École de Chicago (économie)

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L'École de Chicago est une école de pensée économique appartenant à la vision libérale de l'économie. Elle est généralement associée à la théorie néoclassique des prix, au libre marché et au monétarisme ainsi qu'à une opposition au keynésianisme. Son nom vient du département d'économie de l'Université de Chicago dont la majorité des professeurs et élèves se rattachent à cette école de pensée. L'école de Chicago est symbolisée pour le grand public par la figure de Milton Friedman. Elle se distingue d'une autre école libérale, l'École autrichienne qui a une approche praxéologique, fondée par Carl Menger, perpétuée notamment par Ludwig von Mises, Friedrich Hayek et Murray Rothbard.

Y sont notamment rattachés :

On limite souvent l'école de Chicago aux économistes monétaristes. En fait, elle couvre aussi l'application du Calcul stochastique aux marchés financiers (cf. la théorie moderne du portefeuille).

Les théories de l'école de Chicago sont à l'origine des politiques économiques de la Banque mondiale du milieu des années 1980 au milieu des années 1990, qui ont conduit aux redressements de leurs comptes publics et la réduction des inefficiences étatiques entre autres par la privatisation de nombreuses entreprises publiques des pays en développement.

Le département économique de l'Université de Chicago a formé de nombreux conseillers en économie latino-américains, dont les plus célèbres, les Chicago Boys, qui avaient mis en place les politiques économiques qui ont redressé l'économie chilienne (on parle de miracle économique chilien), pendant la dictature d'Augusto Pinochet (Milton Friedman a rappelé à plusieurs reprises son opposition au régime privateur de liberté de Pinochet).

Les tenants de l'école de la régulation, avec entre autres le « Prix Nobel » d'économie 2014, Jean Tirole, contestent l'efficience des marchés défendue par l'école de Chicago[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Johan Van Overtveldt, The Chicago School: How the University of Chicago Assembled the Thinkers Who Revolutionized Economics and Business, Chicago, Agate,‎ , 432 p. (ISBN 1932841148)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Douroux Jean Tirole, sacré grand régulateur face au marché tout puissant, Libération, 14 octobre 2014 en ligne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]