École Yabné (Paris)

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Groupe Scolaire Yabné

Description de l'image Avenue Léon Bollée - Paris XIII (FR75) - 2021-06-06 - 1.jpg.
Histoire et statut
Fondation
Type Établissement privé
Administration
Académie Paris
Études
Formation Collège
Lycée général (S et ES)
Langues français, hébreu, anglais, espagnol
Localisation
Ville 13e arrondissement de Paris
Pays Drapeau de la France France
Site web www.yabne.org
Coordonnées 48° 49′ 04″ nord, 2° 21′ 41″ est
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
École Yabné (Paris)

Le groupe scolaire Yabné[1],[2],[3] est une institution éducative religieuse juive, en contrat avec l’État, qui fonctionne depuis 1948 à Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire « Yabné » a été créé en 1948 par le grand-rabbin Jacob Kaplan avec le soutien des rabbins Élie Munk et Henri Schilli et le concours de l'éducatrice Suzanne Aron (Benoit-Lévy), belle-mère du rabbin Édouard Gourévitch.

Nom[modifier | modifier le code]

Le nom initial d’« École Yabné » a été donné en mémoire de la yechiva fondée à Yavné, par Rabban Yohanan ben Zakkaï après la destruction du second Temple de Jérusalem par les Romains en l’an 70[4].

L’école fut soutenue par des communautés de la rue Cadet, de la rue Montévidéo, de la rue Pavée et de la rue Ambroise-Thomas. Pour diriger l’école, Suzanne Aron fait appel à Albert Crémieux[4].

Localisation[modifier | modifier le code]

Établie, en 1948, dans les locaux de la fondation Gustave de Rothschild[5], au 60 de la rue Claude-Bernard, dans le Quartier latin, l’école manque de place, dans ce petit immeuble, pour toutes les classes de la sixième à la terminale. La solution trouvée est d’avoir la moitié des élèves étudiant le matin, et les autres l'après-midi. Certaines classes sont aussi données au séminaire rabbinique, situé au 9 de la rue Vauquelin[4].

Cette situation continue jusqu’à la construction, dans les années 1960, d’un immeuble beaucoup plus spacieux, de plusieurs étages, au même endroit, qui peut accueillir toutes les classes. Cet immeuble, inauguré le , offre pour la première fois une salle de sports et un réfectoire[4].

En 1976, un accord est conclu avec le centre Rachi qui permet d’inclure les classes de 1res et terminales. Yabné peut alors accueillir 750 élèves[4].

En 1993, l’École quitte le Quartier latin pour la Porte d’Italie. C’est actuellement une des plus grandes communautés éducatives juives de France. Elle compte environ 1 400 élèves de la maternelle à la terminale.

L'école maternelle et élémentaire porte le nom « École Henri Schilli »[6]. Le collège-lycée porte le nom « Jacob Kaplan ».

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le groupe scolaire est surveillé dans le cadre du Plan Vigipirate[7].

Précédemment pourvue d'un système de surveillance par 16 caméras analogiques, l'école s'est dotée d'une solution « full IP » de 17 caméras surveillant les rues alentours de l’école, le parking, les entrées, la cour de récréation et les principaux couloirs - l'ensemble du dispositif étant accessible à distance à tout moment. Le responsable logistique de l'école précise : « C’est important pour une école comme la nôtre de garantir aux parents la protection de leurs enfants. C’est un engagement de notre part comme peut l’être la qualité de l’enseignement »[7].

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2018, le lycée se classe 35e sur 108 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 161e sur 2 277 au niveau national[8].

Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au baccalauréat (100 %), la proportion d'élèves de classe de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement (95 %), et la valeur ajoutée (4) calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet[9],[8].

Directeurs[modifier | modifier le code]

Secrétaire de direction[modifier | modifier le code]

  • Marguerite Kohn (1907-1993), « la » secrétaire de direction, pendant de nombreuses années, rue Claude-Bernard

Trésorier[modifier | modifier le code]

Enseignants[modifier | modifier le code]

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir, Histoire de l'école juive en France.
  2. Voir, Daniel Haïk. Pionniers de l'éducation juive. Hamodia, Édition Internationale en Français. 15 décembre 2010.
  3. Voir, Eliezer Shavit. Bernard Picard . 1925-1998.
  4. a b c d et e Voir, Site de l’École Yabné.
  5. Une ancienne école Rothschild, occupée par l'École Maïmonide à ses débuts (1935-1938), réquisitionnée pendant la Seconde Guerre mondiale, puis utilisée comme centre d’accueil après la Libération
  6. Voir École Yabné Henri Schilli.
  7. a et b Voir, Étude de cas. L'école Yabné renforce la sécurité de son établissement.
  8. a et b « Classement département et national du lycée », sur L'Express, (consulté le )
  9. « Méthodologie du classement 2015 des lycées français », sur L'Express, (consulté le )
  10. Adrien Guttel est décédé en 1965. Voir, Famille Klein.
  11. Eliahou Bellahsen est également le président de l’Association des directeurs des écoles juives de France (ADEJF)
  12. Voir, Hamoré.
  13. Annette Wieviorka, « Historienne du nazisme - Rita Thalmann », Le Monde, mardi 20 août 2013.
  14. Voir, Janine Modlinger. Bernard Picard: Le don d'une présence. 2000.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]