Économie de Hong Kong

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L'économie de Hong Kong est citée par certains économistes, tel Milton Friedman, comme un exemple des bénéfices du capitalisme du « laissez-faire »[réf. nécessaire]. D'autres pensent que c'est inexact vu que le gouvernement de Hong Kong, sous les Britanniques comme sous les Chinois, intervient dans l'économie. Par exemple, la quantité de terrain à être vendue a été déterminée et le dollar de Hong Kong a été maintenu à parité avec le dollar américain.

Son revenu par habitant (5,8 millions d'habitants sur un territoire d'à peine plus de mille kilomètres carrés) est le deuxième en Extrême-Orient après celui du Japon et il se place au onzième rang mondial en commerce[Quand ?].

Rue Fa Yuen : l'économie est active même tard dans la nuit

Le HKTDC (Hong Kong Trade Development Council) est chargé de piloter l'économie de Hong Kong (rôle semblable à celui du METI au Japon).

Avec la politique « un pays, deux systèmes », Hong Kong bénéficie d'une certaine autonomie économique au sein de la République populaire de Chine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme Singapour, Hong Kong fut un comptoir commercial et une base navale (1842) du Royaume-Uni au moment du dépeçage de la Chine, des traités inégaux et de la politique de la canonnière. L'île a progressivement débordé sur la presqu'île de Kowloon et de nouveaux traités et accords le prolongent avec les Nouveaux Territoires. Les Britanniques ont fait de Hong Kong un centre du commerce de l'opium.

Signé en le 19 décembre 1984, un traité sino-britannique prévoit leur rétrocession à la Chine le 1er juillet 1997 à minuit et une seconde.

Secteurs économiques[modifier | modifier le code]

Secteur commercial[modifier | modifier le code]

Hong Kong fait partie du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC). En 2008, 24,494 millions de conteneurs sont passés par le port (troisième au monde pour le nombre de conteneurs, derrière Shanghaï et Singapour).

Sa position de carrefour l'a conduit directement au rôle d'intermédiaire incontournable entre la Chine continentale et les Chines périphériques, et entre ces dernières et les chinatowns d'Amérique, d'Asie et d'Europe. Ainsi, Hong Kong est un grand exportateur de produits alimentaires alors qu'elle importe un tonnage impressionnant de produits agroalimentaire de Chine continentale, à défaut d'un arrière-pays agricole suffisant.

Hong Kong est aussi un centre de foires et de congrès où s'entrecroisent des délégations commerciales du monde entier.

Secteur financier[modifier | modifier le code]

Hong Kong est la troisième place financière au monde et la bourse de Hong Kong ne cède en importance que devant celles de Londres et de New York.

Industrie[modifier | modifier le code]

La superficie limitée de Hong Kong l'a poussé à développer une industrie manufacturière demandant peu de ressources matérielles et énergétiques mais beaucoup de ressources humaines. Hong Kong privilégie ainsi les industries légères (électronique, optique, informatique, horlogerie, télécommunication, petit électroménager) aux dépens de secteurs tels que l'automobile. Le tissu industriel est principalement composé de PME.

La stratégie commerciale de Hong Kong - plus que celle de Taïwan et de Singapour, par sa situation singulière de carrefour et de métropole des chinatowns d'Amérique, d'Asie, d'Océanie et d'Europe - fut d'abord de fournir en grande quantité des produits relativement simples, de bonne qualité et à prix modiques à la consommation de base pour se faire connaître et reconnaître auprès de la plus grande partie possible de la population de la planète et des pays industrialisés : directement sur les marchés africains, asiatiques et latino-américains et indirectement à travers les chinatowns d'Amérique et d'Europe. La deuxième phase fut de fournir des composantes anonymes des produits de marque et la troisième a été de fournir des accessoires obligés des produits de prestige. L'image de marque et la réputation de crédibilité et de fiabilité acquises, la quatrième vague consiste à fournir des produits aussi prestigieux, de meilleure qualité et à moindre prix avec de meilleurs services en prime que des produits déjà bien établis, à l'exemple de l'optique, de l'électronique et de l'automobile pour le Japon.

Immobilier[modifier | modifier le code]

Lai King Estate, une des maintes structures d'habitation

Le secteur immobilier montre un déséquilibre de l'offre et la demande et la population est très dense : près de 7 millions de personnes vivent dans un espace de 1,104 km2. Dans le marché haut de gamme, Victoria Peak est la troisième ville la plus dispendieuse au monde avec un pied carré valant 2 008 $, derrière Londres et Monaco (2007) [1].

Même si la propriété d'un terrain s'achète, il est effectivement loué par le gouvernement chinois. Avant 1997, les termes de location étaient de 75, 99 ou 999 ans. Avec le retour de Hong Kong à la Chine, les nouveaux termes sont de 50 ans[1].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste d'entreprises de Hong Kong.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b ABC News: Hong Kong's Real Estate Is World's Peak