Éclair 16

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Éclair 16
Marque Éclair
Modèle NPR
Visée reflex
Monture d'objectif C
Cadences 4 à 40 i/s
Format 16 mm standard
Ratio 1,33
Angles d'obturation 5° à 180°
Quartz oui
Chargement magasin

L'Éclair 16, également appelée Éclair NPR[1] dans le monde anglo-saxon ou Éclair-Coutant, du nom d'un de ses ingénieurs, est une caméra 16 mm fabriquée dans les années 1960 par la société Éclair. Conçue pour la télévision, elle a été aussi utilisée au cinéma, pendant la Nouvelle Vague et principalement en documentaire.

L'Éclair 16 a été conçue par André Coutant en 1960. C'est la première caméra portative autosilencieuse. Son mécanisme est dit à « griffe douce » : pour réduire le bruit de la caméra provoqué par le contact entre le film et la griffe, celle-ci s'introduit dans la perforation sous l'action douce d'un ressort avant la descente du film qui se produit sans choc.

La caméra est modulaire et adaptable à de nombreux usages.

Innovations[modifier | modifier le code]

L'Éclair Coutant prend des bobines de 120 m, donnant une longueur maximale de prise de vues de 11 min.

Le magasin est divisé en deux compartiments dans le sens de l'épaisseur, un côté débiteur pour la pellicule vierge, un côté récepteur pour la pellicule exposée. Avec ce système, l'équilibre d'avant en arrière de la caméra est maintenu tout au long de la prise. Les magasins contiennent la boucle et la plaque d'appui et peuvent se changer par encliquage en pleine lumière.

La caméra est prévue pour être portée sur l'épaule sans accessoire particulier. Un prisme rotatif permet de la tenir sur l'épaule droite en cadrant avec l'œil droit, ou sur l'autre épaule avec l'autre œil. Une poignée déclencheur, non indispensable avec le moteur d'origine, peut aider la prise en main.

Synchronisation du son[modifier | modifier le code]

Les Éclair 16 fonctionnaient avec un moteur interchangeable. Le plus simple de ces moteurs est à courant continu à tension régulée électroniquement, suffisamment puissant pour assurer un défilement régulier. Un générateur sur le même axe fournissait un signal pilote synchrone, qui pouvait être enregistré sur la piste spéciale des enregistreurs portables Nagra ou Stellavox conçus à la même époque dans le même but. Avec ce moteur, un câble doit relier la caméra au magnétophone pour assurer un enregistrement synchrone.

Une autre option, héritée du Caméflex de la même marque, utilisait un moteur synchrone. Un boîtier déphaseur de 90° transformait le monophasé qu'on trouve partout en biphasé, pour une meilleure régularité de rotation. On pouvait utiliser simultanément plus d'une caméra dans un synchronisme parfait, soit pour filmer selon plusieurs axes ou grosseurs de plan afin de faciliter le montage, soit pour s'affranchir de la limite de 11 min des magasins. Le magnétophone pouvait utiliser un moteur synchrone, comme cela se faisait auparavant, ou enregistrer le signal pilote pris sur un petit transformateur. Avec ce moteur, le courant du secteur assure la synchronisation, et la caméra n'est pas directement reliée au magnétophone.

Dans les années 1970, Éclair proposa un moteur pas-à-pas 48 pôles, nettement plus petit que les précédents, dont la vitesse de rotation contrôlée par quartz permit la synchronisation du son et des caméras multiples sans aucun câble.

Dans tous ces systèmes, le défilement synchrone est assuré, mais le repérage du synchronisme se fait, normalement, avec un clap. La bande magnétique d'enregistrement est recopiée, grâce à un magnétophone spécial, sur de la bande magnétique de format 16 mm perforé identique à la pellicule image, pour aller au montage.

Une dizaine d'années après, les caméras et les magnétophones pourront enregistrer sur les deux bandes un code temporel, permettant le synchronisme sans clap, qui reste utile pour l'identification des bouts, et persiste par précaution.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour Noiseless Portable Reflex en anglais