Égine (mythologie)
| Nom dans la langue maternelle |
Αίγινα |
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| Père | |
| Mère | |
| Conjoint | |
| Enfants |

Dans la mythologie grecque, Égine (en grec ancien Αἴγινα / Aígina) est fille du dieu fleuve Asopos et de la naïade Métope.
Famille
[modifier | modifier le code]Égine est la fille du dieu fleuve Asopos et de la naïade Métope, fille de Ladon, épouse d'Asopos dont elle a de nombreux enfants (douze ou vingt filles, selon les auteurs, et plusieurs fils)[1].
Égine est, par Zeus, la mère d'Éaque, qu'elle abandonne.
Selon la IXe Olympique de Pindare, elle est aussi la mère de Ménétios (le père de Patrocle), conçu avec Actor.
Mythe
[modifier | modifier le code]Nymphe aimée de Zeus, celui-ci l'enlève sous la forme d'un aigle et la transporte sur l'île d'Œnone, appelée depuis île d'Égine. De leur union naît Éaque, qu'elle abandonne sur l'île.
Égine n'est pas la seule parmi ses soeurs a avoir été enlevée par un dieu. Ainsi Corinne, dans un fragment endommagé, fait mention de neuf filles d'Asopos de Béotie enlevées par les dieux[2] : Égine, Thébé et Platée enlevées par Zeus ; Corcyre, Salamis et Eubée enlevées par Poséidon ; Sinopé et Thespia enlevées par Apollon ; et Tanagra enlevée par Hermès. Asopos ignore ce qu'il est advenu d'elles jusqu'à ce que le devin Acraephen (autrement inconnu dans les textes) lui révèle que les dieux Éros et Aphrodite ont persuadé les quatre dieux de venir secrètement chez lui et d'enlever ses neuf filles. Il conseille à Asopos de s'en remettre aux immortels et de cesser de pleurer, puisqu'il est le beau-père des dieux. Asopos, dans cette version, suit le conseil d'Acraephen[2].
Toponymie
[modifier | modifier le code]L'île grecque d'Égine porte son nom, de même que l'astéroïde de la ceinture principale (91) Égine.
Représentation
[modifier | modifier le code]Pausanias mentionne Égine dans sa description d'un groupe de sculptures, offert par les Phliasiens, représentant les Asopides (filles d'Asopos), dont Némée, Zeus s'emparant d'Égine, Harpina, Corcyre, et Thébé, avec leur père Asopos. La sculpture se trouvait dans le sanctuaire d'Hippodamie (la petite-fille d'Harpina selon la mythologie) à Olympie[3].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Pseudo-Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], III, 12, 6.
- Corinne, fragment. 654
- ↑ Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne], V, 22, 6
- Pseudo-Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne] (I, 9, 3 ; III, 12, 6).
- Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne] (IV, 72, 6).
- Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] (V, 80).
- Pindare, Odes [détail des éditions] (lire en ligne) (Isthmiques, VIII ; Olympiques, IX).
