École des otages

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Enfants de l'École des otages créée à Saint-Louis (Sénégal) par Faidherbe

Les écoles des otages sont des établissements scolaires créés par le colonisateur français au Sénégal et au Soudan français où sont recrutés de force les fils de chef et de notable afin de les surveiller et les former pour devenir des auxiliaires au pouvoir colonial[1]. La première école des otages a été créée à Saint-Louis du Sénégal par le gouverneur Faidherbe en 1855.

Objectifs[modifier | modifier le code]

Jusqu'à l'arrivée de Faidherbe en 1854, l'enseignement occidental était entièrement aux mains du clergé catholique. Cette école est destinée aux fils des chefs de villages et de notables que le gouverneur a ramenés de ses campagnes militaires. Faidherbe souhaite inculquer à ces enfants la culture et les valeurs françaises. Ce sont aussi des otages au sens propre, puisque leur présence dissuade leurs familles de toute tentative de rébellion. Elle traduit le besoin de disposer d'une élite africaine éduquée à l'européenne et capable de servir d'interface avec la population[2]. Par la suite, l'école est rebaptisée de façon explicite "école des fils de chefs et des interprètes".

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle est restructurée en 1861, puis fermée, faute de budget, le .

L'école rouvre ses portes le sous un nom différent : Collège des fils de chefs et d'interprètes.

En 1902 l'établissement s'installe dans un nouvel immeuble situé sur l'avenue Ballay. L'année suivante il compte 59 élèves[3].

Enfants de l'École des otages créée à Kayes (Mali) par Gallieni

Le colonel Gallieni crée à son tour une École des otages à Kayes au Mali.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Elmouloud Yattara, Boubacar Séga Diallo, Une histoire du Mali Le Mali colonial, sur le site Histoire-Afrique (www.histoire-afrique.org)
  2. Bouche Denise. Les écoles françaises au Soudan à l'époque de la conquête. 1884-1900. In: Cahiers d'études africaines. Vol. 6 N°22. . pp. 228-267.
  3. Abdoul Hadir Aïdara, Saint-Louis du Sénégal d'hier à aujourd'hui, Grandvaux, 2004, p. 135

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Hazemann, « Un outil de la conquête coloniale : l'École des otages de Saint-Louis », Contributions à l'histoire du Sénégal, Cahier du CRA (Centre de recherches africaines) n° 5, 1987, p. 135-160,

Articles connexes[modifier | modifier le code]