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Édouard III (Shakespeare)

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Édouard III
Couverture de la pièce pour l’édition de 1596.
Formats
Pièce de théâtre
Œuvre dramatique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Langue
Auteurs
Genre
Drame historique (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Date de parution

Édouard III (Edward III) est une pièce de théâtre attribuée à William Shakespeare sur le monarque Édouard III d'Angleterre.

La pièce fut d'abord publiée anonymement en 1596. Cependant, depuis le XVIIIe siècle la forte probabilité que l'ensemble ou une partie de la pièce soit de la main de Shakespeare est discutée.

Le roi Édouard III est informé par le comte d'Artois qu'il est le véritable héritier du précédent roi de France. Un ambassadeur français arrive et insiste pour qu'Édouard rende hommage au nouveau roi de France pour ses terres de Guyenne. Édouard le défie, affirmant qu'il envahira le pays pour faire valoir ses droits. Un messager arrive pour annoncer que les Écossais assiègent un château dans le nord de l'Angleterre. Édouard décide de régler ce problème en premier. Le château est tenu par la belle comtesse de Salisbury, épouse du comte de Salisbury. À l'arrivée de l'armée d'Édouard, les Écossais déchaînés prennent la fuite. Édouard tombe immédiatement sous le charme de la comtesse et tente de la courtiser. Elle le repousse, mais il persiste. Tentant de bluffer, la comtesse jure d'ôter la vie à son mari si Édouard s'en prend à sa femme. Cependant, constatant qu'Édouard trouve le plan moralement acceptable, elle finit par menacer de se suicider s'il ne met pas fin à ses avances. Finalement, Édouard exprime une profonde honte, reconnaît sa faute et acquiesce. Il se consacre à exercer pleinement ses droits et ses devoirs de roi.

Dans la deuxième partie de la pièce, Édouard rejoint son armée en France et mène une guerre pour revendiquer le trône de France. Lui et le roi de France échangent des arguments avant la bataille de Crécy. Le fils du roi Édouard, Édouard, le Prince Noir, est anobli et envoyé au combat. Le roi refuse d'envoyer de l'aide à son fils lorsque la vie du jeune homme semble menacée. Le prince Édouard fait ses preuves au combat après avoir vaincu le roi de Bohême. Les Anglais remportent la bataille et les Français fuient vers Poitiers. Édouard envoie le prince à leur poursuite, tandis qu'il assiège Calais[1].

À Poitiers, le prince se retrouve en infériorité numérique et semble encerclé. La pièce alterne entre les camps français et anglais, où le désespoir apparent de la campagne anglaise contraste avec l'arrogance des Français. Le prince Édouard rumine la morale de la guerre avant de remporter la victoire à Poitiers contre toute attente. Il capture le roi de France.

À Calais, les citoyens comprennent qu'ils devront se rendre au roi Édouard. Édouard exige que six des principaux citoyens soient envoyés en captivité. L'épouse d'Édouard, la reine Philippa, arrive et le persuade de les gracier. Sir John Copland amène à Édouard, le roi des Écossais, capturé au combat, et un messager l'informe que les Anglais ont pris le contrôle de la Bretagne. Cependant, ces succès sont compromis lorsqu'on apprend que le prince Édouard est menacé d'une défaite certaine à Poitiers. Le roi Édouard déclare sa vengeance. Le prince Édouard arrive avec la nouvelle de sa victoire, amenant avec lui le roi de France capturé. Les Anglais entrent triomphalement à Calais.

Personnages

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Les Anglais

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  • Le roi Édouard III
  • La reine Philippa – son épouse
  • Édouard, le Prince Noir – leur fils
  • Le comte de Salisbury – partiellement inspiré de Sir Walter de Manny ; Salisbury est décédé lors des événements de la seconde partie de la pièce.
  • Comtesse de Salisbury – épouse de Salisbury (bien que l'histoire de l'engouement d'Édouard III pour elle soit basée sur un incident impliquant Alice de Norfolk, belle-sœur de Salisbury)
  • Comte de Warwick – son père (fictif)
  • Sir William Montague – neveu de Salisbury
  • Comte de Derby
  • Lord Audley – représenté comme un vieil homme, bien qu'il n'ait historiquement pas plus de 30 ans à l'époque de la pièce
  • Lord Percy
  • John Copland – écuyer, plus tard Sir John Copland
  • Lodwick ou Lodowick – secrétaire du roi Édouard
  • Deux écuyers
  • Héraut

Partisans des Anglais

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Les Français

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  • Le roi Jean II – Certaines de ses actions dans la pièce ont en réalité été réalisées par ses prédécesseurs, les rois Charles IV et Philippe VI.
  • Le prince Charles – Duc de Normandie, son fils
  • Le prince Philippe – son plus jeune fils (historiquement pas encore né)
  • Le duc de Lorraine
  • Villiers – Seigneur normand
  • Capitaine de Calais
  • Un autre capitaine
  • Marin
  • Trois hérauts
  • Deux citoyens de Crécy
  • Trois autres Français
  • Femme avec deux enfants
  • Six riches citoyens de Calais
  • Six pauvres citoyens de Calais
  • Partisans des Français
  • Roi de Bohême
  • Capitaine polonais
  • Troupes danoises

Les Écossais

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Il existe plusieurs références à « l'Empereur ». Il s'agit de Louis IV, empereur du Saint-Empire romain germanique.

Historique des représentations

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Peu montée, la pièce Édouard III est néanmoins présentée par la BBC, et en 2002, la Royal Shakespeare Company monte une production dans le cadre d'une saison de pièces peu jouées de contemporains de Shakespeare. La mise en scène est de Anthony Clarke, avec notamment David Rintoul dans le rôle du roi Édouard et Caroline Faber dans celui de la comtesse[2].

En France, elle est montée pour la première fois en 2025 dans une mise en scène de Cédric Gourmelon[3] à la Comédie de Béthune et en tournée dans le pays. La distribution comprend Zakary Bairi (Le Prince Edouard, un messager, un capitaine polonais, un pauvre Français)[4], Laurent Barbot (Artois, Ludovic, Percy), Jessim Belfar (l’Écossais, le comte de Derby, le Marin), Vladislav Botnaru (Montaigu, Philippe, Salibury), Guillaume Cantillon (Warwick, le roi Jean…), Victor Hugo Dos Santos Pereira (Lorraine, Villiers, Copland), Vincent Guédon (Le roi Édouard, le Héraut), Manon Guilluy (Douglas, Charles, la reine), Fanny Kervarec (la comtesse de Salisbury, le roi de Bohême) et Christophe Radandra (Audley, Le roi David)[5].

Références

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  1. Reynald Clouet, « Cédric Gourmelon : « Avec Édouard III, nous présentons une pièce d’une très grande modernité au public » », sur La Voix du Nord, (consulté le )
  2. (en-GB) Michael Billington, « Edward III », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  3. Reynald Clouet-Photos Séverine Courbe, « Pourquoi la pièce « Édouard III » de Shakespeare sera une première mondiale », sur La Voix du Nord, (consulté le )
  4. Dossier de presse, « Zakary Bairi, Édouard III dans la mise en scène de Cédric Gourmelon », (consulté le )
  5. « Cédric Gourmelon révèle les accents hétérogènes d’Édouard III », sur Journal La Terrasse (consulté le )

Liens externes

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