À l'occasion des funérailles, l'église est tapissée d'une bande de velours noir associée à des cierges jaunes pour Guillaume ainsi que d'une bande de satin blanc accompagnée de cierges blancs pour Jeanne[6].

Postérité[modifier | modifier le code]

Une plaque rappelant son existence est apposée place des Jacobins, et plusieurs éléments de la chapelle des Gadagne ont été réemployés sur la façade du 8-10-12 de la rue Sully après sa destruction : l'arc de l'entrée est visible autour du portail et deux consoles du tombeau de Guillaume de Gadagne soutiennent un balcon[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lejeune 2004, p. 40
  2. a et b Béghain 2011, p. 35
  3. a et b Iacono & Furone, 1999, p. 34
  4. a et b Lejeune 2004, p. 41.
  5. Iacono & Furone, 1999, p. 33
  6. Lejeune 2004, p. 97.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Lejeune, La saga lyonnaise des Gadagne, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, , 192 p. (ISBN 978-2841471539)[1]
  • Abbé Adolphe Vachet, À travers les rues de Lyon, Marseille, Laffitte Reprints, (1re éd. 1902), 500 p. (ISBN 2-7348-0062-4)
  • Fontalirant, Notre-Dame-de-Confort : sanctuaire des frères prêcheurs à Lyon, 1218-1791
  • Levesque, Les Frères prêcheurs de Lyon Notre-Dame-de-Confort, 1218-1789
  • Giuseppe Iacono et Salvatore Ennio Furone, Les marchands banquiers florentins et l'architecture à Lyon au seizième siècle, Paris, Publisud, , 285 p. (ISBN 9782866006839, OCLC 406439976)
  • Patrice Béghain, Une histoire de la peinture à Lyon : de 1482 à nos jours, Lyon, S. Bachès, , 363 p. (ISBN 978-2-35752-084-4, notice BnF no FRBNF42506537)
  • Federica Carta, « La cappella Panciatichi in Notre-Dame de Confort a lione », Prospettiva, 2015

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  1. « L’histoire des Gadagnes : Partie I », sur http://www.boutheon.com, Les Amis du Vieux Bouthéon (consulté le 26 novembre 2014).