Système éducatif en République démocratique du Congo

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Système éducatif en République démocratique du Congo
Batiment administratif de l'université de Kisangani
Batiment administratif de l'université de Kisangani
Système éducatif
Langue de scolarisation Français
Scolarité obligatoire 6 ans
Durée de la scolarité  
· Primaire 8 ans
· Secondaire 4 ans
· Supérieur 3 à 10 ans
Organisme de tutelle Ministère de l'enseignement primaire, secondaire et technique, Ministère de l'Enseignement supérieur et universitaire et Ministère des affaires sociales , action humanitaire et solidarité nationale
Taux d'alphabétisation  
Scolarisation  
Diplômés  

Le système éducatif en République démocratique du Congo est géré par trois ministères : le ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et technique (MEPST), le ministère de l'Enseignement supérieur et universitaire (MESU) et le ministère des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale (MAS).

Historique[modifier | modifier le code]

L'enseignement au Congo belge était semblable à l'enseignement officiel de Belgique. Les six premières années sont appelées « primaires » (6 à 12 ans). Le cycle « secondaire » se divise en deux: Deux années de cycle d'orientation et quatre années de cycle secondaire appelé aussi Humanités. Le cycle secondaire offre plusieurs orientations, à savoir : humanités pédagogiques (psychologie, pédagogie), les humanités littéraires (latin, grec, mathématiques), humanités scientifiques (Biologie, Chimie) et (Maths-Physique), les humanités commerciales (sciences commerciales et administratives), les humanités techniques (mécanique générale, électronique, électricité, arts et métiers), les humanités professionnelles, 3 ans après le cycle d'orientation (mécanique auto, électricité, techniques commerciales, accoucheuses, aides-soignantes, coupe et couture.... ). Un diplôme sanctionne la fin de cycle de trois ans des humanités professionnelles. Le terme des six années secondaires est sanctionné par un diplôme d'État d'études secondaires, après avoir passé un examen d'admission portant sur la capacité d'entreprendre les études choisies (examens d'État). Le diplôme d'État offre le choix aux études supérieures (enseignement non universitaire: entre 2 et 6 ans dont un an de classe préparatoire) et ou « universitaires » (2 années de candidature, trois et plus d'années de licence, suivies d'un doctorat).

Malgré le fait que le financement public de l’éducation se soit effondré dès 1985, le système éducatif congolais a continué à se développer, et ce grâce au financement direct des ménages.

En 2001/2002, le pays comptait près de 19 100 écoles primaires avec 159 000 enseignants pour plus de 5,47 millions d’élèves et près de 8 000 écoles secondaires avec 108 000 enseignants pour 1,6 million d’élèves. La même année, l’enseignement supérieur comptait près 326 établissements pour 200 000 étudiants.

Le taux de scolarité est de 70 % en milieu urbain et 48 % en milieu rural.

Niveaux d'enseignement (cycles)[modifier | modifier le code]

Il existe tous les niveaux[Quoi ?] d'enseignement en république démocratique du Congo.

  • Écoles primaire et secondaire :
    • Certificat d'Études Primaires (CEP) : 8 ans d'école primaire
    • Diplôme d'État : 4 ans d'école secondaire (humanités).
  • Enseignement supérieur et recherche :
    • Graduat : 3 ans d'université
    • Licence : 2 ans d'université après le Graduat
    • DEA : 2 ans (après certains nombres de critères)
    • Soutenance de thèse de doctorat

Pour plus de lisibilité auprès d'une partie des lecteurs francophones d'Afrique et des Caraïbes (issues des anciennes colonies françaises) et des lecteurs français, si l'on fait un parallèle avec les dénominations du système éducatif français, les équivalences se présenteraient comme suit :
  • Le diplôme d'état (diplômé d'état) qui est l’équivalent en nom seulement en France du baccalauréat. Il sanctionne six années d’études de second degré. Après avoir obtenu le certificat d’études primaires (CEP) et être passé successivement par le collège et le lycée.
  • Le diplôme de graduat (gradué) qui équivaut à la licence française. C’est un diplôme qui sanctionne les trois premières années d’études universitaires ou supérieures. Le graduat obtenu dans une école supérieure est à orientation technique et a une durée de trois ans. Son orientation technique permet au titulaire de ce diplôme d’avoir un corps de connaissance spécialisé et concret pour rechercher un emploi et être directement opérationnel.
  • Le diplôme de licence (licencié) qui équivaut au master français. C’est le diplôme qui sanctionne 5 années d’études universitaires, c'est-à-dire trois années de graduat, plus deux années de licences (1re et 2e).

