École du Patrimoine Africain

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Dédiée à la conservation du patrimoine culturel, l’Ecole du Patrimoine Africain[1] (EPA) est un établissement universitaire de 2e cycle s’adressant aux professionnels déjà en poste dans le milieu du patrimoine culturel. L’EPA a été créée le 11 novembre 1998, grâce à la volonté commune de ces mêmes professionnels, de l’Université d’Abomey-Calavi et du Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM). Son siège est situé à Porto-Novo au Bénin.

Activités[modifier | modifier le code]

Pour répondre au besoin de conservation, l’EPA a développé plusieurs types d’activités: la formation (diplomante ou non), le conseil, la médiation, l’information, la réhabilitation. Elle agit sur tous les types de patrimoines : les collections des musées, des bibliothèques et des archives, le patrimoine bâti et immatériel.

  • Plus de 700 professionnels africains du patrimoine en provenance de 38 pays ont participé aux activités de l’EPA (formations, séminaires, ateliers, etc.)
  • Plus de 220 activités organisées en 13 ans dans le domaine de la formation, de la médiation, de la réhabilitation et des arts vivants.
  • Plus de 40 partenaires dans le monde qui ont soutenu et soutiennent ses activités et/ou son fonctionnement.

Zone d'activités[modifier | modifier le code]

26 pays bénéficient des actions de cette école régionale en Afrique subsaharienne francophone, lusophone et hispanophone.

20 pays francophones : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Comores (Îles), Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Maurice (Îles), Mauritanie, Niger, République centrafricaine, République Démocratique du Congo, République du Congo, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo.

6 pays lusophones et hispanophones : Angola, Cap Vert, Guinée Bissau, Guinée équatoriale, Mozambique, São Tomé et Príncipe.

1 antenne de l’EPA à Libreville au Gabon qui accompagne la mise en œuvre des activités de l’EPA dans la zone de l’Afrique centrale.

Le Centre for Heritage Development in Africa (CHDA), institution sœur de l’EPA créée en 2000 et basée à Mombasa au Kenya, développe des activités pour les pays anglophones.

Vision[modifier | modifier le code]

Cherchant dès sa création, en 1998, à devenir un centre de référence et de veille culturelle au service des institutions, des professionnels du patrimoine, des communautés et acteurs culturels du continent, l’Ecole du Patrimoine Africain (EPA) a toujours eu le souci d’adapter régulièrement sa vision et sa mission à l’évolution des besoins exprimés sur le terrain, dans la perspective d’un développement durable. En 13 ans d’activités, l’EPA est devenue une véritable plateforme de concertation et de référence pour les hommes de culture et les communautés africaines.

Face aux nombreux défis de croissance du continent africain, se traduisant par des crises socio-politiques, identitaires et économiques, nous sommes plus que jamais convaincus du rôle clef du patrimoine culturel dans le développement économique et social. En plus de son rôle de catalyseur de nouveaux secteurs d’activités économiques en Afrique, le patrimoine culturel, dans sa double composante matériel et immatérielle, est aussi une source sûre de créativité, de découverte mutuelle, d’affirmation des identités, de fierté, de cohésion nationale et d’image de marque. Grâce à la préservation et à la valorisation de toutes les composantes du patrimoine, l’EPA contribue à l’amélioration du cadre de vie des communautés et à l’émergence d’un dialogue fécond entre les peuples.

Dans les prochaines années, le grand défi de l’EPA sera de faire intégrer le patrimoine culturel et sa conservation comme une priorité pour les pays africains, y compris son insertion dans les programmes scolaires, en démontrant sa place incontournable dans l’élaboration des politiques de développement.

Les quatre objectifs de l’EPA[modifier | modifier le code]

  • Renforcer le réseau des professionnels africains capables d’assurer la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel.
  • Mettre en place des programmes permettant la découverte et la réappropriation du patrimoine culturel pour les publics africains.
  • Promouvoir des projets de développement socio-économique qui intègrent la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel.
  • Contribuer à l’édition et à la diffusion de publications spécialisées sur le patrimoine culturel africain.

Financement[modifier | modifier le code]

L’EPA est une des rares institutions culturelles qui relèvent le défi de s’autofinancer. En effet, n’étant soutenue directement par aucun pays ni institution, elle doit chaque année, trouver des sources de financement pour couvrir son budget de fonctionnement.

Elle a mis en place 2 moyens pour couvrir son budget de fonctionnement, soit environ 150 000 euros par an : pourcentages pris sur les budgets des activités organisées par l’EPA (66 %) et intérêts produits par le Fonds EPA (34 %).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Godonou, « L'École du Patrimoine africain : pôle d'excellence à Porto Novo. », Africultures, 1/2007, no 70, p. 149, [lire en ligne]
  • (en) Mathurin C. Houngnikpo et Samuel Decalo, « École du Patrimoine Africain », in Historical Dictionary of Benin, The Scarecrow Press, Lanham, Toronto, Plymouth, 2013 (4e éd.), p. 147 (ISBN 9780810871717)

Liens externes[modifier | modifier le code]