École nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées

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École nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées
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Histoire et statut
Fondation
Type
Nom officiel
École nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquéesVoir et modifier les données sur Wikidata
Régime linguistique
Fondateur
Directeur
Jean-Louis Roch
Localisation
Campus
Localisation
Pays

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Chiffres-clés
Étudiants
756[2]
Budget
5400000[1]
Divers
Devise
La généraliste du numériqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Site web

L'École nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées (Ensimag) est une grande école d'ingénieurs du groupe Grenoble INP. Fondée en 1960 par le mathématicien Jean Kuntzmann, elle est spécialisée en informatique, mathématiques et télécommunications. C'est l'une des 207 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[3].

Située sur le domaine universitaire de Grenoble, sur le territoire de la commune de Saint-Martin-d'Hères, l'Ensimag est à proximité de la plupart des écoles supérieures et des laboratoires de recherche de la communauté Université Grenoble-Alpes.

Elle est membre de la Conférence des grandes écoles et école partenaire de l'École polytechnique.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1947, le premier enseignement de mathématiques appliquées en France est créé à l'Institut polytechnique de Grenoble par Jean Kuntzmann[4], sur demande de Félix Esclangon. Il s'agit alors d'un cours de mathématiques à l'usage des ingénieurs intitulé « Techniques mathématiques pour la physique »[5]. Le cours est aussi dispensé dès l'année suivante à la Faculté des Sciences de Grenoble. Il attire alors jusqu'à 800 étudiants.

La section spéciale « Mathématiques appliquées » de l'Institut polytechnique de Grenoble est inaugurée en 1957 par Jean Kuntzmann[6]. Destinée à des ingénieurs déjà diplômés, elle dure un an et accueille cinq élèves pour sa première promotion. Le sigle IMAG (« Ingénieur en mathématiques appliquées de Grenoble ») apparaît pour la première fois sur les diplômes[7]. Il deviendra peu à peu « Informatique et mathématiques appliquées de Grenoble » quand le mot informatique sera créé en 1962[7].

En 1960, la section spéciale devient une section normale en trois ans de l'École nationale supérieure d'électronique, d'hydraulique, de mathématiques appliquées et de génie physique de Grenoble[6],[7]. Vingt places sont proposées sur concours et une première promotion de treize élèves sort en 1963.

Quand l'Institut polytechnique de Grenoble obtient le statut d'université en 1970, la section normale devient une ENSI et prend le nom ENSIMAG (« École nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées de Grenoble »)[8]. Les promotions grossissent de 40 étudiants en 1965 à 120 étudiants en 1980[9]. L'école étend peu à peu son offre de formations. En 1988, elle est la première en France à ouvrir une spécialité qui mêle finance, informatique et mathématiques appliquées[7],[10]. En 1999, elle accueille dans ses locaux le Département Télécommunications de l'INPG en association avec l'ENSERG[7].

En 2007, l'Institut national polytechnique de Grenoble modifie ses statuts et devient Grenoble INP, un Grand établissement. Les formations d'ingénieurs sont alors réorganisées : l'ENSIMAG et le Département Télécommunications fusionnent pour créer l'Ensimag (« École nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées »)[7].

Campus[modifier | modifier le code]

L'Ensimag est située sur le domaine universitaire de Grenoble. Les bâtiments actuels de l'école sont attenants à ceux de l'UFR Informatique, mathématiques et mathématiques appliquées (« UFR IM2AG ») de l'université Grenoble-Alpes. Ils sont à proximité de l'ancien bloc historique de l'IMAG[11], premier bâtiment du campus créé en 1963 pour accueillir un IBM 7044[12],[13], où avaient lieu les travaux pratiques de programmation[14].

À partir des années 1980, de nouveaux locaux sont construits[12] pour pallier la croissance rapide des effectifs de l'école[15],[16]. De 2000 à 2014, l'Ensimag possède une antenne pour la recherche et l'enseignement dans le parc Inovallée à Montbonnot-Saint-Martin[17].

