Édith Thomas

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Édith Thomas
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Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
Jean Le GuernVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Parti politique
Archives conservées par
Plaque Édith Thomas 15 rue Pierre-Nicole Paris.jpg
plaque commémorative

Édith Thomas est une romancière, archiviste, historienne et journaliste française, née le à Montrouge (Hauts-de-Seine) et morte le à Paris[1].

Parcours[modifier | modifier le code]

Plaque au no 15 rue Pierre-Nicole (5e arrondissement de Paris), où elle accueille des intellectuels résistants du Comité national des écrivains, de février 1943 à la Libération de Paris.

Fille d'un ingénieur agronome et d'une institutrice[2], Édith Thomas fait des études à l’École des chartes dont elle sort archiviste paléographe en 1931.

Dès 1933, elle obtient le Prix du premier roman pour La Mort de Marie. Elle devient ensuite journaliste à Ce soir et dans diverses revues (Vendredi, Europe, Regards, etc.) pour lesquelles elle rédige des reportages. Elle suit notamment la Guerre d'Espagne au côté des Républicains.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle entre dans la Résistance et adhère au Parti communiste en 1942. Elle contribue à la parution des Lettres françaises clandestines[3]. Elle publie sous pseudonyme (Jean Le Guern, Auxois), sur des presses clandestines, des nouvelles qui seront reprises en recueil dès 1943 dans Contes d'Auxois, aux nouvelles Éditions de Minuit. La même année, elle fonde le Comité national des écrivains avec Jean Paulhan et Claude Morgan.

Elle devient conservateur aux Archives nationales à partir de 1948 et quitte le Parti communiste en 1949. Elle a alors une liaison avec Anne Desclos, alias Dominique Aury, qui se serait inspirée de certains traits de sa personnalité pour composer le personnage d'Anne-Marie dans Histoire d'O[4]. Membre du jury du prix Femina, elle meurt en 1970.

Elle est une pionnière de l’histoire des femmes.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Une plaque commémorative en sa mémoire est apposée au n°15 rue Pierre-Nicole dans le 5e arrondissement de Paris.
  • Une voie publique de Paris porte son nom, près de Montrouge où elle est née: place Édith-Thomas dans le 14e arrondissement de la capitale.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Mort de Marie, Paris, Gallimard, 1934.
  • L'Homme criminel, Paris, Gallimard, 1934.
  • Sept-Sorts, Paris, Gallimard, 1935
  • Le Refus, Paris, Éditions sociales internationales, 1936.
  • Contes d'Auxois (transcrit du réel), Paris, Éditions de Minuit, 1943.
  • Le Champ libre, Paris, Gallimard, 1945.
  • Études de femmes, Paris, Éditions Colbert, 1945.
  • La Libération de Paris, Paris, Mellottée, 1945.
  • Berthie Albrecht, Pierre Arrighi, général Brosset, D. Corticchiato, Jean Prévost, cinq parmi d'autres, Paris, Éditions de Minuit, 1947 (avec René Char, Jacques Lecompte-Boinet, général de Larminat, Vercors).
  • Jeanne d'Arc, Paris, Éditions Hier et aujourd'hui, 1947.
  • Les Femmes de 1848, Paris, PUF, 1948.
  • Ève et les autres, Paris, Gizard, 1952.
  • Pauline Roland. Socialisme et féminisme au XIXe siècle, Paris, M. Rivière, 1956.
  • George Sand, Paris, Éditions universitaires, 1959.
  • Les « Pétroleuses », Paris, Gallimard, 1963.
  • Rossel, coll. « Leurs figures », Paris, Gallimard, 1967.
  • édition critique des Œuvres du cardinal de Retz, Paris, Gallimard, 1968 (bibl. de la Pléiade) (avec M. Allem).
  • Le Jeu d'échecs, Paris, Grasset, 1970 -réédition en 2018, Paris, Viviane Hamy (ajouté par Daniel Thomas, neveu d'Édith Thomas).
  • Louise Michel ou la Velléda de l'anarchie, Paris, Gallimard, 1971.
  • Pages de journal (1939-1944), Paris, Viviane Hamy, 1995.
  • Le Témoin compromis, Paris, Viviane Hamy, 1995 (rédigé en 1952, « mémoires », présentation par Dorothy Kaufmann) (ISBN 287858-062-1).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Dorothy Kaufmann, Édith Thomas, passionnément résistante, Paris, Autrement, 2007 (trad. de Édith Thomas, a Passion for Resistance, Cornell University Press, 2004)
  • Christian Amalvi (dir.), Dictionnaire biographique des historiens français et francophones, Paris, La Boutique de l’histoire, 2004
  • Les papiers personnels d'Edith Thomas sont conservés aux Archives nationales sous la cote 318AP[5].
  • Dorothy Kaufmann, Nicole Racine, notice « Édith Thomas », Le Maitron en ligne.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d’autorité de la BnF.
  2. Dorothy Kaufmann, présentation d'Édith Thomas, Le témoin compromis.
  3. D. Kaufmann & N. Racine, notice « Édith Thomas », in Le Maitron
  4. Dorothy Kaufmann, Édith Thomas, passionnément résistante, Paris, éd. Autrement, 2007, p. 164-165
  5. Archives nationales.