Édouard Jean Joseph de Laborde de Marchainville

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Édouard Jean Joseph de Laborde de Marchainville
Biographie
Naissance
Décès
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Activité
Château de Méréville et son pont de roches, Salon de 1808

Édouard Jean Joseph de Laborde de Marchainville[1], navigateur français, né le à Paris, décédé le à la Baie des Français, Lituya (Alaska)[2], membre de l'expédition de Lapérouse ( - ).

Biographie[modifier | modifier le code]

Le naufrage de deux chaloupes dans la baie des Français en 1786 coûte la vie à vingt-et-une personnes dont Édouard Jean Joseph de Laborde de Marchainville.

Son père était le très riche banquier de la Cour, Jean-Joseph de Laborde, fermier général de 1759 à 1768, et constitue une figure de premier plan dans les milieux financiers, politiques et mondains à la fin du XVIIIe siècle, par sa fortune mais aussi par l'usage qu'il en fait: ses actes de bienfaisance sont célèbres, tout autant que la générosité de son accueil, le luxe et le goût de sa maison.

En 1780, à bord de la Couronne, commandée par Guichen, Marchainville participe aux combats de la guerre d'indépendance américaine et s'y comporte si bien que son capitaine rend le compte le plus élogieux de sa conduite. Sur l'aigrette, commandée par Fleuriot de Langle il fait fonction d'officier chargé du détail ; il sert de nouveau sous ses ordres sur la Résolue.

En 1784, il paraît assez expérimenté pour commander la corvette la Fauvette. Quittant Newport pour l'Île-de-France de conserve avec le Réfléchi, la Fauvette en est séparée par un coup de vent aux abords du grand banc de Terre-Neuve. Marchainville ramena donc son navire seul, malgré le mauvais temps qui rendit la traversée éprouvante.

Bon marin et soldat courageux, il se distingue aussi par ses connaissances scientifiques qui lui valent la récompense d'une lunette de mer le 23 août 1777. Le , il obtient la permission de passer trois mois en Angleterre et en Hollande pour son instruction. De retour à Brest en juin 1785, Marchainville est aussitôt désigné pour remplir la place supplémentaire d'enseigne prévue à bord de l'Astrolabe et Langle, qui l'a eu à deux reprises sous ses ordres, le demanda très probablement.

En août 1785, il prend la mer dans la grande expédition scientifique qui doit explorer l'océan Pacifique sous les ordres de La Pérouse. Le 13 juillet 1786, il se noie dans le naufrage de deux chaloupes emportées par des courants violents dans la baie des Français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En 1781, La Monneraye dresse ce portrait de Marchainville: Il avait une figure charmante, les cheveux blonds, la taille haute et svelte. À ces avantages extérieurs, il joignait un esprit vif et aimable, une grande douceur et beaucoup d'instruction. Il aimait passionnément son métier d'officier de mer.
  2. En 1787, dans le parc du château de Méréville, un père et une mère éplorés avaient fait élever près d'un étang une colonne rostrale de marbre bleu turquin, ornée de quatre éperons de navire en bronze pour glorifier les vertus héroïques de leurs deux fils, Édouard et Ange, disparus en mer.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Plongée magazine, no 16, « Vanikoro », sous-titré « Dernières nouvelles de La Pérouse », par Pierre Larue, p. 52
  • Le Mystère Lapérouse, ou le Rêve inachevé d'un roi, par l'association Salomon, éditions de Conti, mars 2008
  • Pierre Bérard, Le voyage de La Pérouse : Itinéraire et aspects singuliers, Albi, Un Autre Reg’Art, , 175 p. (ISBN 978-2-916534-60-2)
  • Michel Vergé-Franceschi, Dictionnaire d'Histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8 et 2-221-09744-0)
  • Étienne Taillemite, Marins français à la découverte du monde : De Jacques Cartier à Dumont d'Urville, Paris, éditions Fayard, , 725 p.
  • C. Gaziello, L'expédition de Lapérouse, 1785-1788 : réplique française aux voyages de Cook, Paris, 1984

Liens internes[modifier | modifier le code]

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