Édouard Boureau

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Édouard Boureau
Naissance
Champ-sur-Layon (Maine-et-Loire) (France)
Décès (à 86 ans)
Joinville-le-Pont (France)
Nationalité française
Domaines paléobotanique
Institutions CNRS, Muséum national d'histoire naturelle, Académie des sciences, Organisation internationale de paléobotanique
Diplôme doctorat ès sciences naturelles
Renommé pour Travaux en paléobotanique
Distinctions Prix Foulon, Palmes académiques, chevalier de la Légion d’honneur

Édouard Boureau (1913-1999) est un paléobotaniste français, membre de l’Académie des sciences.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’Édouard Boureau et d’Élise, née Decouard, Léon, François, Édouard Boureau est un paléobotaniste français, né le à Champ-sur-Layon (Maine-et-Loire). Il se marie en 1943 avec Jane Vallet dont il aura deux fils[1].

Édouard Boureau résidait à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) depuis les années 1960[2]. Il y est mort le [3].

Chercheur en paléobotanique[modifier | modifier le code]

Édouard Boureau fait ses études à la Faculté des sciences de Poitiers entre 1933 et 1936. Il devient docteur ès sciences naturelles en 1938 en soutenant une thèse sur les « Recherches anatomiques et expérimentales sur l'ontogénie des plantules des Pinacées et ses rapports avec la phylogénie[4]. »

Chercheur au CNRS, il dirige le laboratoire d’anatomie comparée des végétaux vivants et fossiles du Muséum national d'histoire naturelle à Paris à partir de 1946. Il en devient le sous-directeur et y exerce jusqu’en 1959. Il participe lors du Congrès de botanique de Paris en 1954 à la création de l’Organisation internationale de paléobotanique (International organisation of paleobotany, IOP) dont il est le premier secrétaire. Il dirige la rédaction de la revue World report on paleobotany[5].

À partir de 1959, il devient maître de conférences au centre d’Orsay puis en 1960 professeur à la Faculté des sciences de Paris (devenue depuis Université Pierre-et-Marie-Curie) où il crée le laboratoire de paléobotanique. Il y enseigne jusqu’en 1981. Il dirige la rédaction, qui reste inachevée, d’un Traité de Paléobotanique (4 volumes parus entre 1964 et 1975). Il a mené des missions de terrain au Sahara, en Amérique du Sud, en Indochine[6].

Il conduit des recherches sur les microfossiles précambriens, portant sur les premières formes de la vie pluricellulaire. Il attribue à des radiations ionisantes d’origine extraterrestre, principalement solaire, les extinctions de masse d’espèces pendant les crises que connaît la biosphère, notamment entre le Crétacé et le Tertiaire[7]. Il étudie par exemple les microorganismes fossilisés contenus dans les cherts du Guelb er Richât, collectés par son ami le géologue Théodore Monod[5]. Il est récompensé « pour l'ensemble de ses travaux d'anatomie des plantes vasculaires et de paléobotanique » par le prix Foulon, décerné par l'Académie des sciences en 1950[8].

Le , Édouard Boureau est élu membre de l’Académie des sciences (section de biologie végétale). Il préside son Comité des travaux historiques et scientifiques[7].

En , une déclaration lancée par les économistes André Piettre et Henri Guitton, et signée par quatre-vingt-treize membres de l'Institut de France et de l'Académie nationale de médecine, revenait sur les effets supposés de la loi de 1975 sur l'interruption de grossesse. Ils assuraient qu’elle avait contribué « à élargir le laxisme des mœurs et à aggraver la dénatalité[9] ». En réaction, le physicien Alfred Kastler, prix Nobel, fait état d’un courrier qu’il a envoyé aux pétitionnaires, stipulant que « Les hommes devraient avoir la pudeur de laisser aux femmes la responsabilité de décider » ; sa lettre a eu l’approbation de treize personnalités, dont Édouard Boureau[10].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Édouard Boureau a été nommé officier des Palmes académiques en 1949 [11]. Il a été institué chevalier de la Légion d’honneur en [12].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Boureau : Anatomie végétale, 3 volumes, Presses universitaires de France, Paris, 1954-1957
  • Édouard Boureau (dir.) Traité de Paléobotanique, 4 volumes, Masson, Paris, 1964-1975
  • Édouard Boureau : La Terre, mère de la vie, Larousse, 1986
  • Édouard Boureau, Philippe Janvier et Pascal Tassy : La Recherche en paléontologie, Le Seuil, Paris, 1989 (ISBN 978-2020104838)

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice Boureau, Édouard in The International Who's Who, 1989-90, Europa Publications, 1989
  2. Bulletin de la Société lorraine des sciences, Nancy, 1961/09
  3. INSEE, Fichier des décès
  4. Annales des sciences naturelles (SER11,T1,FASC1), Paris, 1939
  5. a et b J. Broutin : Professor Edouard Boureau, 1913-199 in IOP Newsletter, mars 2000, International organisation of paleobotany (IOP), Londres
  6. Le Monde, quotidien, Paris, 1977/03/16
  7. a et b Cédric Grimoult : Histoire de l'évolutionnisme contemporain en France, 1945-1995, Librairie Droz, Genève, 2000
  8. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, Bachelier (Paris) et Gauthier-Villars (Paris) 1950/07 (T231)-1950/12
  9. Le Monde, quotidien, Paris, 1979/11/19
  10. Le Monde, quotidien, Paris, 1979/11/27
  11. Journal officiel de la République française, quotidien, Paris, 1949/08/26
  12. Journal officiel de la République française, quotidien, Paris, 1992/04/19 et Le Monde, quotidien, Paris, 1992/04/22

Boureau est l’abréviation botanique standard de Édouard Boureau.

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