École d'agriculture de Grignon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Vue des bâtiments de l'École de Grignon
École de Grignon.

Fondée en 1826 par le roi Charles X[1] et faisant partie d'AgroParisTech depuis 2007, l'École d'agriculture de Grignon est la plus ancienne des écoles d'agriculture et d'agronomie françaises. Le terme désigne en fait plusieurs écoles d'agriculture et d'agronomie qui se sont succédé à Grignon.

Chronologie[modifier | modifier le code]

La première école est l'Institution royale agronomique de Grignon, fondée en 1826, devenue École impériale d’agriculture en 1852, puis, en 1870, École nationale supérieure d'agronomie de Grignon, délivrant un diplôme d'ingénieur agricole[2].

Avec la loi du , le concours d'entrée devient commun avec les deux autres écoles nationales d'agriculture de Montpellier et de Granjouan (future école de Rennes)[3]. Puis la loi d'orientation agricole du réformant l'Enseignement supérieur agricole supprime le diplôme d'ingénieur agricole[3] : l'École nationale d'agriculture de Grignon devient l'École nationale supérieure d'agronomie de Grignon délivrant un diplôme d'ingénieur agronome. Avec le décret du , le concours d'admission devient commun à Grignon et aux autres Écoles nationales supérieures agronomiques[3].

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'école abrite l’état-major d’un groupe de résistants rattaché au réseau Prosper-PHYSICIAN.

L'école fusionne en 1971 avec l'Institut national agronomique pour donner naissance à l'Institut national agronomique Paris-Grignon (INA P-G). Le , l’INA P-G, l’ENGREF, et l’ENSIA fusionnent en un seul établissement : l'Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement ou « AgroParisTech ».

Au printemps 2014, le ministère de l'Agriculture prévoit de mettre en vente une partie du site de Grignon, dans la perspective du déménagement d'AgroParisTech sur le plateau de Saclay. Fin 2015, le club de foot Paris Saint-Germain se déclare intéressé par le rachat d'une partie du domaine pour en faire son camp d'entrainement[4]. Cette annonce suscite plusieurs oppositions[5] en raison du patrimoine géologique et écologique du site[6]. En 2018, le ministère met en vente les 310 hectares du site[7]. Les candidats au rachat du site déposent leur offre auprès de l'État pour le mois de [8], les offres finales et chiffrées devant être faites pour la fin de la même année[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thérèse Charmasson, Anne-Marie Lelorrain, Yannick Ripa, L'enseignement agricole et vétérinaire de la Révolution à la Libération, Publications de la Sorbonne, 1992, page 25.
  2. « Grignon, patrimoine en danger », Valeurs vertes, no 139,‎ , p. 10 (lire en ligne)
  3. a b et c « 1842-2006 : 164 ans d'histoire à grands traits », site de Montpellier SupAgro.
  4. « Le château de Thiverval-Grignon, dans le viseur du PSG, estimé à 34 millions d’euros », sur Capital.fr, (consulté le 27 décembre 2020)
  5. « Centre d'entraînement du PSG à Grignon? "Un gâchis énorme", selon ses détracteurs », sur Challenges (consulté le 27 décembre 2020)
  6. Par Yves Fossey Le 2 mai 2017 à 20h20, « Thiverval-Grignon : l’avenir incertain du domaine un temps convoité par le PSG », sur leparisien.fr, (consulté le 27 décembre 2020)
  7. Par Jérémy Denoyer Le 26 février 2018 à 19h54, « Thiverval-Grignon : le site d’AgroParisTech est officiellement à vendre », sur leparisien.fr, (consulté le 27 décembre 2020)
  8. « Yvelines. Thiverval-Grignon : les candidats au rachat du domaine de Grignon ont déposé leur dossier », sur actu.fr, (consulté le 28 décembre 2020)
  9. « Yvelines. Thiverval-Grignon : une association retenue parmi les candidats au rachat du domaine de Grignon », sur actu.fr, (consulté le 28 décembre 2020)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]