Économie de l'Équateur

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Équateur
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie de l'Équateur
L'Équateur, premier exportateur mondial de bananes

Monnaie Dollar américain
Année fiscale
Organisations internationales UNASUR, ALBA, CAN, OEA, OMC
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 84,5 milliards $ (2014)
Produit intérieur brut en PPA 170 milliards $ (2014)
Rang pour le PIB en PPA 63e
Croissance du PIB 5,6 % (2014)
PIB par habitant en PPA 11.160 $ (2014)
PIB par secteur agriculture : 5,9 %
industrie : 35,1 %
services : 59 % (2013)
Inflation (IPC) 3,41 % (2014)
Pop. sous le seuil de pauvreté 25,5 % (2013)
Indice de développement humain (IDH) 0,806 (80e)2
Population active 6,779 millions
Population active par secteur agriculture : 27,8 %
industrie : 17,8 %
services : 54,4 % (2013)
Taux de chômage 4,86 % (2014)
Principales industries agro-alimentaire, textile, produits du bois, chimie
Salaire moyen
Commerce extérieur
Exportations 20,4 milliards $ (2012)
Biens exportés pétrole, bananes, fleurs coupées, crevettes etc.
Principaux clients États-Unis (37 %), Chili (8,1 %), Pérou (7,1 %), Colombie (4,6 %), Japon (4,5 %) , Russie (4,4) (2012 est.)
Importations 23,7 milliards $ (2014)
Biens importés matériels industriels, carburants et lubrifiants, biens de consommation
Principaux fournisseurs États-Uns (28 %), Chine (11,2 %), Colombie (9,3 %), Pérou (4,9 %)
Finances publiques
Dette publique 18,7 % du PIB (2013)
Dette extérieure 13,28 milliards $ (2006)1
Recettes publiques 15,59 milliards $ (2012)
Dépenses publiques 20,1 milliards $ (2012)
Déficit public
Aide au développement
Sources :
1.(en)« CIA. South America : Ecuador »

L'économie de l'Équateur est la soixante-quatrième du monde en 2010 selon le critère du PIB à parité de pouvoir d'achat. Petit pays par rapport à ses voisins d'Amérique du Sud, il se caractérise par ses fortes exportations de pétrole (près de 46 % des exportations du pays en 2009) et de produits agricoles (bananes, fleurs, crevettes). Après une importante crise bancaire à la fin des années 1990 qui débouche sur l'abandon de la monnaie nationale, le sucre, au profit du dollar américain, l'Équateur connaît une croissance soutenue au cours des années 2000, malgré une légère récession en 2009. Depuis 2007, le président Rafael Correa donne aux politiques économiques du gouvernement le but de construire le « socialisme du XXIe siècle », en s'appuyant sur une revalorisation du rôle de l'État dans l'économie et sur l'utilisation de la planification comme moyen d'atteindre les objectifs[1],[2].

Agriculture et pêche[modifier | modifier le code]

L'agriculture représentait 6,8 % du PIB de l'Équateur en 2006 et occupait 8,3 % de la population active à la même date selon les chiffres du World Factbook de la CIA. Malgré l'importance historique de l'agriculture dans l'économie, seule 11 % de la surface du pays est cultivée, et 18 % est utilisée pour le pâturage extensif. L'agriculture de la Costa est principalement tournée vers les produits d'exportation, en particulier la banane, qui représentait en 2001 17,8 % des exportations du pays, seulement devancée par le pétrole. D'autres produits d'exportation sont produits dans les plaines du littoral, tels que le cacao et le café. L'agriculture de la Sierra est au contraire tournée principalement vers le marché intérieur, et dominée par des produits de climat tempéré tels que le maïs, l'orge, le blé, les haricots ou les pommes de terre. La floriculture, et en particulier la culture des roses, a toutefois connu dans la Sierra une importante expansion au cours des dernières décennies, et les fleurs sont un important produit d'exportation du pays, avec une valeur exportée de 597 millions de dollars en 2009[3],[4].

Pétrole et ressources minières[modifier | modifier le code]

L’Équateur dispose réserves évaluées à 8,8 milliards de barils de pétrole[5], en particulier dans la partie amazonienne du pays. La production est d'environ 526 000 barils par jour en moyenne, 53 % de cette production étant assurée par l'entreprise publique Petroecuador et le reste par différentes compagnies privées[6]. 526 000 barils sont exportés chaque jour, soit environ 73% de la production.

Le pays disposait en 1999 de 2,9 % des réserves pétrolières d'Amérique latine, ce qui en faisait le quatrième pays de la région selon ce critère après le Venezuela, le Mexique, et le Brésil, et également le quatrième producteur[7]. Le pétrole représentait en 2009 45,8 % des exportations du pays[8]. En 2010 le gouvernement équatorien a annoncé qu'il renoncerait à l'exploitation des gisements de pétrole de la région du Yasuni en échange d'une contribution financière de la communauté internationale d'un montant de 350 millions de dollars annuel, afin de protéger la biodiversité et de contribuer à lutter contre le réchauffement climatique.

Les autres ressources minières du pays sont le pétrole et le gaz naturel, les minerais d'or, d'argent, de charbon, de plomb, de zinc, de cuivre, de fer et de soufre. Le pays exploite aussi le sel.

