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École de Tersac

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L'École de Tersac est un internat privé hors-contrat mixte du secondaire fondé en 1964 à Meilhan-sur-Garonne (Lot-et-Garonne).

École de Tersac
logo
Devise Age quod agis
Généralités
Création
Pays Drapeau de la France France
Académie Bordeaux
Coordonnées 44° 29′ 45″ nord, 0° 03′ 39″ est
Adresse Tersac
47180 Meilhan-sur-Garonne
Site internet www.tersac.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Cadre éducatif
Type Internat privé hors-contrat mixte du secondaire
Président Aldrick Allal[1]
Directeur Gaëtan Malange[1]
Population scolaire 140 élèves en 2017-2018
Formation Lycée général
Collège
Langues étudiées Allemand, anglais, espagnol, italien, russe, mandarin, grec ancien, latin
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Point carte.svg

Historique

L'École de Tersac est créée en 1964 par Jean-Louis Thomas et le latiniste et helléniste Charles Steger[2]. En 1988, Tersac est rachetée par Dominique Berland et Marie-Danielle Claustres Wallig. Ce duo dirige l'école jusqu'en 1992 où l'école est rachetée par Olivier Gautier, professeur d'histoire, ancien de Tersac, et Dominique Gorioux. En 1996, l'uniforme devient obligatoire[réf. nécessaire].

En mars 2018, l'école est vendue au groupe Diderot Éducation[1]. En parallèle du rachat de l'École de Tersac, Diderot Éducation investit dans trois châteaux (le château de la Maison Rouge[3] dans la Sarthe, le château Saint-Lambert[4] en Provence et le château de la Haye, à Longroy[5] en Normandie). Dès lors, la cession de l'école suscite d'importants désaccords entre l'ancienne équipe et les nouveaux acquéreurs[6]. En août, une enquête pour travail dissimulé sur le chantier d'aménagement de l'établissement de Meilhan-sur-Garonne est ouverte[7]. En septembre, des retards dans la mise aux normes des locaux et le recrutement du personnel du site de La Bruère-sur-Loir conduisent les responsables à reporter l'ouverture du futur établissement[8].

En octobre, la presse rapporte qu'une vingtaine d'employés du site de Meilhan-sur-Garonne se sont vus proposer une rupture conventionnelle par le groupe Diderot Éducation, laquelle a été refusée par l'inspection du travail : les salariés en question ont depuis engagé une procédure prud'homale pour licenciement abusif[9]. La fin de l'année marque une intensification de la crise que traverse l'établissement : des témoignages d'anciens professeurs en burn-out[10], d'élèves et de parents[11] dénoncent les pratiques du propriétaire de l'école et soulignent un mépris affiché ainsi qu'un « dysfonctionnement chronique », impliquant entre autres des désinscriptions en nombre depuis le début de la rentrée scolaire[12]. En pleine tourmente, le propriétaire Aldrick Allal qualifie tout cela de « polémique de merde », notamment en réaction aux témoignages faisant état de son inclinaison à pratiquer un « management de la terreur »[13]. Le 13 décembre, le propriétaire Aldrick Allal est mis en garde à vue par la gendarmerie de Marmande, plusieurs faits lui étant reprochés : menaces de mort sur du personnel, management par la terreur, pression sur certaines familles et travail dissimulé[14]. Il est mis en examen dès le lendemain par le parquet d'Agen pour menaces de mort et exécution de travail dissimulé[15].

Description

L'école propose un internat permanent de la sixième à la terminale, inspirée du modèle anglo-saxon et plus particulièrement des public schools britanniques[16].

Le site spécialisé en éducation Fabert.com rapporte que « Beaucoup ont accusé l’établissement de ne pas être à la hauteur de sa réputation…. médiatique, et à la hauteur des frais de scolarité demandés (entre 20 000 et 25 000 euros l’année) »[17]. Il ajoute que les élèves ont un niveau globalement médiocre et dénonce l'opacité des résultats de cet établissement qui ne présente ses pensionnaires qu'en candidats libres aux examens nationaux[17].

Olivier Gautier, ancien directeur de l'école de Tersac[1], a co-publié avec Gabriel Cohn-Bendit un ouvrage qui compare son école « très stricte et traditionnelle » avec « uniforme, barème de sanctions, remise de prix », avec le lycée expérimental de Saint-Nazaire où des jeunes eux aussi « souvent exclus de l'enseignement classique, définissent leur contrat d'apprentissage avec leurs enseignants »[18].

Organisée autour de trois axes complémentaires, « Savoir, savoir-faire et savoir-être », l'école a mis en place trois enseignements spécifiques y répondant, la méthodologie, le savoir-vivre et l'éthique qui font partie des enseignements obligatoires jusqu'en seconde[19].

L'École de Tersac est un établissement hors contrat. Le financement est donc entièrement à la charge des familles et le coût de la scolarité est élevé[20][réf. insuffisante].

Notes et références

  1. a b c et d Sophie de Tarlé, « L’internat privé de Tersac a été vendu », sur Le Figaro Étudiant, (consulté le 26 mars 2018)
  2. Notice data.bnf.fr.
  3. « La Bruère-sur-Loir. Un internat de prestige va ouvrir en rase campagne », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  4. « Vaucluse : un internat d'excellence "so british" en 2019 à Lioux », La Provence,‎ (lire en ligne)
  5. « Longroy : Diderot Éducation va ouvrir un internat privé dans le château de la Haye », Paris Normandie,‎ (lire en ligne)
  6. « Marmandais : la vente de l’école de Tersac fait des remous », Sud Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le 8 juin 2018)
  7. S. Bersauter, « Suspicion de travail dissimulé sur un chantier de l'école de Tersac, à Meilhan-sur-Garonne », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne)
  8. « Sarthe. L’internat de luxe de La Bruère a du retard à l’ouverture », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  9. Jean Godel, « L’Institut La Gruyère en mauvaise posture », La Gruyère,‎ (lire en ligne)
  10. Jean-Christophe Wasner, « Crise à l’école de Tersac en Lot-et-Garonne : les professeurs en burn out témoignent sur leurs conditions de travail », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  11. Jean-Christophe Wasner, « "Sortez-moi de là !" : un ancien élève de l’école de Tersac (47) raconte », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  12. « Tersac dans la tourmente », Le Républicain Lot-et-Garonne, no 3831,‎
  13. Jean-Christophe Wasner, « Lot-et-Garonne : polémique "de merde" ou "management de la terreur" ? À l’école de Tersac, c’est la crise », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  14. Jimmy Charlot, « Ecole de Tersac à La Bruère-sur-le-Loir : Aldrick Allal, le propriétaire, en garde à vue », Le Petit Courrier - L'Écho de la Vallée du Loir,‎ (lire en ligne)
  15. « Marmande : le directeur de l’école de Tersac mis en examen », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  16. « Une école privée à la discipline britannique », sur France Télévisions
  17. a et b Thomas Jallaud, « Internats hors contrat en France ; ça bouge ! », sur fabert.com
  18. Marc Dupuis, revue de presse, 1.05.2007, Le Monde de l'éducation, p. 74, [lire en ligne]
  19. « Carrément Brunet - Pour Eric Brunet, le gouvernement doit instaurer des cours de savoir-vivre, de politesse et de courtoisie à l'école », sur 12 décembre 2015, rmc (consulté le 27 avril 2016)
  20. La Dépêche, 1er avril 2009.

Bibliographie

  • Gabriel Cohn-Bendit, Olivier Gautier, École de Tersac, lycée de Saint-Nazaire. Alternatives à l'Éducation nationale, Paris, Fabert, 2006.
  • Maryline Baumard, Vive la pension, Paris, J.-C. Lattès, 2012, p. 12-13 (en ligne).

Liens externes