Écran d'épingles

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L’écran d'épingles, inventé par Alexandre Alexeïeff et Claire Parker, est un écran blanc placé verticalement et percé de 240 000 trous. Dans chaque trou est insérée une épingle noire qui dépasse d'environ 8 mm à la surface. Les épingles sont lubrifiées de cire d'abeille pour qu'elles puissent s'enfoncer facilement.

Une lumière est projetée sur l'écran de biais ce qui fait que l'ombre des épingles rend l'écran noir. Avec des instruments divers, l'artiste pousse certaines épingles de façon à former un dessin en relief. Les épingles qui sont enfoncées ne laissent plus d'ombres et font donc apparaître le blanc de l'écran. En variant le degré d'enfoncement des épingles, il est possible d'obtenir des ombres plus ou moins courtes et ainsi former une image complexe. Pour effacer le dessin, il suffit d'enfoncer les épingles en les poussant vers l'arrière de l'écran.

Pour faire de l'animation avec cet écran, il faut installer une caméra devant l'écran, faire un dessin, prendre une photo, puis modifier légèrement le dessin avant de prendre une seconde photo et ainsi de suite jusqu'à obtenir 24 photos pour chaque seconde d'animation. La couleur s'obtient en travaillant sur la source lumineuse.

Œuvres ayant utilisé la technique[modifier | modifier le code]

Hormis le couple Alexeieff-Parker, on connait très peu de cinéastes qui se soient essayés officiellement à cette méthode d'animation :

  • en 1968 à l'ONF Maurice Blackburn avait réalisé Ciné-crime sur un écran de taille réduite.
  • En 1973, Alexeieff & Parker furent invités à l'ONF pour y déposer un Écran d'épingles, qui fut spécialement fabriqué pour cette commande. Un film de 39 minutes Pinscreen fut réalisé pour enregistrer la conférence de présentation à fins de formation devant les animateurs de l'ONF. Dans ce film on peut voir Caroline Leaf et Ryan Larkin très intéressés.

Pourtant le seul projet qui aboutit fut celui de Jacques Drouin, monteur à l'ONF, qui réalisa d'abord Le paysagiste. Puis L'heure des anges en technique mixte Epingles+Marionnettes, en collaboration avec Bretislav Pojar pour la partie marionnettes[1],[2],[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Films par Jacques Drouin », sur ONF.ca (consulté le 18 janvier 2014)
  2. « Cinéastes marquants : Jacques Drouin, l’œuvre en bref », sur ONF.ca (consulté le 18 janvier 2014)
  3. Éric Barbeau, « 24 idées / seconde - Écran d'épingles », 24 idées / seconde, sur nfb.ca,‎ 2006 (consulté le 18 janvier 2014)