En 2015, l'Ensimag obtient une partie du bâtiment Ampère de l'Ense3 qui déménage dans le pôle GreEn-ER.

L'école est notamment desservie par les lignes B et C du tramway de Grenoble[18].

Admission[modifier | modifier le code]

En première année, l'école recrute principalement sur le concours commun polytechnique (CCP) des étudiants issus des filières de classes préparatoires MP, PC, PSI et PT[19]. Une admission sur titre est possible pour les étudiants issus de DUT, L2 ou L3. Enfin d'autres élèves proviennent de la Prépa des INP.

En deuxième année, une dizaine de places est proposée aux titulaires d'une L3 ou d'un M1. Depuis 1984, l'Ensimag est une école partenaire[Note 1] de l'École polytechnique[20],[7].

La formation en alternance recrute des étudiants de BTS, DUT, L2 ou L3[19].

Formation[modifier | modifier le code]

L'école offre une formation basée à la fois sur les mathématiques appliquées (analyse numérique, probabilités, statistiques, traitement d'images, etc.), l'informatique théorique (algorithmique, théorie des langages, recherche opérationnelle, etc.), l'informatique (programmation, génie logiciel, bases de données, sécurité, etc.) et les télécommunications.

Formation d'ingénieur[modifier | modifier le code]

Entrée de l'Ensimag
Paysage depuis le bâtiment de l'Ensimag

La formation d'ingénieur se déroule en trois ans. Après une première année de tronc commun, les étudiants font le choix d'une des quatre filières proposées[21] :

  • ingénierie pour la finance ;
  • ingénierie des systèmes d'information ;
  • modélisation mathématique, images et simulation ;
  • systèmes embarqués et objets connectés (filière commune avec Grenoble INP - Phelma).

L'Ensimag propose depuis 2009 une formation d'ingénieur en alternance[22] centrée sur l'informatique et les systèmes d'information.

Masters[modifier | modifier le code]

L'école permet de préparer les masters suivants[23] :

En association avec le Conservatoire national des arts et métiers, l'Ensimag propose également en formation continue ou en alternance un master sur les réseaux informatiques en entreprise, accessible aux titulaires d'un Bac +3 en informatique ou en télécommunications[23].

Diplômes d'établissement[modifier | modifier le code]

L'Ensimag propose un Mastère spécialisé Big Data[23], en partenariat avec Grenoble École de management. Depuis 2016, elle dispense aussi avec l'Ense3 une formation continue sur les réseaux électriques intelligents (smartgrids) en un an.

Recherche[modifier | modifier le code]

De 10 à 15 % des étudiants de l'Ensimag choisissent chaque année d'effectuer une thèse après le cursus ingénieur[24]. Une introduction à la recherche est possible en deuxième année à travers un stage d'une demi-journée par semaine encadré par un chercheur pendant un semestre[24], ou à travers un projet dans le fab lab de l'école.

L'Ensimag est associée au collège doctoral de la Communauté Université Grenoble-Alpes et aux laboratoires de recherche suivants :

  • G-SCOP, Sciences pour la Conception, l'Optimisation et la Production de Grenoble ;
  • GIPSA-lab, Grenoble images parole signal automatique ;
  • ICA, Informatique et Création Artistique ;
  • IMEP, Institut de Microélectronique, Électromagnétisme et Photonique ;
  • LIG, Laboratoire d'informatique de Grenoble ;
  • LJK, Laboratoire Jean Kuntzmann ;
  • TIMA, Techniques de l'Informatique et de la Microélectronique pour l'Architecture d'ordinateurs ;
  • TIMC-IMAG, Ingénierie et informatique médicale ;
  • VERIMAG, Systèmes Temps-Réel – Logiciels critiques ;
  • LAFMIA, Laboratoire Mixte Franco-Mexicain d'Informatique et d'Automatique Appliquée ;
  • MICA, Multimédia, Information, Communication et Applications (situé à Hanoï).

