Édith Scob

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Édith Scob
Description de cette image, également commentée ci-après
Édith Scob lors du Festival de Cannes 2016.
Nom de naissance Édith Helena Vladimirovna Scobeltzine
Surnom Édith Scob
Naissance
Paris 12e, France
Nationalité Française
Décès (à 81 ans)
Paris 11e, France
Profession Actrice
Films notables Les Yeux sans visage
La Voie lactée
La Cavale des fous
L'Heure d'été
Holy Motors
Séries notables Sœur Therese.com

Édith Scobeltzine, dite Édith Scob, est une actrice française, née le à Paris 12e, et morte le à Paris 11e.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edith Helena Vladimirovna Scobeltzine[1], de son nom de scène Edith Scob, est issue d'une famille de la noblesse russe non titrée. Son père, architecte, est le fils d'un général de l'armée impériale russe[2],[3], tandis que sa mère est la fille du pasteur Henri Nick (1868-1954). Son frère Michel Scob (1935-1995), coureur cycliste, a été quadruple champion de France sur piste[4].

Édith Scob commence comme comédienne au théâtre de l’Athénée à Paris, où elle donne la réplique à Pierre Brasseur dans le Don Juan, La Mort qui fait le trottoir, d'Henry de Montherlant, mis en scène par Georges Vitaly. Elle tourne six films avec Georges Franju, pionnier français du cinéma fantastique, depuis Les Yeux sans visage qui la révèle en 1959[2],[4], mais figure aussi dans La Voie lactée de Luis Buñuel en 1969[2].

Mariée avec le compositeur d'origine grecque Georges Aperghis[4], elle a deux garçons.

Elle connaît un parcours atypique, incarnant aussi bien des personnages dans des films et téléfilms très populaires que dans des films de recherche et au théâtre dans des mises en scène d’Antoine Vitez ou de son mari Georges Aperghis. Avec ce dernier, elle s'est consacrée au théâtre expérimental en fondant la troupe de l'Atelier de théâtre et musique (ATEM) à la fin des années 1960 à Bagnolet[4]. Elle se voit confier plusieurs rôles au cinéma dans les années 1970, 1980 et 1990, avec des réalisateurs tels que Raoul Ruiz, Jean Becker, Léos Carax, Andrzej Żuławski, etc.[2].

En 2008, le festival international du film Entrevues lui consacre une rétrospective. Après une pause, elle revient au cinéma dans Holy Motors de Léos Carax en 2012, dans le court métrage Ennui ennui de Gabriel Abrantes en 2013[2], dans L’Avenir de Mia Hansen-Love en 2016, et dans Le Cancre réalisé par Paul Vecchiali cette même année 2016.

Elle meurt le à Paris[2],[5], à l'âge de 81 ans, comme l'annonce son agent à l'Agence France Presse[6]. Elle est incinérée.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédienne[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Édith Scob en 2008 à une avant-première de L'Heure d'été.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dont l'orthographe exacte devrait être en français Skobel'Tsyn.
  2. a b c d e et f Clarisse Fabre, « Edith Scob, révélée par « Les Yeux sans visage », est morte », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Jacques Morice, « Édith Scob : des yeux saphir et... un visage, sur Cinécinéma Classic », Télérama,‎ (lire en ligne)
  4. a b c et d Anne Diatkine, « Disparition. Edith Scob, l’aura sans âge », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. « Mort de l'actrice Edith Scob, un visage familier du cinéma », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Avis de décès

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :