École nationale supérieure des mines d'Alès

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École nationale supérieure des mines d'Alès
Mines Alès
Image illustrative de l'article École nationale supérieure des mines d'Alès
Informations
Fondation 1843
Type École d'ingénieurs interne de l'Institut Mines-Télécom
Localisation
Coordonnées 44° 07′ 57″ nord, 4° 05′ 22″ est
Ville Alès
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie et Nouvelle-Aquitaine
Campus Alès, Nîmes, Pau
Direction
Président Thierry de Mazancourt
Directeur Bruno Goubet
Chiffres clés
Étudiants 936[1]
Divers
Affiliation Institut Mines-Télécom, Groupe des écoles des mines, CGE, CDEFI
Site web mines-ales.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
École nationale supérieure des mines d'AlèsMines Alès

L'École nationale supérieure des mines d'Alès, aussi connue sous le nom de Mines Alès, École des mines d'Alès ou EMA, est une des 210 écoles d'ingénieurs françaises habilitées à délivrer un diplôme d'ingénieur. Fondée en 1843 sous l'ordonnance royale du roi Louis-Philippe, l'école est l’une des plus anciennes écoles d'ingénieurs.

Historiquement implantée à Alès, elle dispose aujourd'hui d'extensions à Nîmes et Pau. Elle est membre de l'Institut Mines-Télécom, du Groupe des écoles des mines et de la Conférence des grandes écoles. Le cursus menant au diplôme d'ingénieur de l'école des mines d'Alès se déroule en trois ans.

Historique[2][modifier | modifier le code]

L'École des mines d'Alès (EMA) a été créée en 1841.

De 1841 à 1845 : Le projet de l'école fut adopté au Conseil Municipal le 27 mars 1841. En août 1841, le conseil général émit un avis favorable. Le 22 septembre 1843, une ordonnance royale institue l'école. En novembre 1845, la première promotion fut installée. L'EMA a d'abord été une école de promotion sociale pour le bassin d'Alais. Son activité était de former des maîtres mineurs compétents.

De 1845 à 1918 : elle devient École technique des mines d'Alès. Le niveau d'enseignement augmente, il y a plus de candidats et les élèves sortants occupent des postes de chef d'exploitation, ingénieurs.

La Première Guerre mondiale (1914-1918) oblige l'École à fermer ses portes.

De 1918 à 1960 : l'École propose plus de formations (personnel de maîtrise et géomètre des mines, conducteurs de travaux miniers...) mais comme il n'y a pas de diplôme défini, le nombre d'élèves baisse. Pour attirer plus de candidats, il y a une campagne d'information, la construction d'une nouvelle école et la proposition d'un diplôme d'ingénieur, autorisé dès 1965.

De 1960 à 1970 : l'École devient l'École nationale technique des mines d'Alès. Devant la baisse de l'activité minière, l'École diversifie ses enseignements vers de nouveaux domaines industriels.

Dès la rentrée 1973, l'EMA reçoit - pour la première fois - une élève féminine, puis 3 en 1975 et 5 en 1976, (le pourcentage progressera lentement pour arriver à plus de 30 % aujourd'hui) et favorise par son enseignement la création d'entreprise.

Les années 1990 voient l'implantation de l'école en dehors d'Alès sur deux sites situés à Nîmes et Pau.

En 1999, l'enseignement et la recherche se déclinent sur trois axes :

  • Culture de l'entrepreneuriat
  • Incubateur technologique
  • Partenariats avec les technopoles.

En mars 2012, l'École devient un établissement public a caractère administratif rattaché à l'Institut Mines-Télécom[3] et en 2017, elle en devient une école interne[4].

Succession des directeurs
Mandat Directeur
1845-1849 Pierre Jules Callon
1849-1860 Gabriel Jules Étienne Dupont
1860-1862 Jules Alexandre Alphonse Meugy
1862-1869 Edouard Victor Descottes
1869-1874 Charles Ernest Ledoux
1874-1878 Oscar Linder
1878-1884 Jules Hippolyte Julien
1884-1890 Fernand Rigaud
1891-1895 Louis Jules Caesar Ichon
1895-1898 Henri Jean Baptiste Xavier Boutiron
1898-1900 Louis Albert Laurans
1900-1912 François Jules Camille Dougados
1911-1912 Alexandre André Belugou (par intérim)
1913-1924 Joseph Marie Pierre Loiret
1924-1927 André Charles Duby
1927-1936 Jules François Gabriel Daval
1937 Pierre Jules Lafay
1936-1945 Jean Paul Louis Damian
1945 Jean-Paul Robert Bernadet
1945-1948 Louis Charles Eyssautier
1948-1951 Marcel Georges Fernand Sala
1951-1960 Jean Alfred Vuillot
1960-1964 Pierre Charles Alexis Legoux
1964-1979 Jean-Pierre Arnold Marcel Pertus
1979-1982 Marcel Gerente
1982-1989 Gustave Defrance
1989-1994 Maurice Cotte
1994-2003 Henri Pugnere
2003-2013 Alain René Georges Dorison
2013- Bruno Goubet
Succession des présidents du conseil d'administration
Mandat Président du conseil d'administration
1992-1995 Jean-Pierre Rodier
1995-1998 Rodolphe Greif
1998-2002 François Gérin
2002-2013 Jacques Biot
2013-2017 Patrick Pouyanné
2017- Thierry de Mazancourt

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Campus[modifier | modifier le code]

La majeure partie des installations se situe dans la ville d'Alès. Un campus (Site du Viget : La Maison des Élèves) est installé dans une pinède de plusieurs hectares à Alès. Le site offre des chambres individuelles ou doubles, meublées et équipées (intranet/internet). Le site dispose de pavillons d'accueil et d'un ensemble de locaux communs : une buanderie, des salles de jeux, un bar, un auditorium, une salle de télévision...

Enseignement[modifier | modifier le code]

Recrutement (ingénieur généraliste - Cycle Civil et ingénieur spécialisé - par apprentissage)[modifier | modifier le code]

Le recrutement des futurs élèves-ingénieur se fait majoritairement via le Concours Mines-Telecom (banque de notes du concours commun Mines-Ponts), le reste des places est prévu via des admissions parallèles.

À partir de septembre 2008, l'École ouvre deux formations d'ingénieurs spécialisés en alternance par apprentissage, d'une durée de 3 ans : l'une dans le domaine du bâtiment (CMC, conception et management de la construction : bâtiment durable et énergies nouvelles) et l'autre dans le domaine de l'informatique et des réseaux (INFRES). En 2015, l'École ouvre une nouvelle formation d'ingénieurs en alternances, la formation mécatronique (MKX)[5]. Ces formations sont ouvertes aux titulaires de certains diplômes bac + 2 (L2, BTS et DUT).

Formations[modifier | modifier le code]

Calot porté par les élèves, ici la 155e promotion

Le programme dure trois ans[6].

La formation propose différents électifs et 6 départements[7].

Les laboratoires de recherche[modifier | modifier le code]

Le LGI2P (Génie Informatique et Ingénierie de Production) s'intéresse aux nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Le C2MA (Centre des Matériaux des Mines d’Alès) s'intéresse aux propriétés mécaniques structurales et fonctionnelles des matériaux.

Le LGEI (Environnement Industriel et Risques Industriels et Naturels) s'intéresse à la maîtrise du risque ainsi qu'à la gestion des ressources naturelles.

L'incubateur technologique[modifier | modifier le code]

L'école propose un incubateur technologique[8],[9] ainsi qu'une pépinière d'entreprises[10].

Le Musée Minéralogique[modifier | modifier le code]

L'École des Mines d'Alès a été créée dans un bassin minier, et possède un musée minéralogique en raison de son histoire[11]. Ce musée est destiné à l'origine à l'enseignement des élèves-ingénieurs[12]. Ces collections ont formé la base du Musée Minéralogique de l'École des Mines d'Alès. Ce musée s'est enrichi par quelques achats, mais principalement grâce aux dons d'anciens élèves ou d'amateurs éclairés. Le musée dispose d'une collection de plus de 100 000 échantillons[13]. Le musée est ouvert au grand public et présente trois collections :

  • La collection minéralogique,
  • La collection paléontologique,
  • La collection pétrographique.

Clubs et associations[modifier | modifier le code]

Le Cercle des Élèves[14] est une association loi 1901 qui regroupe les étudiants de l’École des Mines d’Alès dans le but de coordonner et d’animer des activités socioculturelles mais aussi de promouvoir des évènements tout au long de l’année visant à faire connaître l’École des Mines d’Alès et ses étudiants.

Les équipes de l'École des Mines d'Alès participent au tournoi universitaire de l'académie de Montpellier ainsi qu'au cartel sportif des mines.

Créée en 1989, Emagine est la Junior-Entreprise de l'École des mines d'Alès[15].

Depuis 2002[16], les étudiants organisent également le Festival de la Meuh Folle, festival de musique annuel qui se tient au Parc des expositions de Méjannes-lès-Alès[17].

Anciens élèves des mines d'Alès[modifier | modifier le code]

Autres personnalités liées à l'école[modifier | modifier le code]

Depuis la fin des années 1940, chaque promotion est parrainée par une ou plusieurs personnalités françaises ou étrangères[24], parmi lesquelles on retrouve entre autres Jean d'Ormesson (parrain de la promotion 162), Edmond H. Fischer (parrain de la promotion 150) ou bien encore Michel Crépeau (parrain de la promotion 134).

