Édouard de Max

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Édouard de Max
Description de cette image, également commentée ci-après
Édouard de Max : caricature par Charles Gir.
Nom de naissance Eduard Alexandru Max
Naissance
Iași (région de Moldavie en Roumanie)
Nationalité roumaine, puis française
Décès (à 55 ans)
Paris
Profession acteur

Eduard Alexandru Max, dit Édouard de Max, né le à Iași (région de Moldavie en Roumanie), et mort le à Paris, est un acteur de théâtre et de cinéma français d'origine roumaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

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En 1889, Édouard de Max est admis au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris, dans la classe de Gustave Worms, et a comme condisciples Lugné-Poe et Marguerite Moreno, avec laquelle il jouera à plusieurs reprises. Il joue auprès de Sarah Bernhardt, d'André Antoine.

Il est considéré par ses contemporains comme l'un des meilleurs acteurs de son époque[Lesquels ?]. C'est le type même du tragédien lyrique[interprétation personnelle]. Il porte des tenues extravagantes et affiche son homosexualité. Il a joué une pièce osée le Prométhée de Jean Lorrain aux arènes de Béziers dans laquelle il apparaît nu.

Il protégea André Gide qui a écrit Saül à son intention, ainsi que Jean Cocteau, alors âgé de 19 ans (1908), et dont le style le fascine. Pour le faire connaître du Tout-Paris, celui-ci organise une matinée poétique au théâtre Fémina, sur les Champs-Élysées.

En 1915, il intègre la Comédie-Française et en devient sociétaire en 1918. Il aimait s'afficher, paraître ; il fumait que des cigarettes à son nom. L'hiver, il porte des couvertures de loutre bordées de renard argenté dans sa voiture. Il n'est pas toujours d'accord avec les décors des pièces qu'il joue et n'hésite pas à apporter du mobilier de chez lui pour masquer des fonds de scènes qui ne sont pas de son goût. Il publie à ce sujet un article dans Le Printemps des lettres en avril 1911.

On ignore comment Édouard de Max a fait la connaissance de Pierre de Massot, son cadet de 31 ans, mais une tendre affection va lier les deux hommes. Ce dernier sera présent et l'assistera sur son lit de mort. Il s'éteint le à son domicile parisien du no 66 rue de Caumartin[1], où une plaque apposée sur l'immeuble rappelle le son souvenir. Il est enterré à Paris au cimetière du Montparnasse.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Carrière hors de la Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Édouard de Max dans le rôle d'Homodei, dans Angelo, tyran de Padoue, vu par Lourdey en 1905[2].

Carrière à la Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Entrée à la Comédie-Française en 1915
Sociétaire de 1918 à 1924
355e sociétaire

Filmographie[modifier | modifier le code]

Témoignages[modifier | modifier le code]

  • « C'est l'artiste déconcertant, jamais égal, toujours curieux, dont les conceptions étonnent et irritent les pontifes sucrés de la critique; le grand enfant intraitable dont un caprice a failli dix fois briser la carrière; l'esprit ombrageux, entier et irréductible que révolte l'apparence même d'un joug »Georges Champenois, Revue d'art dramatique.

« Mes amis sont partis tous mes amis sont morts

Edouard Edouard toi que j'ai tant aimé

Toi sur le cœur de qui j'ai dormi tant de soirs

Toi à cause de qui je meurs de vivre et de t'attendre. »

— Pierre de Massot, Le Déserteur

  • « C'est à mon ami bien-aimé Edouard de Max, l'illustre tragédien roumain, que je pense spécialement. L'ayant vu mourir en octobre 1924, et lors du dernier soupir, tourner son visage du côté du mur pour cacher son agonie de ceux qui l'entouraient, je n'oublierai jamais l'expression de son regard et l'impression que j'en rapportai. » — Pierre de Massot, Prolégomènes à une éthique sans métaphysique, p. 65[3]

Portraits et caricatures[modifier | modifier le code]

  • D. de Losques : Édouard dans Nabuchodonosor , Le Roi
  • Il a inspiré le personnage du Monsieur aux chrysanthèmes qui eut un franc succès et une bonne critique en 1908.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Plus tard, le docteur Marcel Petiot y avait son cabinet médical.
  2. Le Journal amusant, 18 février 1905.
  3. « Henri de Montherlant ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Delluc, Chez de Max (« Jean Lorrain »)
  • Georges Champenois, « De Max », Revue d'Art Dramatique, 1898
  • Gilles Queant, Encyclopédie du théâtre 1850-1914, Paris, Publications de France, 1957.
  • Philippe Van Tieghem, Les Grands Comédiens 1400-1900, Paris, PUF, 1967.
  • Exvelyne Ertel, Dictionnaire encyclopédique de théâtre, sous la direction de Michel Corvin, Paris, Bordas, 1991.
  • Armory, Le Monsieur aux chrysanthèmes, rééd. Montpellier, QuestionDeGenre/GKC, 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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