Économie de l'Érythrée

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Érythrée
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie de l'Érythrée
La ligne de chemin de fer entre Arbaroba et Asmara.

Monnaie Nakfa érythréen
Année fiscale 11 septembre - 10 septembre
Organisations internationales Ligue arabe observateur, COMESA, FMI, UA,
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 5,037 milliards $ (2011)
75,555 milliards Nakfa
Produit intérieur brut en PPA 4,55 milliard $ (2011)
Croissance du PIB 8,7 % (2011)
PIB par habitant en PPA 900 $ (2011)
PIB par secteur agriculture : 11 % (2011)
industrie : 34 % (2011)
services : 55 % (2011)
Inflation (IPC) 15 % (2011)
Pop. sous le seuil de pauvreté 30 % (2011)
Population active par secteur agriculture : 40 %
industrie : 35 %
services : 25 %
Taux de chômage 2.95 %
Commerce extérieur
Exportations 415,4 millions $ (2011)
Biens exportés alimentaire,minéraux, bétail, produits manufacturés, textile
Principaux clients Chine 8.5%, Égypte 4.8%, Italie 30.5%, Arabie saoudite 8.8%, Soudan 24%, Royaume-Uni 5.7%
Importations 899.9 millions $ (2011)
Biens importés machines, produits pétroliers, produits alimentaires, produits manufacturés
Principaux fournisseurs Brésil 5.9%, Chine 11.1%, Égypte 11.9%, Inde 8.9%, Italie 7.2%, Allemagne 7.2%, Arabie saoudite 15.7%, Afrique du Sud 6.5%, Corée du Sud 4.3%
Finances publiques
Dette publique 118,5 % PIB
Dette extérieure 1,013 milliards (décembre 2011)
Recettes publiques en augmentation 715,4 millions $ (2011)
Dépenses publiques en augmentation 1,021 milliards $ (2011)
Sources :
CIA factbook

L'Érythrée a connu une croissance économique importante ces dernières années, avec un accroissement du produit intérieur brut (PIB) de 8,7 % en 2011 et 7,5 % en 2012. L'Economist Intelligence Unit prévoit un taux de croissance de 8,5 % en 2013.

Les transferts de fonds en provenance de la diaspora des Érythréens émigrés est la principale source de revenu du pays. L'agriculture fournit 11 % du produit intérieur brut.

L'Érythrée dispose de nombreuses ressources naturelles, comme du cuivre, de l'or, de l'argent, du granit, du marbre, du potassium, du zinc, du sel et du fer et quelques sources de gaz et de pétrole dans ses eaux. Le pays exporte du bétail, de la viande et de la gomme arabique.

Histoire[modifier | modifier le code]

La guerre d'indépendance a été dévastatrice pour l'économie érythréenne. L'économie de l'Érythrée a dû faire face à de nombreuses difficultés après l'indépendance obtenue en 1993 et la rupture monétaire avec l'Éthiopie en 1995, à la situation politique, en particulier le conflit avec l'Éthiopie à partir de 1998 et à la sécheresse de 2002-2003[1]. La guerre de 1998 à 2000, cause 580 millions USD de dommages[2]. L'inflation a augmenté de 700 % dans les années 2000[3]. Le taux d'inflation était de 15 % en 2011.

En 2011, après la chute de la Jamahiriya arabe libyenne qui a soutenu l'économie érythréenne depuis son indépendance, en offrant pétrole en suffisance sans frais, armes... elle ne compte plus que sur l'aide du Qatar (depuis 2008), qui lui permet de proposer éducation et soins gratuits à la population.