Vie associative[modifier | modifier le code]

Associations étudiantes[modifier | modifier le code]

Le Cercle des élèves de l'Ensimag est une association étudiante, élue chaque année par les élèves parmi des listes composées d'élèves de première année. Elle est chargée d'organiser une grande partie des événements étudiants de l'Ensimag, et est responsable de l'intégration de ceux-ci au sein de l'école. Elle est aidée dans sa tâche par le bureau des sports (BDS) et le bureau des arts (BDA). Ces deux associations sont aussi élues à la suite d'une campagne d'une semaine.

Créée le 17 novembre 1980, en tant qu'association loi de 1901, Nsigma est la Junior-Entreprise de l'Ensimag.

Associations liées à l'Ensimag[modifier | modifier le code]

L'association des anciens élèves de l'Ensimag (Ensimag Alumni) a été créée en 1984. En 2015, elle réunit des ingénieurs disséminés dans plus de 60 pays et compte près de 8000 membres[25]. Au sein de l'association, des groupements[26] thématiques (entrepreneuriat, finance, etc.) ou régionaux développent des aspects précis du réseau des diplômés.

Depuis 2012, l'Ensimag accueille chaque année[27] dans ses locaux des élèves lycéennes à l'occasion des journées « Filles et maths : une équation lumineuse »[28]. Organisées par les associations Femmes et mathématiques et Animath, ces journées visent à accroître la place des femmes dans les études mathématiques (et plus largement scientifiques).

L'association Securimag est le club de sécurité informatique de l'Ensimag. Elle co-organise avec le Labex Persyval la conférence internationale en sécurité GreHack[29] dans les bâtiments de l'école depuis 2012. La conférence accueille des industriels, des chercheurs, des étudiants et des hackers pour évoquer les nouveaux développements en sécurité informatique et participer à des tests d'intrusion[29].

Personnalités liées à l'école[modifier | modifier le code]

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Enseignants-chercheurs[modifier | modifier le code]

Directeurs[modifier | modifier le code]

Les débuts de la section spéciale et de l'Ensimag ont permis à Jean Kuntzmann de grossir les rangs de ses équipes de recherche[8],[30]. Ainsi, en 1963, plus d'un tiers de la première promotion de l'école s'insère dans la recherche académique grenobloise[30]. Les premiers directeurs des formations, parmi lesquelles l'Ensimag[Note 2], et des laboratoires grenoblois en informatique ont le plus souvent été étudiants de thèse de Kuntzmann[8],[32].

Brigitte Plateau devient administratrice générale de l'Institut polytechnique de Grenoble en 2012.

Liste des directeurs de l'Ensimag[7],[33]
Nom Début Fin Domaines de recherche
Jean Kuntzmann 1957 1973 Mathématiques appliquées
Pierre-Jean Laurent 1973 1980 Analyse numérique, modélisation géométrique
Gérard Veillon 1980 1988 Traduction automatique
Jacques Mossière 1988 1993 Systèmes d'exploitation, systèmes répartis
Guy Mazaré 1993 2003 Systèmes embarqués, systèmes sur puce
Roger Mohr 2003 2008 Vision par ordinateur
Jacques Mossière 2008 2010 Systèmes d'exploitation, systèmes répartis
Brigitte Plateau 2010 2012 Systèmes répartis, systèmes parallèles
Yves Denneulin 2012 2017 Calcul haute performance, architectures distribuées
Jean-Louis Roch 2017 Sécurité informatique des systèmes parallèles