  • Bernard Pagès (1940-), sculpteur dont l'œuvre  « La Pierre à l'éperon »[37] se trouve dans les jardins de l'école
  • Tahar Ben Jelloun (1944-), parrain de l'association des internationaux de l'école des mines d'Alès
  • Hassan Abouyoub (1952-), président d'honneur de l'association des internationaux de l'école des mines d'Alès
  • Henri Orlandini (1955-2016), coach sportif à l'école

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://espace-ecole.cti-commission.fr/saisie_directeur/pdf?sd_id=885&hash=b4ed8fa25fdea40bfd74f24cefe3131a1880431c
  2. « Histoire de l'Ecole des Mines d'Ales (ou Alais) », sur www.annales.org (consulté le 2 mars 2017)
  3. Décret no 2012-279 du 28 février 2012 relatif à l’Institut Mines-Télécom
  4. Décret no 2016-1527 du 14 novembre 2016 modifiant le décret no 2012-279 du 28 février 2012 relatif à l'Institut Mines-Télécom.
  5. « Enseignements Mécatronique | Site de l'Ecole des mines d'Alès », sur www.mines-ales.fr (consulté le 12 décembre 2016)
  6. Programme des différentes années d'études
  7. https://www.youtube.com/watch?v=lr-5yJbMB0U
  8. « L’INCUBATEUR TECHNOLOGIQUE DE L’ÉCOLE DES MINES D’ALÈS », sur Alès Cévennes (consulté le 14 mars 2017)
  9. « Incubateur Mines Alès », sur incubateur.co (consulté en date)http://www.mines-ales.fr/incubateur
  10. « L’Ecole des Mines d’Alès et ses pépinières d’entreprises : stratégie et actualité », sur entreprendre en languedoc, (consulté le 14 mars 2017)
  11. http://mines-ales.fr/pages/le-musee-mineralogique-de-lecole-des-mines-dales
  12. « Le Musée Minéralogique de l'Ecole des Mines d'Alès | Site de l'Ecole des mines d'Alès », sur www.mines-ales.fr (consulté le 14 mars 2017)
  13. https://www.gites-de-france.com/visite/musee-mineralogique-de-l-ecole-des-mines-d-ales-65906.html
  14. Super Utilisateur, « Cercle des Élèves de l'École des Mines d'Alès - Accueil », sur www.cercle-des-eleves.fr (consulté le 14 mars 2017)
  15. http://www.emagine.asso.fr/presentation/la-junior-entreprise
  16. https://tvlanguedoc.com/replay/festival-de-la-meuh-folle-2013/
  17. http://meuhfolle.com
  18. « Biographie de M. Mohamed Moubdii », sur maroc.ma
  19. « Cannes: Claire-Anne Reix, une scientifique pour le Palais des Festivals | WebTimeMedias », sur www.webtimemedias.com (consulté le 14 mars 2017)
  20. a et b « Christophe CARNIEL et Pierre KEIFLIN (1988), Co-fondateurs de NETIA et VOGO | Site de l'Ecole des mines d'Alès », sur www.mines-ales.fr (consulté le 14 mars 2017)
  21. (en) Mines Alès Alumni, « Mines Alès Alumni - Carnet », sur www.mines-ales.org (consulté le 14 mars 2017)
  22. « Qui est Mohamed Talal, candidat à la vice-présidence de la CGEM? », sur Medias24 - Site d'information (consulté le 14 mars 2017)
  23. « Sébastien Martinez, cortex pas minus », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  24. Mines Alumni, Annuaire des diplômés des Mines, Alès, , 665 p., p. 61-62
  25. « Dossier de presse - Mines Alès »
  26. « Journal d'information de la Ville d'Alès n°34 - novembre 1998 »
  27. « Accueil_EMA », archive.is,‎ (lire en ligne)
  28. « ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE. de France. Une confirmation du boum économique que connaît l agglomération alésienne depuis cinq ans. p.8 - PDF », sur docplayer.fr (consulté le 10 mars 2017)
  29. « Alès : "L'évolution foudroyante des technologies de la communication" vue par Michel Serres », sur www.midilibre.fr (consulté le 10 mars 2017)
  30. « Journal d'information du Grand Alès en Cévennes - janvier 2006 - n°47 »
  31. Le Soleil doit pouvoir briller pour tout le monde (Maurice André) - Souvenirs et mémoires du Trompette du siècle, Editions Publibook (ISBN 9782748375039, lire en ligne)
  32. « Journal d'information du Grand Alès en Cévennes - juin 2008 - n°72 »
  33. « Dossier de presse 2008 baptême de la promotion sortante »
  34. Service Communication - Cellule Web - Ville d'Ales, « Portail Alès en Cévennes », sur www.alescevennes.fr (consulté le 10 mars 2017)
  35. « Un ancien élève parraine la promotion de l’EMA », sur www.midilibre.fr (consulté le 10 mars 2017)
  36. « Alès : le PDG de Total parrain de 263 nouveaux ingénieurs », sur MidiLibre.fr (consulté le 10 mars 2017)
  37. « La Pierre à l'éperon (Bernard Pagès) - atlasmuseum », sur publicartmuseum.net (consulté le 9 mars 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]