Églises évangéliques luthériennes

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Les Églises évangéliques luthériennes (parfois désignées comme « Églises de la Confession d'Augsbourg ») sont des Églises protestantes de tradition luthérienne. Historiquement, cette appellation a permis de les distinguer d'abord des Églises réformées, puis des Églises évangéliques proprement dites.

Théologie[modifier | modifier le code]

La foi de ces Églises s'appuie sur des livres fondamentaux du luthéranisme qui s'ajoutent à l'autorité de la Bible et aux trois symboles œcuméniques, le symbole des Apôtres, le symbole de Nicée-Constantinople et le symbole d'Athanase. La plupart des Églises luthériennes sont regroupées dans la Fédération luthérienne mondiale (FLM), dont le siège est à Genève.

Ces textes théologiques sont :

Les Églises luthériennes en France[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Pour des raisons historiques, politiques et linguistiques, le luthéranisme s'est particulièrement implanté à l'origine dans les régions de l'Est de la France, Alsace, Lorraine, actuel Territoire de Belfort et principauté de Montbéliard. La défaite de la France en 1870 et l'annexion de l'Alsace et de la Moselle modifient cette situation. Elle provoque le détachement des inspections ecclésiastiques de Paris (dont dépendaient les paroisses luthériennes d'Algérie) et de Montbéliard de l’Église de la Confession d'Augsbourg, dont le siège reste à Strasbourg annexée, et l'exil des «Optants». Certains d'entre eux rejoignent des communautés réformées mais d'autres deviennent membres de communautés luthériennes, notamment au Pays de Montbéliard, et à l'intérieur de la France, à Paris, Lyon et Nice ainsi qu'en Algérie. Cette situation rend nécessaire la création d'une nouvelle structure ecclésiale, l’Église évangélique luthérienne de France, par la loi du 1er août 1879 et le décret du 12 mars 1881. Celle-ci a regroupé les deux inspections ecclésiastiques de Paris et Montbéliard, sous l'autorité d'un synode général siégeant à Paris, jusqu'en 2013.

Situation actuelle en France[modifier | modifier le code]

Un engagement en faveur de la réunion des Églises protestantes a modifié le paysage luthérien français.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Les luthériens français reconnaissent le ministère pastoral des femmes. En 2000, on estimait que 22 % des pasteurs de l'EPCAAL et 31 % des pasteurs de l'ÉELF étaient des femmes[1]. Ce nombre s'est sans doute modifié depuis.
  • Les Églises luthériennes françaises n'ont pas d'évêques, mais des inspecteurs ecclésiastiques.
Article détaillé : Inspecteur ecclésiastique.
  • Une troisième Église luthérienne, l'Église évangélique luthérienne - Synode de France (EEL-SF), séparée de l'EPCAAL au XIXe siècle, à la suite du réveil luthérien, fait partie du Concile luthérien international.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La foi des Églises luthériennes. Confessions et catéchisme, textes édité par André Birmelé et Marc Lienhard, Cerf/Labor et Fides, Paris/Genève, 1991, (ISBN 2-204-04066-5) ou (ISBN 2-8309-0611-X)
  • Annick Sibué, Luther et la réforme protestante, Eyrolles, Paris, 2011, (ISBN 2-212-54859-1)
  • Jean Volff, La législation des cultes protestants en Alsace et en Mosellle, Oberlin, Strasbourg, 1993.
  • Jean Volff, Une Eglise protestante unie en Algérie, in Positions luthériennes, n°1, janvier-mars 2007, p. 71 à 76.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]