Édouard de Sercey

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Édouard de Sercey
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RumignyVoir et modifier les données sur Wikidata
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Félix Édouard, comte de Sercey (Port-Louis (Maurice), -Rumigny, ) est un diplomate français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alors diplomate à Saint-Pétersbourg, il est nommé chef d'une mission en Perse en 1839 dans le but de rétablir des relations et s'y rend avec une importante ambassade dont font aussi partie, entre autres, Pascal Coste et Eugène Flandin.

Partis de Toulon le sur le Véloce, l'ambassade reste longuement à Constantinople avant de gagner Trébizonde () par la mer Noire. En pleine hiver, ils traversent les montagnes enneigées d'Arménie et après Erzeroum, entrent en Perse le .

Sercey recherche à Khoï près de Tabriz, la tombe du lieutenant Bernard, membre de la mission Gardane, mort en 1809 mais ne la retrouve pas et pénètre à Téhéran le 1er mars. Trois semaines plus tard, l'ambassade se rend à Ispahan qu'ils atteignent le et, le , ils sont reçus avec grands honneurs, par le chah puis par son vizir Mirza Agaci.

Durant les deux mois qu'il passe à Ispahan, Sercey rend visite à de nombreuses reprises au chah. Il y observe le jeu diplomatique des Russes et des Britanniques.

En , l’ambassade se sépare en trois groupes. Deux officiers, Beaufort et Daru ont pour instructions de visiter Chiraz, le golfe Persique, Bagdad et la Mésopotamie. Un groupe reprend la route du nord, par Tabriz et la Géorgie alors que Sercey, accompagné de Chazelles, Lachèze, Kasimirski et de l'abbé Scoffi, part d'Ispahan au début de 1841 pour Murat, Kermanshah et les montagnes du Zagros.

Sercey et ses compagnons gagnent ensuite la Mésopotamie en passant par Bagdad, Kirkouk et Mossoul et atteignent la Syrie. Ils passent alors à Diyarbakir, Ourfa, Biredjik, Alep, Antioche et Alexandrette où ils rembarquent pour l'Europe.

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Perse en 1840, La Revue contemporaine, mars et
  • Une ambassade extraordinaire. La Perse en 1839-1840, 1928 (reprise de l'ouvrage précédent, annotée par L. de Sercey, petit-fils d’Édouard)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Numa Broc, Dictionnaire des explorateurs français du XIXe siècle, T.2, Asie, CTHS, 1992, p. 412-413 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Croisille, Répertoire de la correspondance de Lamartine (1807-1829), 1997, p. 105
  • François Pouillon, Dictionnaire des orientalistes de langue française, 2008, p. 391

Liens externes[modifier | modifier le code]