Écrainville

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Écrainville
L'église Saint-Denis.
L'église Saint-Denis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Saint-Romain-de-Colbosc
Intercommunalité La Campagne de Caux
Maire
Mandat
Claire Guéroult
2014-2020
Code postal 76110
Code commune 76224
Démographie
Population
municipale
1 036 hab. (2014)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 39′ 09″ nord, 0° 19′ 17″ est
Altitude Min. 58 m – Max. 137 m
Superficie 12,82 km2
Localisation

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Écrainville

Écrainville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du canton de Goderville.

Située à une altitude comprise entre 60 et 139 mètres, Écrainville s'étend sur 247 hectares.

Sise entre Goderville et Criquetot-l'Esneval, la commune est constituée de 28 hameaux dont :

  • Le Bourg
  • La Mare aux chats
  • Les Groseillers
  • Le Val-Miellé
  • Le Presbytère
  • Le Neufbourg
  • La Mare Recher
  • Tennemare
  • La Grande rue
  • La Vallée de misère
  • Les Partages
  • Le Bailliage
  • Le Hameau du Château

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières mentions conservées d’Écrainville remontent au XIIe siècle sous la forme latinisée Escreinvilla[1].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville, vile ayant d'abord signifié « domaine rural » (d'où vilain « paysan du Moyen Âge »), puis « village » peu à peu à partir du XIe siècle.

François de Beaurepaire considère le premier élément Écrain- comme étant obscur[2]. Il s'agit probablement d'un nom de personne, comme c'est généralement le cas.

Histoire[modifier | modifier le code]

De nombreux documents permettent de faire remonter l’occupation du territoire à l’époque franque, voire à des périodes antérieures. L’abbé Dicquemare décrit, en 1778, la crypte de l’ancienne marnière de Maucomble, au Val-Miellé, et son étude des 150 squelettes humains qui y sont découverts laisse penser que cette crypte remonte au XIe siècle puisque l’église Saint-Denis date de cette période.

Les premiers documents écrits mentionnant Écrainville ou l'un de ses hameaux remontent à la fin du XIe siècle. En 1180, le seigneur de Tennemare ou Tannemare figure sur les registres de l’Échiquier de Normandie. À partir du XVIIe siècle, les Foville[3] se transmettent de père en fils la seigneurie d’Écrainville et regroupent les principaux fiefs sous leur autorité. Dès la fin du XVIIIe siècle naissent les projets de réunion de communes. L’ordonnance du réunit Tennemare à Écrainville. Pendant la Révolution française, par décret de la convention nationale du , Écrainville devient « Saint Arnoult/Mer » du nom du notable de la commune (c'est-à-dire le curé)[4],[5], puis en deuxième délibération il fut conservé le nom de « La Carmagnole ».

Au XIXe siècle, l’industrie textile rurale est encore très florissante puis elle décline à partir des années 1920.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Aubry    
1791 1792 Seigneuré    
1792 1793 Arnoult   Curé
1794   Maillard    
1844   Ternon    
1871 1888 Charles de Pardieu [6]   Comte
1894 1898 Guillaume Campion    
1919   Homont    
1971 1990 Jean Caillot    
mars 1990 2008 Jacques Lambert    
mars 2008 en cours
(au avril 2014)
Claire Guéroult UDI (PR)  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 036 habitants, en augmentation de 0,58 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : 0,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 060 1 043 1 073 963 1 214 1 204 1 169 1 125 1 123
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 156 1 190 1 183 1 063 1 084 1 091 928 890 851
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
802 851 785 783 809 786 799 868 756
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
696 657 683 866 919 928 992 1 030 1 036
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Denis (XIe siècle).
  • Maison d'époque Henri IV (silex et pans de bois).
  • Château d'Écrainville (réédifié au XIXe siècle) construit en pierre et brique. Construit sur une architecture typique du (XVIIe siècle) : un bâtiment principal flanqué de deux pavillons en saillie. Un colombier du même style est implanté dans la cour du château[11].
  • Le logis des Groseillers.
  • Le manoir du Bailliage.
  • Colombier de Maucomble.
  • L'ancienne gare d'Écrainville.

Équipements communaux et commerces[modifier | modifier le code]

Le village est doté d'une école maternelle et primaire, d'une mairie, d'une bibliothèque, d'un terrain de tennis et de quatre commerces de proximité (boulangerie-pâtisserie, épicerie, boucherie-charcuterie et garage).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La famille de Pardieu, dont le Comte Charles de Pardieu, ancien garde du corps du roi Charles X de France[12]. C'est là que mourut le Victor Antoine Elisabeth de Pardieu, ancien page de Louis XVI, né en 1772 et marié en 1804 à Appoline de Maillet. C'est un oncle, le marquis d'Avernes, très riche propriétaire foncier, qui leur donne alors divers domaines dont celui d'Écrainville, près de Goderville, qui constitue le dernier lien des de Pardieu avec le Pays de Caux (selon Pierre Jamme).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 69
  2. François de Beaurepaire, op. cit.
  3. disponible sur Gallica
  4. [1] p.138
  5. "Le canton de Goderville pendant la révolution"de Gérard Leterc
  6. Les républicains du Havre au XIXe siècle (1815-1889) par Pierre Ardaillou,page 224
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Serge Rouverand (préf. Philippe Manneville), Colombiers en Seine-Maritime, Darnétal, Petit à petit, , 130 p. (ISBN 2-914401-54-X), p. 80
  12. Recherches de Robert Depardieu