Éditions de l'Escampette

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Les éditions de l'Escampette ont été créées en 1991 par Claude Rouquet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le nom Escampette vient de l’italien scampare (s’enfuir) et campo (champ), c’est un hommage à André Hardellet qui fut « un compagnon d’escapades et de chemins creux » de Claude Rouquet.

C’est en 1991 que Claude Rouquet décide de réaliser son rêve et de créer sa propre maison d’édition. Il s’est spécialisé dans la littérature contemporaine française ainsi que la poésie contemporaine de tout pays et plus particulièrement du Portugal.

Considérée comme élitiste, la poésie occupe une part négligeable dans le domaine de l’édition malgré le nombre conséquent d’éditeurs spécialisés (12000 titres vendus par an mais seulement 1000 exemplaires par titre). En effet, la poésie est très peu prise en charge par les grandes maisons d’édition (hormis Gallimard, Flammarion et quelques autres). Elle est, la plupart du temps, éditée parmi d’autres genres ou plus rarement seule. Internet serait donc l’un des modes de diffusion le plus à même de faire connaître la poésie contemporaine.

Grâce à sa compagne, Sylviane Sambor, il rencontre Al Berto et Nuno Júdice, poètes portugais, qui après leur publication, le propulse en tant que premier éditeur de poésie portugaise en France. Al Berto fut l’un des premiers auteurs qu’il édita le 25 avril 1993, date qui n’est pas anodine puisqu’elle correspond à la révolution des œillets au Portugal. Il récupéra ensuite les droits d’auteurs et publia presque entièrement l’œuvre complète de son ami.

Cette petite entreprise est située au dernier étage de la maison de l’éditeur, à Chauvigny, dans la région du Poitou-Charentes. Toute la production de l'Escampette émane de cette pièce située sous les combles. C’est là qu’il reçoit les visiteurs, travaille les manuscrits, les corrige, s’occupe de la typographie, gère la comptabilité et l’envoi des paquets. Au fond, une bibliothèque contient toutes les œuvres publiées durant ces 17 dernières années.

La politique éditoriale de cette maison est d’abord de publier des livres pour des raisons de choix littéraires, de sensibilité de lecteur et non parce que ce sera une réussite commerciale. « Nous publions, chaque mois, un ou deux livres, avec pour seuls critères une certaine idée de la littérature, une conception de la poésie en tant que passage possible vers un mystère, une foi inébranlable dans la capacité des livres à opposer une résistance salutaire à l’invasion du clinquant et du faux semblant », Claude Rouquet pour Le Nouvel Observateur, n°1862. Travaillant seul, Claude Rouquet sélectionne ses manuscrits en tant que lecteur et non éditeur. Il s’installe donc dans sa bibliothèque et se met à lire les différents ouvrages afin d’en choisir un ou deux. Il publie environ douze à quinze livres par an, son catalogue comprend deux cent vingt-cinq titres et une centaine d’auteurs.

Il s’occupe lui-même de la typographie de ces livres, a décidé qu’il n’y aurait plus d’illustrations sur les couvertures. De plus, ses ouvrages sont facilement repérables avec leur couverture blanche et le titre en couleur, d’abord en français puis en langue d’origine. Le livre est découpé en deux parties. La première est en française tandis que la seconde correspond au texte dans sa version originale (portugais, espagnol, occitan…).

« La typographie, c’est l’art de faire circuler les blancs ».

En outre, les achevés d’imprimés sont toujours significatifs, visible ou non. La diffusion et la distribution de ses livres sont assurées par les Belles Lettres Diffusion/Distribution.

Les derniers titres parus sont[Quand ?] Comme seules savent aimer les femmes de Jean-Paul Chabrier et Les cœurs fragiles de Catherine Ternaux. Une des caractéristiques de la maison est de soutenir quelques auteurs emblématiques tel que François-René Daillie, Allain Glykos, Christian Garcin ou Bernard Manciet (une quinzaine d’ouvrages publiés chez l’Escampette).

Ce petit éditeur a su se faire une place dans le monde de l’édition et a d’ailleurs reçus plusieurs prix, comme le Prix du Livre en Poitou-Charentes en 2001 avec Olla-Podrida de Catherine Ternaux, en 2005 pour Les sources du Nil : Chroniques Rochelaises de Jean-Jacques Salgon et en 2008 avec Vers le Nord de J-P Chabrier, le Prix Tortoni en 2009 pour Papa fume la pipe de Jean-Jacques Salgon, et, en 2009 toujours, le Prix Charles Plisnier pour le recueil Sonates pour un homme seul de Carl Norac.

Les auteurs de la maison sont devenus des amis et cette belle aventure qui a débuté il y a maintenant 17 ans, nous prouve qu’il est encore possible de publier des ouvrages en tant qu’éditeur indépendant, en se démarquant des autres par la recherche d’une littérature fine et recherchée.

« Tout travail avec un auteur commence par des relations personnelles, souvent passionnelles » Claude Rouquet

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Paru :

A paraitre :

  • Rouge Avril, Hélène Lanscotte
  • Petites Chroniques de l'Estran, Marc Le Gros
  • Manquant Tomber, Alain Leveque
  • Paul Gauguin, Serge Delaive

Tous les titres disponible sur : Les Belles Lettres Diffusion/Distribution

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Livres Hebdo Editeurs/Diffuseurs 2009-2010 supplément n°788

Liens externes[modifier | modifier le code]

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