Il faut souligner qu’au Congo-Kinshasa, la durée du cycle universitaire total retenu par le ministère de l’éducation nationale est encore de cinq ans sans compter que certaines filières ont une année préparatoire préalable. La durée d'étude pour la faculté de Médecine est d'au moins 7 ans.

Malgré des multiples réformes, l'enseignement supérieur reste encore sur - dans certaines choses - le schéma hérité de la Belgique. À titre illustratif, bien qu'il y a des changements, les titres dans le corps professoral universitaire et supérieur sont restés identique : Professeur (ordinaire, visiteur, associé, émérite), chef de travaux, assistant de premier mandat et de deuxième mandat, Recteur (de l'université), doyen (de la faculté) et Directeur général (de l'Institut supérieur).[réf. souhaitée]


Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

La république démocratique du Congo compte plus de 600 universités et/ou instituts d'enseignement supérieur, en 2011.

Annexes[modifier | modifier le code]

Il existe un important panel de chercheurs en sciences de l'Education en République Démocratique du Congo. Cette page aurait pu se remplir tous les jours de différents apports de certains parmi eux. Le problème, c'est l'accès à l'outil internet qui est très limité en raison de la crise qui frappe le monde enseignant au Congo. Qu'à cela ne tienne. Nous ne pouvons nous priver cependant de signaler ici les recherches menées par le professeur Richard Ngub'Usim Mpey Nka, Docteur en Psychologie, Promoteur de l'Université de Kikwit et professeur ordinaire des universités. Il est auteur d'une centaines d'ouvrages, articles, communications et monographies en rapport avec son domaine de recherche: "la psychologie de la créativité et des innovations", appliquée au monde de travail, à la gestion des entreprises et à la réforme de l'enseignement. Il est également membre de la communauté Internationale des Psychologues d'expression française. Il a notamment fait des recherches portant sur le contexte général de l'évolution du système d'enseignement au Congo des origines dans l'Etat Indépendant du Congo (E.I.C), dans le Congo Belge(EIC), passant par Louvanium jusqu'à l'Unaza (l'Université Nationale du Zaïre) et l'ESU (Enseignement Supérieur et Universitaire). Les problèmes abordés et les incertitudes liées à l'avenir de ce système d'enseignement ont emmené le professeur Ngub'Usim à la question: "Faut-il recréer Lovanium"? Sous nos yeux, immédiatement, deux ouvrages de références en la matière: NGUB'USIM. M.N.Richard, Pour la refondation de l'Université de Kinshasa et du Congo, Faut-il recréer Lovanium?, Paris, L'Harmettan, 2010, 406 pages. NGUB'USIM, M.N.Richard, Kikwit. De la mégapole scolaire à la ville universitaire. Pages d'histoire de l'université du Bandundu à Kikwit (UB-UNIKIK), KInshasa, 2ditions U-Psychom, 2012, 229 pages. D'autres chercheurs dont nous nous permettons de citer les ouvrages, ont également tablé sur cette évolution. Par exemple: DIBALU, A. Organisation et législation scolaire, Cours ronéotypé, Unaza, Kisangani, FPSE, 1971. EKWA, B.I.M, Le Congo et l'éducation, Léopoldville, BEC, 1965. EKWA, B.I.M. , L'école trahie, Kinshasa, Edition CADICEC, 2004.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Sarlet, « glossaire du site internet d'Albert Sarlet », sur http://users.skynet.be/aloube/accueil.htm
  • Bongeli, Y., Université et sous-développement au Zaïre, Lubumbashi, 1983, thèse de doctorat en sociologie.
  • Aimé Mpevo Mpolo, Les quatre tournants manqués de l'université congolaise. Analyse des réformes académiques du Congo-Zaïre (1971-2011), L'Harmattan, Paris, 2012, 366 p. (ISBN 9782296960596)
  • DIBALU, A. Organisation et législation scolaire, Cours ronéotypé, Unaza, Kisangani, FPSE, 1971.
  • EKWA, B.I.M, Le Congo et l'éducation, Léopoldville, BEC, 1965.
  • EKWA, B.I.M. , L'école trahie, Kinshasa, Edition CADICEC, 2004
  • NGUB'USIM. M.N.Richard, Pour la refondation de l'Université de Kinshasa et du Congo, Faut-il recréer Lovanium?, Paris, L'Harmettan, 2010, 406 pages. NGUB'USIM, M.N.Richard, Kikwit. De la mégapole scolaire à la ville universitaire. Pages d'histoire de l'université du Bandundu à Kikwit (UB-UNIKIK), KInshasa, 2ditions U-Psychom, 2012, 229 pages.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]