Néanmoins le pays affiche un taux de croissance de +8,7 % en 2011 et 7,5 % en 2012, en hausse par rapport aux années précédentes (+1,3 et +1 respectivement en 2007 et 2008)[réf. nécessaire].L'Economist Intelligence Unit prévoit un taux de croissance de 8,5 % en 2013.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Champ de teff dans les hauts plateaux

Mines et industries[modifier | modifier le code]

Nevsun Resources, une société minière canadienne, s'est intéressée à l'Érythrée après la découverte de mines d'or, d'argent, de cuivre et de zinc. Une société d'exploitation dont l'État érythréen possède 40 % est créée en 2003. En septembre 2008 commence la création d'un centre d'extraction par la société sud-africaine Senet[4], puis de cuivre, sur la mine de Bisha. La première production d'or est sortie en décembre 2010 et l'exploitation commerciale commence en février 2011. Un site annexe est ouvert à Harena, à 6 km[5]. La production prévue est d'environ 14 t d'or et 23 t d'argent par an.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

L'Érythrée dispose de deux ports maritimes significatifs, Assab, au sud-est, dont les activités s'étaient développées au cours des années 1990, mais qui a connu un déclin en raison du conflit Érythrée-Éthiopie, et Massaoua, plus central[1]. La ligne de chemin de fer reliant Massaoua à la capitale Asmara et à Bishia à l'intérieur du pays ne comptait que 317 km en 1999[1]. Massaoua possède aussi un aéroport, mais le plus important est l'Aéroport international d'Asmara. La compagnie aérienne nationale est Eritrean Airlines.

L'Érythrée bénéficie d'un excellent potentiel touristique, notamment pour la plongée sous-marine en Mer Rouge[6]. C'est ainsi qu'en 2005, 83 000 touristes ont permis l'entrée de 534 millions de $ de devises[1], mais le contexte politique actuel est de nature à les tourner vers d'autres destinations.

Devise[modifier | modifier le code]

Depuis 1997, la monnaie nationale est le nakfa, divisés en 100 cents. En , 1 € valait 18,20 nakfas et 1 $ valait 14,20 nakfas.

Impact économique[modifier | modifier le code]

En 2011, l'indice de développement humain classait l'Érythrée au 156e rang sur 182 pays[7]. En 2014, le PNUD classe le pays au 182e rang sur 187 en terme d'IDH, avec une espérance de vie de 62,9 ans, une scolarisation moyenne de 3,4 ans[8]. Par ailleurs seulement 32 % de la population a accès à l'électricité[8]. Les produits alimentaires de base sont rationnés[3].

Commerces extérieurs[modifier | modifier le code]

En 2011, les exportations s'élevaient à 415,4 millions de dollars, les importations à 899,9 millions de dollars.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (fr) Atlas de l'Afrique, Éditions du Jaguar, Paris, 2009, p. 138-139
  2. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Franck Gouéry, Erythrée, Un naufrage totalitaire, Paris, Presse universitaire de France, , 335 p. (ISBN 978-2-13-063126-2), p. 48
  3. a et b Abraham T. Zere, « Erythrée. La loi de la peur. », Africa is a Country (Courrier international), no 1290,‎ , p. 13 (lire en ligne).
  4. Site de la société Senet.
  5. Site de la société Nevsun.
  6. « L’Érythrée, sur la Corne de l'Afrique, veut exister sur le marché français. Entre éco-tourisme et plongée sous-marine », Tourmag, 8 avril 2008.
  7. (fr) Tables du rapport mondial sur le développement humain 2009
  8. a et b Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Franck Gouéry, Erythrée, Un naufrage totalitaire, Paris, Presse universitaire de France, , 335 p. (ISBN 978-2-13-063126-2), p. 226

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Érythrée », in Atlas de l'Afrique, Éditions du Jaguar, Paris, 2009, p. 138-139 (ISBN 978-2-86950-426-4)
  • « Érythrée », in Bilan Économie 2010. L'atlas de 179 pays, hors-série Le Monde, p. 112-113
  • « Érythrée : Embargo de l'ONU sur les armes », in L'État de l'Afrique 2010, hors-série Jeune Afrique no 24, p. 138
  • Nafi Hassan Kurdi, L'Érythrée : une identité retrouvée (préface de Michel Jobert), Karthala, Paris, 1994, 188 p. (ISBN 2-86537-498-X)

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]