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les écoles partenaires étaient anciennement dites « écoles d'application » de Polytechnique.
  2. C'est notamment le cas de P.-J. Laurent et G. Veillon pour l'Ensimag[31].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Données certifiées CTI - Ecole nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées (campagne 2014) », sur cti-commission.fr (consulté le 1er février 2018).
  2. a b et c « Données certifiées CTI - Ecole nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées (campagne 2017) », sur cti-commission.fr (consulté le 22 août 2017).
  3. Arrêté du 24 janvier 2018 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  4. « 50 ans d'informatique à Grenoble », sur interstices.info (consulté le 14 août 2017)
  5. Pierre-Jean Laurent, Hommage à Jean Kuntzmann, , 4 p. (lire en ligne), p. 1 § « Les étapes de sa carrière universitaire »
  6. a et b « Notre association | Ensimag Alumni », sur ensimag-alumni.com (consulté le 14 août 2017)
  7. a b c d e f g et h Dossier de presse – 50 ans de l'Ensimag, , 26 p. (lire en ligne), p. 14 § 1957
  8. a b et c « ACONIT - Jean Kuntzmann », sur aconit.org, (consulté le 14 août 2017)
  9. « Musée virtuel de l'informatique | L'informatique à Grenoble : La formation », sur aconit.inria.fr (consulté le 14 août 2017)
  10. Comité national d'évaluation de l'enseignement supérieur, Les formations supérieures en mathématiques orientées vers les applications : étude complémentaire 1, 21 p. (lire en ligne), p. 12
  11. « Les sciences du numérique à Grenoble | L'UMS Mi²S », Jean Kuntzmann : mathématicien, pionnier de l'informatique, sur mi2s.imag.fr, (consulté le 27 décembre 2012)
  12. a et b Revue i-mag, (lire en ligne), p. 8-10
  13. « Il y a 50 ans naissait le Campus universitaire de Saint-Martin-d'Hères », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 27 décembre 2017)
  14. Jean Kuntzmann, Naissance et jeunesse de l'IMAG, vers 1980 (lire en ligne), p. 38-51
  15. « Je ne sais pas quoi faire des offres d'emploi », sur lemonde.fr, (consulté le 27 décembre 2017)
  16. Comité National d'Evaluation des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel, L'Institut National Polytechnique de Grenoble, , 118 p. (lire en ligne), p. 40
  17. « Isère : la ZIRST de Montbonnot redécolle », sur lesechos.fr, (consulté le 27 décembre 2017)
  18. « ENSIMAG - Accès à l'Ensimag », sur ensimag.grenoble-inp.fr (consulté le 27 décembre 2017)
  19. a et b http://ensimag.grenoble-inp.fr/admissions/admissions-2016-433704.kjsp
  20. « ENSIMAG | Orientation 4A », sur portail.polytechnique.edu (consulté le 7 septembre 2017)
  21. « Cursus ingénieur Ensimag », sur le site internet de l'Ensimag (consulté le 13 juillet 2015).
  22. « ENSIMAG - Cursus ingénieur par apprentissage », sur ensimag.grenoble-inp.fr (consulté le 26 juillet 2017)
  23. a b et c « ENSIMAG - Masters et Mastère spécialisé », sur ensimag.grenoble-inp.fr (consulté le 26 juillet 2017)
  24. a et b « ENSIMAG - Les parcours Recherche », sur ensimag.grenoble-inp.fr (consulté le 29 août 2017)
  25. « Rapport d'activité 2015 – Ensimag Alumni », sur ensimag-alumni.com, (consulté le 31 août 2017)
  26. « Groupes | Ensimag Alumni », sur ensimag-alumni.com (consulté le 31 août 2017)
  27. « Comptes rendus des journées Filles et maths », sur animath.fr, (consulté le 31 août 2017)
  28. « Quelle place pour les femmes dans les filières scientifiques à Grenoble ? - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes », sur francetvinfo.fr, (consulté le 31 août 2017)
  29. a et b « GreHack | Security conference by Securimag | Grenoble », sur grehack.fr (consulté le 7 septembre 2017)
  30. a et b « Les sciences du numérique à Grenoble | L'UMS Mi²S », Jean Kuntzmann – Formateur et didacticien, à partir de 04:35, sur mi2s.imag.fr, (consulté le 3 janvier 2018)
  31. « Jean Kuntzmann - The Mathematics Genealogy Project », sur genealogy.math.ndsu.nodak.edu (consulté le 3 janvier 2018)
  32. Pierre-Jean Laurent, Hommage à Jean Kuntzmann, , 4 p. (lire en ligne), p. 3-4
  33. « Acteurs | Ensimag Alumni », sur ensimag-alumni.com (consulté le 3 janvier 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]