OPEP[modifier | modifier le code]

L’Équateur a adhéré à l'OPEP en 1973. Il l'a quittée provisoirement entre 1992 et 2007[9]

C'est le plus petit membre de l'OPEP[6].

Le gisement de Yasuni[modifier | modifier le code]

Le président de l'Équateur, Rafael Correa, a annoncé en 2007, devant l'Assemblée Générale des Nations Unies, l'engagement de l'Équateur de ne pas extraire près de 846 millions de barils de pétrole dans le champ ITT (Ishpingo-Tambococha-Tiputini), ce qui correspond à 20 % des réserves du pays. L'exploitation de ce pétrole aurait rapporté à l'État équatorien 7,2 milliards de dollars (au cours du baril de 2007). Le président a donc demandé en contrepartie une contribution économique de 3,6 milliards de dollars à la communauté internationale, renonçant ainsi à 50 % des recettes.

L'initiative Yasuní ITT aurait du permettre d'éviter l'émission de 407 millions de tonnes de CO2 (principal gaz à effet de serre) dans l'atmosphère et d'éviter par la même occasion la déforestation. Pour comparaison l'émission annuelle de la France est de 369 millions de tonnes[10],[11]. Le 3 août 2010, un fonds est créé[12], destiné à récolter l'argent permettant de compenser ce manque à gagner. Mais les dons ne seront pas au rendez-vous.

Face à des difficultés financières, Rafael Correa doit finalement se résoudre à revenir sur sa décision. En août 2013, il ouvre la porte à l'exploitation du gisement de Yasuni[13]. La licence d'exploitation du gisement est officiellement accordée le 22 mai 2014[14].

Industrie[modifier | modifier le code]

En 2006, le secteur manufacturier représentait 35,2 % du PIB de l'Équateur et occupait 21,2 % de la population active. Les secteurs les plus importants sont le raffinage du pétrole (en 2002, le pays comptait trois raffineries) et le secteur agroalimentaire basé sur la transformation et la préparation de produits agricoles comme les asperges, les fruits tropicaux ou les crevettes. L'Équateur dispose également d'une industrie automobile représentée par l'entreprise Aymesa, qui existe depuis 1972 et a produit 7597 unités en 2007[15],[16].

Services[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'Équateur compte de nombreux points d'intérêt touristique, en particulier les îles Galápagos (où le tourisme est très réglementé), les villes coloniales des Andes, en particulier Quito et Cuenca, classées au Patrimoine mondial. L'Équateur dispose également d'importants sites précolombiens comme Ingapirca, dans la province de Cañar, tandis que l'Est amazonien offre plusieurs parcs nationaux. Les revenus liés au tourisme représentaient en 2013 2% du PIB du pays, ce qui ne représente pas une part majeure du PIB. Au troisième trimestre 2014, les entrées de devises dans le pays par le biais du tourisme se sont établies à 375,5 millions de dollars, tandis que les chiffres annuels des entrées de devises liées au tourisme ont connu une augmentation de 68% entre 2008 et 2013. On peut estimer en 2015 que le secteur du tourisme représente environ 100.000 emplois en Équateur[17]

Inflation et finances publiques[modifier | modifier le code]

Inflation[modifier | modifier le code]

L'inflation a considérablement diminué entre avril 2001 et fin mars 2003. En effet, l'inflation est passé de 46,6 % au début du mois d'avril 2001 à 9,2 % fin mars 2003, et fin mars 2002 elle était de 13,2 %.

Au cours des trois premiers mois de 2003, l'inflation était restée autour de 9-10 %. Ainsi, elle était de 9,36 % fin décembre 2002, 10,10 % fin janvier 2003, 9,8 % à la fin février et 9,2 % à la fin mars.

Histoire de l'inflation[modifier | modifier le code]

Le , le président Jamil Mahuad annonça sa décision d'adopter le dollar comme monnaie officielle dans le pays pour lutter contre la crise économique. Des protestations eurent lieu et entraînèrent sa démission, il fut remplacé par son vice-président, Gustavo Noboa.

Équipements[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport en Équateur.

L'Équateur possédait en 1999 43 197 km de routes dont 8 165 km goudronnés, 965 km de voies ferrées, 1 500 km de voies navigables, ainsi que 180 aéroports dont 59 avec des pistes goudronnées.

Chiffres[modifier | modifier le code]

Le PNB de l'Équateur est de 23 milliards de dollars, ce qui représente 1 790 dollars par habitant. Le PIB du pays est de 39,3 milliards de dollars. La croissance du PIB est de 4,3 %. Le pays exporte pour 7 538 millions de dollars et importe pour 7 861 millions de dollars (en 2004), ce qui fait que la balance commerciale est négative. De plus la dette extérieure du pays est d'environ 10.9 milliards de dollars.

Pour essayer d'endiguer ce manque d'argent, le pays a reçu 96 millions de dollars le de la part du FMI, avec 300 millions de dollars en attente. En février 2003, le nouveau président Lucio Gutiérrez prit en compte dans le budget, le remboursement de cette dette en utilisant le potentiel pétrolier.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]