Écrasement d'un B-52 à Goldsboro

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Écrasement d'un B-52 à Goldsboro
L'une des deux bombes thermonucléaires retrouvées dans un champ de Goldsboro en Caroline du Nord aux États-Unis en 1961.
L'une des deux bombes thermonucléaires retrouvées dans un champ de Goldsboro en Caroline du Nord aux États-Unis en 1961.
Caractéristiques de l'accident
Date
TypeDislocation
CausesPerte de carburant
SiteGoldsboro, Caroline du Nord (Drapeau des États-Unis États-Unis)
Coordonnées 35° 30′ 44″ nord, 77° 50′ 47″ ouest
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareilBoeing B-52G Stratofortress
CompagnieStrategic Air Command (United States Air Force)
No  d'identification58-0187
Lieu d'origineSeymour Johnson Air Force Base
Lieu de destinationSeymour Johnson Air Force Base
Passagers0
Équipage8
Morts3
Survivants5

Géolocalisation sur la carte : Caroline du Nord

(Voir situation sur carte : Caroline du Nord)
Écrasement d'un B-52 à Goldsboro

Géolocalisation sur la carte : États-Unis

(Voir situation sur carte : États-Unis)
Écrasement d'un B-52 à Goldsboro

L'écrasement d'un B-52 à Goldsboro est un accident d'aviation survenu le dont la singularité réside dans le fait que l'aéronef transportait deux ogives thermonucléaires opérationnelles.

Scénario de l'accident[modifier | modifier le code]

Personnel spécialisé EOD travaillant à extraire la bombe thermonucleaire Mk. 39 fumante tombée à Faro en 1961.

À la suite de la perte rapide de carburant, un avion Boeing B-52G Stratofortress emportant deux ogives thermonucléaires W39 est abandonné par son équipage et s'est écrasé près de Goldsboro dans l'État de Caroline du Nord aux États-Unis[1],[2]. Livré à lui-même, l'avion s'est mis à tournoyer et s'est brisé à une altitude de 600 m.

Une des deux bombes tombe dans un champ boueux et s'enfouit à sept mètres de profondeur.

Pendant la chute, l'autre tombe en douceur après avoir ouvert son parachute : complètement opérationnelle, elle a entamé une procédure de détonation en six étapes (certaines sources citent quatre étapes), une seule ne s'est pas exécutée car sous le contrôle direct d'un pilote[1],[3].

Après étude, il est établi que cinq de ses six dispositifs de sécurité n'ont pas fonctionné : un simple commutateur a empêché l'explosion de cette bombe nucléaire de 2,4 mégatonnes. Une portion enfouie de l'arme contenant de l'uranium n'a pas pu être récupérée : l'armée a acquis le terrain et fait régulièrement des tests[4].

Trois des huit membres d'équipage sont décédés dans cet accident. En juillet 2012, l'État de Caroline du Nord a érigé un marqueur routier historique dénommé « Nuclear Mishap » (« défaillance nucléaire »), commémorant l'accident[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Barry Schneider, « Big Bangs from Little Bombs », Bulletin of Atomic Scientists,‎ , p. 28 (lire en ligne)
  2. (en) James C. Oskins et Michael H. Maggelet, Broken Arrow – The Declassified History of U.S. Nuclear Weapons Accidents, lulu.com, (ISBN 1-4357-0361-8, lire en ligne)
  3. (en) Gary Hanauer, « The Pentagon's Broken Arrows », Mother Jones,‎ , p. 28 (lire en ligne)
  4. Evénement de Goldsboro
  5. (en) Shaffer: In Eureka, they've found a way to mark 'nuclear mishap', News & Observer.com, 2 juillet 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]